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Jean-François Gabilla, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de France
"Une ambition pour chaque Français : être propriétaire d'un logement lors de son départ à la retraite" Indicateur Bertrand :Quel constat dressez-vous de l'état du logement en France ? Et notamment en ce qui concerne les besoins ? Jean-François Gabilla : Les récentes études sur les besoins annuels en logement mettent l'accent sur l'augmentation du nombre de ménages au cours des prochaines décennies, conséquence de la décohabitation, de l'immigration et, davantage encore, du vieillissement de la population. Elles font apparaître un volume nécessaire de construction de logements compris entre 440 000 et 500 000 unités, fourchette qui tient compte des besoins minima et de la demande potentielle. Construire 500 000 logements par an durant les dix années à venir est un objectif ambitieux, partagé par tous. Cette offre de nouveaux logements doit non seulement répondre globalement aux besoins du pays, mais encore aux capacités financières, aux attentes et aux aspirations de chacun de nos concitoyens. I. B. : Quelles sont les propositions de la FPC en faveur du logement ? J. -F. G. : Pour permettre d'apporter une solution durable à la crise du logement, pour le rendre "accessible à tous", notre objectif doit s'accompagner d'une ambition pour chaque Français : être propriétaire d'un logement lors de son départ à la retraite. En effet : 90 % des Français, toutes catégories confondues, souhaitent devenir propriétaires de leur logement, mais cette aspiration se heurte aux moyens dont ils disposent. Il faut construire davantage pour répondre aux objectifs de développement durable. En effet, si construire davantage permet d'abord de répondre aux besoins quantitatifs, c'est aussi assurer le renouvellement d'un parc obsolescent par la construction de logements nouveaux aux performances thermiques et environnementales bien plus élevées, c'est favoriser la vie en ville en la construisant sur elle-même et en développant des pôles urbains périphériques cohérents conformément au principe de densité urbaine de la loi SRU, c'est lutter contre l'étalement de l'habitat dans les campagnes, les nuisances des transports individuels, l'éloignement et la dispersion des services publics et l'isolement d'une population vieillissante. I.B. :Pour y parvenir,que préconisez- vous ? J. -F.G. : Pour cela, il est nécessaire de développer quantitativement l'offre foncière urbaine destinée aux nouveaux logements en encourageant les grandes opérations d'aménagement publiques et privées, les ventes de terrains de l'Etat et le recyclage des terrains pollués. Il faut développer une offre foncière financièrement adaptée à la construction de logements accessibles à tous, en arbitrant plutôt sur la qualité des projets de mise en valeur des terrains que sur le prix atteint par ces derniers lors des appels d'offre. Il est nécessaire d'encourager les performances techniques et environnementales des constructions en veillant néanmoins à limiter l'impact des mesures réglementaires et normatives en faveur du développement durable sur le coût de revient des logements neufs afin qu'ils demeurent accessibles à tous. Il faut aussi sécuriser davantage les autorisations administratives régulièrement obtenues afin d'éviter que les groupes de pressions les plus malthusiens ou les plus intéressés n'entravent la construction des logements normalement permise. Il est nécessaire de mettre en cohérence la politique de l'habitat et celle des transports, en matière de densité notamment ; de soumettre les aides à l'accession dans l'habitat ancien à la nécessaire requalification environnementale en conditionnant l'octroi du prêt à 0 % à la réalisation des travaux nécessaires. I. B. : Selon vous, il s'agit aussi de recentrer la notion de logement dit "social" sur le statut de l'occupant… J. -F. G. : En effet, le logement n'est pas social par destination, mais par son usage. Il doit être qualifié de logement social en fonction du statut de son occupant, de ses plafonds de ressources. Que cet occupant soit locataire ou propriétaire, à niveau égal de ressources, il a droit d'être aidé de la même manière DR par la solidarité nationale pour se loger. Il est donc nécessaire d'accélérer la construction de logements locatifs destinés aux clientèles sociales ou intermédiaires en encourageant les promoteurs privés à développer les ventes en l'état futur d'achèvement aux organismes HLM et à la Foncière Logement. Il faut compléter la gamme des mesures existantes en faveur de l'investissement locatif privé (Robien recentré, Borloo et PLS privé) par un dispositif destiné à loger des locataires répondant aux critères du PLUS. Enfin il faut promouvoir l'accession à la propriété d'un logement neuf des ménages qui répondent aux conditions de revenus du PLS - et plus particulièrement à celles du PLUS - par des incitations fiscales adaptées et par l'inclusion de ces programmes dans le quota de logements sociaux prévus par la loi SRU. I.B. :Vous souhaitez également redonner au logement son rôle majeur d'ascenseur social… J.-F.G. : En effet, construire davantage, c'est mieux servir l'attente des accédants et des locataires et favoriser le bien-être collectif, c'est aussi permettre aux accédants de jouir à terme d'un meilleur niveau de vie. Pour ne pas pénaliser un parcours résidentiel réussi et valorisant, il est nécessaire d'exclure la résidence principale de l'assiette des droits de succession en ligne directe et de celle de l'ISF.

