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Hervé Manet - Président de Marignan

Hervé Manet - Président de Marignan

Indicateur Bertrand : Le dernier Congrès de la Fédération des Promoteurs Constructeurs avait pour sujet central "Environnement et construction". Est-ce une thématique qui a toute sa place chez Marignan ? Hervé Manet : Marignan est très attaché au respect de l'environnement. Notre actionnaire Bouwfonds est un atout essentiel dans ce domaine puisqu'il exerce, depuis de nombreuses années, son activité dans le cadre du développement durable. Il est donc une référence et un soutien précieux pour Marignan. De plus, il y a quelques années, nous avons créé notre charte Haute Qualité Environnementale car la plupart des concours que nous remportons sont basés sur ces critères. Reste à convaincre le client, qui ne comprend pas toujours, que le surcoût généré par ces aspects environnementaux est une future économie de sa charge d'exploitation. I.B. : Quels sont vos axes de développement en Ile-de-France et vos programmes les plus emblématiques ? H.M. : Marignan aura mis en commercialisation cette année en Ile-de-France environ 800 logements dont 75 % en grande couronne et 25 % pour la première couronne. Dans les Yvelines, nous venons de terminer Carrières-sur-Seine et St-Cyr-L'Ecole, des opérations d'envergure qui représentent plus de 350 logements. Dans le Val d'Oise, à Vauréal, nous avons conçu un projet de création urbaine, où nous reconstituons un cœur de ville et développons 200 logements avec la commercialisation d'un deuxième bâtiment. En première couronne, nous poursuivons nos activités à Meudon, Levallois, Asnières, Colombes, Le Plessis-Robinson, et sommes en pleine phase de développement à Saint-Denis, Nanterre... I.B. : Rareté du foncier oblige, Paris n'a plus de terrain disponible et les communes résidentielles sont urbanisées quasiment définitivement, quelle est votre stratégie ? H.M. : A chaque fois que la population se déplace, il faut recréer un environnement en démontrant aux élus notre capacité à faire venir une clientèle nouvelle. Comme à Colombes, Marignan a su attirer une autre clientèle qui a permis à la ville de s'ouvrir à une nouvelle forme d'urbanisation et d'accession à la propriété. Le même phénomène se produira demain dans toutes ces villes du Val d'Oise ou de la Seineet- Marne dont les marchés sont très actifs. C'est pour cette raison que nous sommes depuis longtemps partenaires d'EpaMarne et de Val d'Europe. Illustration notable, l'ouverture réussie de Courtaline, à Magny-le-Hongre, qui comporte 77 maisons et qui est un vif succès commercial. Six mois après le lancement d'une première tranche de 44 maisons, nous lançons la seconde, composée de 33 maisons, de 120 à 189 m2 habitables. Nous avons démontré tout notre savoir-faire sur le marché haut de gamme ainsi que notre capacité à développer des concepts originaux s'inspirant, comme à Magnyle- Hongre, d'une tradition architecturale briarde. I.B. : Quel regard portez-vous sur l'évolution du marché ? H.M. : Avec l'allongement de la durée des crédits, les banques continuent à soutenir l'immobilier par des taux d'intérêts très bas. C'est donc à nous de concevoir des produits qui ne dépassent pas la limite de solvabilité du client. Nous observons également depuis plus d'un an l'intérêt des investisseurs pour la région Ile-de-France grâce au dispositif Robien parfaitement en phase avec le marché. Je remarque de plus en plus, dans le comportement de nos investisseurs, que le complément de ressources pour la retraite qu'apporte un bien immobilier, s'ajoute à l'avantage fiscal immédiat. I.B. : Qu'est ce qui a changé dans l'évolution des produits ? H.M. : L'organisation du logement en règle générale n'a pas réellement évolué. Nous pouvons malgré tout noter que certaines pièces, plus que d'autres, reflètent aujourd'hui les différents styles de vie de nos clients : la cuisine par exemple, elle est souvent plus grande qu'autrefois pour être à nouveau un vrai lieu de rencontre de la famille, ou au contraire, pour certains, elle n'est qu'un lieu fonctionnel et devient dans ce cas une cuisine à l'américaine ; le séjour reste la pièce de réception par excellence, la demande est donc vers de belles surfaces lumineuses, les chambres sont quant à elles légèrement plus grandes pour recevoir, le cas échéant l'informatique. En ce qui concerne plus particulièrement la résidence en elle-même, les systèmes de sécurité sont aujourd'hui nettement plus renforcés avec le plus souvent portier électronique, digicode, interphone... L'écoute, qui est l'une des valeurs de Marignan, nous permet de mieux connaître nos clients et d'adapter nos produits à l'évolution de leurs attentes. I.B. : Et sur l'évolution de votre métier ? H.M. : Le métier de promoteur doit rester un métier de proximité ; proximité avec les clients, les élus locaux, les acteurs économiques... c'est pour cela qu'aujourd'hui nous avons renforcé notre maillage national avec dix directions régionales et neuf agences locales. L'évolution chez Marignan est dans l'accompagnement du Groupe aux projets d'aménagement urbains initiés par les collectivités locales soit en relation directes avec elles, soit aux côtés d'aménageurs publics ou privés. C'est cette notion de partenariat qui est aujourd'hui un élément essentiel de la culture de Marignan.

