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TROIS QUESTIONS À MICHEL FANNI Directeur de l’urbanisme et de l’architecture de Marne-la-Vallée

“Marne-la-Vallée vit une époque charnière, sensible au développement durable”

TROIS QUESTIONS À MICHEL FANNI Directeur de l’urbanisme et de l’architecture de Marne-la-Vallée
TROIS QUESTIONS À MICHEL FANNI Directeur de l’urbanisme et de l’architecture de Marne-la-Vallée

Indicateur Bertrand : Le Val d’Europe a remporté plusieurs prix cette année. Pouvez-vous nous rappeler lesquels ?


Michel Fanni : En effet, le Val d’Europe a été distingué trois fois en 2008. Au mois de mars, le Palladio Award a été remis à l’architecte Pier Carlo Bontempi pour la réalisation de la place de Toscane. Le 29 mai, l’ensemble du projet de coeur de ville a été couronné de l’Award for Excellence de l’Urban Land Institute (ULI). Ce secteur a également été désigné meilleur nouveau quartier urbain réalisé en Europe au cours des 25 dernières années, dans le cadre du Prix européen Philippe Rotthier 2008, décerné dans les locaux de la Fondation pour l’architecture de Bruxelles les 13 et 14 juin derniers. Déjà, en 2006, le jury du Congress for the new urbanism (CNU) avait honoré le site d’un Charter award.


I. B. : Comment définissez-vous l’urbanisme et l’architecture de Marne-la-Vallée ?


M. F. : La ville de Marne-la-Vallée reflète l’histoire de l’urbanisme en France depuis 35 ans. Au fil du temps, l’urbanisation s’est déplacée vers l’est, selon divers modes de gouvernance. La première phase de dix ans, autour de Noisy-le-Grand, a vécu un urbanisme imposé par l’État, généralement sur dalle, mais l’idée était de trouver des formes plus sophistiquées (de Bofill ou Nunez) que celles des grands ensembles. L’intervention de l’État devenant moins prégnante, la deuxième décade, plus expérimentale, a donné naissance à des morceaux de ville juxtaposés autour de la chaîne des lacs (Castro, Portzamparc). Au cours de la troisème période et encore plus à l’est, la ville a été composée avec les habitants et collectivités dans une logique de décentralisation. Pour conférer une identité aux quartiers, sont nées des places, des rues et des écritures rassurantes en référence au passé, comme le néo-haussmannien. Nous vivons une époque charnière d’urbanisme partagé, sensible au développement durable : compacité, travail sur la mobilité, petits îlots percés de porches pour limiter les déplacements. Nous recherchons la variété architecturale au travers de façades rythmées sans monotonie, de dialogue entre la tradition de l’habitat et le contemporain des équipements publics, comme la médiathèque du Val d’Europe.


I. B. : Irez-vous jusqu’à construire des tours, comme l’envisage la Ville de Paris ?


M. F. : Ici, les hauteurs vont jusqu’à R + 4 et + 5 ; les tours ont donc plutôt leur place à La Défense ! Toutefois, nous voudrions créer des repères. Dans les villes italiennes, par exemple, on se déplace facilement d’un point à l’autre, guidé par des campaniles. Nous aurions besoin d’éléments plus hauts, pourquoi pas en tertiaire ?









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