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3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU, Directeur de la formation et des partenariats chez In&Fi France

"Devenir vite propriétaire avec le prêt longue durée"

3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU, Directeur de la formation et des partenariats chez In&Fi France
3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU, Directeur de la formation et des partenariats chez In&Fi France

Indicateur Bertrand : Que pensez-vous des prêts de longue durée ?


Bruno Rouleau : Emprunter sur 35 ans ou 40 ans ne participe pas d'un intérêt financier pour un accédant de 45-50 ans. La durée devient dès lors plutôt une disposition ayant pour seul but le taux d'endettement affiché au détriment d'un réel supplément de capacité d'acquisition. Par contre, emprunter sur ces durées lors d'un premier achat peut être la façon de rentrer plus vite dans le statut de propriétaire, afin d'envisager une revente 5 ou 10 ans plus tard, tout en bénéficiant d'un apport sur le prochain achat, issu d'un différentiel positif entre le prix de cession du bien et le capital restant dû sur le prêt en cours et ce, sans même parier sur une revalorisation très forte du bien immobilier lui-même.


I. B. : La délégation d'assurance est devenue très courante pour les jeunes. Les banques l'acceptent-elles facilement ?


B. R. : Immanquablement, s'agissant des jeunes emprunteurs (âgés de moins de 35 ans), le recours à la délégation d'assurance est souvent synonyme d'économie financière, même si les compagnies adossées aux grands groupes bancaires font des efforts importants depuis quelques mois pour essayer de reconquérir cette clientèle. J'attire toutefois l'attention de chacun sur les articles des contrats qui nécessitent parfois d'être plus scrupuleux dans l'analyse des clauses d'exclusion ou dans les conditions de fonctionnement. La recherche du bas prix ne s'avère pas forcément et systématiquement être le bon conseil. Les établissements bancaires ne sont pas forcément favorables à la délégation d'assurance et souvent nous sommes confrontés à des barèmes spécifiques en "fumeurs".


I. B. : Entre taux fixe et taux révisable, que faut-il choisir aujourd'hui ?


B. R. : Il est évident qu'en ce moment la situation des taux, générée par l'inversion de leur courbe (taux courts plus chers que les taux longs tandis que la logique économique voudrait que l'allongement de la durée signifie un renchérissement du coût), porte à opter, quand cela est possible, pour des taux fixes. En effet, le faible différentiel de taux entre un taux fixe et un taux révisable, ces derniers mois, ne justifie pas une prise de risque supplémentaire par l'emprunteur. Toutefois, le taux fixe, outre le côté sécurisant qu'il procure, ne se justifie que pour des durées de vie du contrat de prêt prévues au-delà de 7-8 ans. En deçà, et sous réserve qu'il existe réellement un différentiel significatif (supérieur à 0,60 %), le taux révisable peut-être une solution moins dangereuse financièrement qu'elle n'apparaît souvent à l'esprit des gens.


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