Décrypter un plan

Décrypter un plan

Lire un plan s'avère souvent une tâche ardue pour les non professionnels ! Ce document traduit l'organisation intérieure d'un logement. S'il doit y avoir des modifications, elles doivent intervenir le plus tôt possible. Le meilleur moyen de "lire un plan", c'est de circuler dedans comme si vous y étiez et de s'imaginer dans chacune des pièces. Un bon plan est celui dans lequel on s'imagine vivre. Bien pensé, il doit assurer une distribution rationnelle des pièces, sans espace perdu (par exemple des longs couloirs). Il doit aussi optimiser la circulation et la luminosité. A surveiller : le sens d'ouverture des portes, détecter si les murs sont porteurs ou non (pour pouvoir abattre une cloison). Il est très important de vérifier l'équilibre des pièces, et de ne pas se contenter de la surface. Une chambre de 12 m2, c'est bien, mais si elle fait 2 mètres de large sur 6 mètres de long, ce n'est pas pratique ! Idem pour un balcon, il peut avoir une grande surface, mais s'il fait moins de 1,50 m de profondeur, il sera inutilisable, puisqu'on ne pourra même pas y mettre une table et des chaises ! On peut aussi annoncer un séjour de 25m2. Mais, parfois, cette surface inclut aussi le hall d'entrée et la cuisine ouverte. Surtout, n'hésitez pas à poser des questions, pour être sûr de bien tout comprendre.

Plages normandes : à la baisse toute !

Plages normandes : à la baisse toute !

Très prisée des Parisiens, la Côte Fleurie séduit toujours, même si les acquéreurs sont plus frileux. La période est à la baisse des prix dans l’ancien. C’est le moment d’en profi ter !

De jolies cabanes neuves en vente à Aix-les-Bains

De jolies cabanes neuves en vente à Aix-les-Bains

Le programme immobilier "Les cabanes du lac", porte bien son nom. Une opération responsable sur le plan énergétique, amenée à s’enrichir, dans les années à venir, d’une résidence hôtelière.

Un marché immobilier neuf en évolution

Un marché immobilier neuf en évolution

Le marché du neuf Grand lyonnais est scindé en trois. Le secteur Lyon/Villeurbanne/Caluire (55 %) devrait plutôt diminuer en volume à cause du renchérissement de l'offre. De même que l'Ouest lyonnais (20 %). A l'inverse, l'Est lyonnais (25 %) perce significativement grâce à des prix compétitifs. Par les temps qui courent, un 3-pièces à 120 000 e à Vaulx-en-Velin (Bouwfonds Marignan) séduit plus d'un acquéreur alors que le même produit vaut dans les 250 000 e en moyenne sur l'agglomération. Selon Adé quation, observatoire des marchés immobiliers, l'offre disponible s'élève à 4 460 unités au prix moyen de 3 672 e/m2 (au 1er avril). Le délai d'écoulement est de 15/16 mois : un bon rythme qui permet de livrer l'immeuble quand tous les lots ont été réservés puisque les travaux durent 18 mois. Les biens à moins de 3 500 e/m2 s'écoulent plus vite (9 mois) parce qu'ils sont les plus recherchés. Ceux qui dépassent ce seuil partent en 24 mois et même davantage. De plus en plus souvent, les produits sont "écologiques", c'est-à-dire dotés de capteurs solaires pour l'eau chaude et de procédés de gestion de l'eau et de maîtrise de l'énergie. Ils répondent aux voeux de la communauté urbaine qui souhaite notamment atteindre 15 % d'énergie renouvelable en 2010. Mais ils génèrent des coûts de production plus élevés.

