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TROIS QUESTIONS À GHISLAINE TOULEMONDE, Premier adjoint à l’urbanisme de Valbonne Sophia-Antipolis

“Nous sommes un peu pionniers en matière d’accession à la propriété”

TROIS QUESTIONS À GHISLAINE TOULEMONDE, Premier adjoint à l’urbanisme de Valbonne Sophia-Antipolis
TROIS QUESTIONS À GHISLAINE TOULEMONDE, Premier adjoint à l’urbanisme de Valbonne Sophia-Antipolis

Indicateur Bertrand : Le logement pour actifs est-il l’une de vos priorités ?


Ghislaine Toulemonde : Il y a longtemps que nous avons pris conscience de l’importance de répondre à cette demande. Déjà, en 1992, nous avons utilisé une réserve foncière en créant la Zac du Moulin de l’Ange où 17000 m2 de Shon ont été réalisés, dont une partie en accession maîtrisée, associée à des clauses anti-spéculatives. Nous observons que les propriétaires jouent le jeu dans le cadre des reventes. Mieux: grâce à ce programme, nous avons constaté que 40 % des accédants étaient sortis du parc social, ce qui entretient une certaine fluidité. Nous sommes d’autant plus sensibles à cette évolution que Valbonne est l’une des trois communes des Alpes- Maritimes à atteindre le seuil de 20 % de logements sociaux.


I. B. : Avez-vous lancé d’autres opérations du même type ?


G. T. : Nous travaillons en concertation avec Bouygues Immobilier sur une opération avec la même philosophie, qui consiste à proposer aux primo-accédants des logements à un prix de 3 300€le m2 et aux secundo-accédants à un prix de 3 600€le m2, une gageure dans les Alpes- Maritimes ! Bien évidemment, un type de contrôle est opéré, notamment en matière de plafond de revenus. Nous sommes là sur un objectif de parcours résidentiel. La contrepartie pour le promoteur consiste à économiser sa partie commerciale de l’ordre de 7 à 8 %, car ce sont les comités d’entreprise qui servent de relais, en fonction de critères clairement affichés.


I. B. : D’autres communes vous suivent-elles dans votre démarche ?


G. T. : Oui, et heureusement, car bien que nous disposions de réserves foncières et que d’autres projets soient prévus, la commune n’a pas vocation à accueillir les 26 000 salariés de Sophia-Antipolis. D’autres villes, à l’instar d’Antibes, prennent aussi des initiatives, et il semblerait que la prise de conscience en matière de logement s’étende même au niveau de la Casa (Communauté d’agglomération de Sophia- Antipolis). Si la situation géographique de Valbonne, qui se trouve un peu en retrait du littoral et, donc, de la pression foncière propre à la Côte d’Azur, a facilité ce genre d’initiative, il n’en reste pas moins qu’une volonté politique était nécessaire pour entamer cette démarche et la voir porter ses fruits.







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