EXTENSION MAÎTRISÉE

EXTENSION MAÎTRISÉE

Limitée par la mer d'un côté et la campagne de l'autre, comment Saint-Malo envisage-t-elle son avenir ? Pour René Couanau, le maire, la réflexion sur le développement urbain de la ville devait concilier la réponse à la demande de nouveaux logements et la préservation de l'environnement. "Fallait-il s'étendre sur les terres agricoles, notamment les importantes cultures maraîchères, qui entourent la ville ? Nous avons voulu tenir compte, non seulement des contraintes que nous impose la protection du littoral, mais aussi afficher notre volonté de ne pas trop étendre la ville" affirme-t-on en mairie, en détaillant le nouveau PLU. Au programme donc, la réalisation de nouveaux logements sur du foncier libéré en ville, la requalification de certains quartiers, la création de nouveaux équipements, culturels ou sanitaires, comme un troisième établissement d'accueil pour les personnes âgées dépendantes. Car, comme le fait remarquer Marie-Christine Le Hérissé : "S'il faut tenir compte de l'activité touristique, qui constitue une part importante de notre économie, nous pensons la ville pour tous les Malouins, et ne souhaitons pas nous tourner vers le tout-tourisme". La ville, qui compte 26 % de logements sociaux, profite d'ailleurs aussi de son PLU pour se pencher sur le sort de ses quartiers les plus déshérités. Dans le quartier de la Découverte, qui concentre les problèmes sociaux et vit replié sur lui-même, la mairie espère favoriser l'itinéraire résidentiel et l'accession à la propriété en profitant des politiques de la ville actuelles, pour lancer une opération de requalification. Et parmi les nouveaux logements prévus, la mairie compte en réserver 181 à l'accession aidée ou à la location sociale, dans les trois années à venir. De même, dans le secteur convoité du littoral, le maire a souhaité une opération de maisons en location- accession sur les terrains dont la mairie est majoritairement propriétaire. Fonctionnant comme une sorte de vente en leasing, ce projet permettra l'accès à la maison individuelle pour quelques familles à revenus modestes.

Un jardin extraordinaire

Un jardin extraordinaire

Alors, lorsque cette maison se prolonge sur un golf, sorte d'immense jardin entretenu impeccablement, dont le calme n'est troublé que par l'apparition de quelques petits véhicules silencieux transportant les golfeurs, on atteint l'idéal. Car habiter au bord d'un golf est le plus souvent synonyme de maison : "Le quartier du golf est très résidentiel, tranquille et pavillonnaire. Il n'était pas question d'entourer un tel espace d'immeubles développés en hauteur", explique-t-on à la mairie de Bussy Saint-Georges. Le golf 18 trous de la ville s'étend sur 50 hectares et son extension est en cours de réalisation. Elle permettra l'édification d'un parcours d'entraînement et d'initiation de neuf trous et celle d'un nouveau parcours de dimension internationale, de 18 trous. "C'est le quartier résidentiel le plus recherché de Bussy" estime un agent immobilier de la ville. "Certains clients viennent régulièrement nous consulter pour savoir si des maisons sont à vendre dans le quartier. Ils recherchent la perle rare : les maisons dont les fenêtres s'ouvrent directement sur une partie du parcours" ajoute-t-il. Les 219 logements qui entourent le golf de Bussy sont donc des maisons, et plutôt haut de gamme.

Périphéries lyonnaises : des opérations tous azimuts

Périphéries lyonnaises : des opérations tous azimuts

A l'est comme à l'ouest, les promoteurs-constructeurs s'intéressent à l'ensemble du territoire de la Communauté Urbaine du Grand Lyon, s'aventurant parfois même au-delà. Exploration.

Chaudière : de l’eau dans le gaz

Chaudière : de l’eau dans le gaz

J’ai pris possession en décembre 2006 d’un logement acheté sur plan en 2004, et je constate que ma chaudière à gaz ne fonctionne pas normalement. Quels sont mes recours ? (Arthur M., Annecy, 74)

3 QUESTIONS À JEAN-MARIE EBEL, Président de l’Observatoire de l’Immobilier d’Habitat

3 QUESTIONS À JEAN-MARIE EBEL, Président de l’Observatoire de l’Immobilier d’Habitat

“Les projets d’habitat adaptés aux actifs se multiplient sur notre territoire”

Construction : le neuf à nouveau dans le vert

Construction : le neuf à nouveau dans le vert

Le nombre de logements autorisés et mis en chantier a nettement augmenté cet été. Une embellie encourageante.

Zoom sur Les SEM (Sociétés d'économie mixte)

Zoom sur Les SEM (Sociétés d'économie mixte)

Aujourd'hui, 1 130 Sociétés d'économie mixte (SEM) sont en activité en France. Elles interviennent dans une quarantaine de domaines d'activité et principalement dans l'aménagement, le logement, le tourisme, les transports et l'énergie. Elles représentent près de 9 % des 16 000 entreprises publiques locales dénombrées au plan européen. Elles emploient 65 500 salariés. Le montant de leur capitalisation s'élève à 2,65 milliards d'euros, détenus à 65 % par les collectivités locales. Le volume de leurs investissements est estimé à 11 milliards d'euros. Elles ont réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 13,8 milliards d'euros. www.fedsem.fr

… aux vastes parcs à l’Américaine

… aux vastes parcs à l’Américaine

Sous le stratège, on sent percer le rebelle. L’envie d’animer les friches industrielles. De bousculer nos pâles périphéries et notre habitude “d’achever brutalement les lotissements là où commence le labour”. Une solution : implanter près des villes une micro agriculture (captage de l’eau, production de combustibles…) où le public se baladerait. Autre solution : constituer de vastes parcs urbains comme les villes américaines au 19e siècle, à un moment où elles explosaient. Cela en donnant tout de suite un statut au terrain et en progressant à mesure que le bâti se métamorphose. Les projets qui font pousser cette modernité ne manquent pas. Desvigne conseille le Grand Londres sur des sites liés aux futurs Jeux Olympiques. A Bordeaux, il a facilement convaincu Alain Juppé de jeter les bases d’un parc en centre ville longeant la rive droite de la Garonne. Il participe aussi à la création du parc de Lyon-Confluence, à la transformation de la Plaine du Var à Nice, au plan paysager de Cergy-Pontoise, à la reconversion du port d’Anvers… Aux Etats-Unis, le paysagiste travaille pour des fondations d’art réputées (Minneapolis, Saint-Louis, Dallas) et vient d’être sélectionné pour le concours d’un parc à la pointe de Manhattan. “Je suis un passeur entre les cultures américaine et européenne”, constate t- il. Un “frontalier” comme dans la vie.

L'investissement en Duflot est stabilisé pour trois ans

L'investissement en Duflot est stabilisé pour trois ans

L’incertitude qui pesait sur les plafonds de loyers applicables a freiné le dispositif Duflot, et les investisseurs. Mais la donne change en 2014.

COMBIEN ?

COMBIEN ?

Le Pas finance désormais jusqu'à 100 % du coût de l'opération (contre 90 % auparavant), remboursable sur une durée de 5 à 30 ans (contre 25 ans précédemment). Mais, compte tenu de la durée possible du prêt, sachez que vous pourrez éventuellement le rembourser par anticipation. Il faut toutefois que ce remboursement atteigne au moins 10 % du capital emprunté. Même si vous pouvez emprunter la totalité du coût de votre projet, rien ne vous interdit de faire appel à des petits prêts comme le PTZ, le 1 % logement ou tout autre prêt dont le taux n'excède pas celui du compte épargne logement (Cel) dont le taux est actuellement fixé à 3,50 %. D'autant que ces prêts sont constitutifs de l'apport personnel et que plus vous aurez d'apport et moins votre Pas sera coûteux.

Mandat tacite

Mandat tacite

Lors de nos assemblées générales, un copropriétaire se fait sans cesse représenter par son épouse sans que celle-ci ait un pouvoir, prétendant agir conformément à leurs intérêts familiaux. Est-ce légal ? (Jean-Armand G.,Brest, 29)