Autre grand équipement, le parc Terra Botanica sera un espace ludique entièrement dédié au règne végétal, accompagnant ainsi les activités liées à l’envergure de pôle de compétitivité mondial d’Angers dans le domaine du végétal. Les travaux préparatoires ont commencé, sur les 51 ha que le parc couvrira sur le plateau de la Mayenne. Côté logements, c’est sur le plateau des Capucins que les premières constructions ont déjà démarré. Dessiné par l’atelier Castro-Denissof, l’espace est divisé en petites îles formant un archipel parsemé de jardins familiaux, d’espaces boisés, de terrains de jeux ou de détente. La construction de l’île des Chalets – qui devrait compter environ 500 logements – a ouvert le bal. Angers Habitat y lance 86 logements sociaux, tandis que Nexity Apollonia réalise 75 logements collectifs, accompagnés de quatre logements intermédiaires et de trois maisons individuelles. D’autres promoteurs, comme Abraham Promotion, le rejoignent avec pour projet de construire 16 maisons individuelles dans la partie sud de l’île.

Interview de Jacques Masdeu-Arus Député-Maire de Poissy
I.B. : Comment décririez-vous votre ville et son évolution ?

Ici commence le règne de la maison individuelle
Cette diversité s'exprime aussi au travers des formes d'habitat : près de la moitié des logements sont des maisons individuelles (44 %). Souvent même cet habitat revêt une tonalité inédite. Les lofts de Sartrouville réalisés par Fédéral, par exemple, sont vendus sous forme de "coque" avec les murs doublés revêtus d'une couche de peinture, laissant l'acquéreur distribuer les pièces et assurer les ultimes finitions à son goût. "Nous avons eu l'idée de proposer un menu à la carte", explique le promoteur qui par ailleurs peut conseiller des équipes d'architectes d'appoint si le besoin se fait sentir. De cette façon, les espaces peuvent être ou non cloisonnés et s'étirer de 65 jusqu'à 135 m2. Ces coques sont mises sur le marché entre 250 000 et 390 000 €, avec une livraison envisageable au 2e trimestre 2007. Dans le même esprit contemporain, Promogim propose des maisons d'architecte conçues par Jean-Michel Wilmotte à Boisd'Arcy approximativement entre 435 000 et 490 000 €. Le programme est central, situé dans la ZAC de la Croix Bonnet. Boisd'Arcy s'affirme en plein renouveau avec un centre historique pittoresque, Versailles à proximité, une base nautique et une forêt domaniale. A l'inverse, L'Immobilière Promex réserve aux amateurs de cachet à l'ancienne la résidence du Donjon, conçue autour de la réhabilitation de l'usine de tisanes Boldofleurine. Le promoteur a gardé la façade, les fenêtres de 2 m de haut et une hauteur sous plafond de 3 m. Le programme se compose de 26 maisons de ville et de 16 appartements dans l'usine. Les maisons se négocient à partir de 255 000 € à environ 2 500 €/m2 et le collectif à 3 200 €/m2. Jusqu'à présent, les acquéreurs étaient de jeunes couples parisiens et des retraités souhaitant se rapprocher du centre-ville. La résidence se situe à Houdan, une cité en partie médiévale dont le centre vient d'être requalifié. Son bâti s'intègre dans le paysage traditionnel houdanais. Les petites villes tirent allègrement leur épingle du jeu : Nexity Domaines a choisi Neauphle-le-Vieux, Bonnières-sur-Seine et Magnanville pour implanter ses toutes dernières réalisations. Le promoteur sélectionne les sites : "En tenant compte de la vie quotidienne d'une famille active : gares, axes routiers, centres commerciaux, écoles, crèches et loisirs." Pour les acquéreurs, cela signifie aussi qu'il est possible de trouver un "large choix de maisons de ville, individuelles et de petites résidences dans l'esprit des 'pays franciliens'". Enfin Kaufman & Broad a ouvert depuis peu un bureau de vente à Limay pour commercialiser une trentaine de maisons et un second programme s'annonce. Le promoteur propose par ailleurs une petite dizaine de programmes de maisons plus ou moins avancés dans leur commercialisation, aux dates de livraison échelonnées entre 2007 et 2009. Saint-Nom-La-Bretèche, Saint- Arnoud, Les Clayes-sous-Bois, Toussus-Le- Noble, Houdan : autant de bourgs et villages nichés dans la chlorophylle, comme une bonne partie des 262 communes yvelinoises.

Immobilier en montagne : Les Pyrénées tout en relief
Quant on évoque les Pyrénées, on pense forcément au Pic du Midi. Du haut de ses 2 877 mètres, on peut y apercevoir, par temps clair, le phare de Biarritz et les Monts du Cantal. C’est dire à quel point le relief se prête aux plaisirs de la glisse.

Sud-Ouest : un marché du neuf régulé
Entre les ZAC Borderouge, la Cartoucherie et Niel pour la seule ville de Toulouse et Andromède à Blagnac, Monges-Croix du Sud à Corne-barrieu, Les Tamassiers à Colomiers et Tucard sur Saint-Orens, 2013 promet d’être une année pleine de lancements et de livraisons.

Avez-vous pensé à la gestion locative ?
L'investissement locatif pose forcément le problème de la gestion locative. Vous pouvez choisir de vous en occuper directement ou déléguer la gestion à un professionnel. Mode d'emploi pour éviter bien des tracas.

Les trois rentabilités d'un investissement locatif
En évoquant la rentabilité d’un investissement locatif, une première définition, simple, s’impose : il s’agit de calculer le rapport entre les loyers et le coût d’acquisition. Le chiffre © Chlorophylle Optimiser la rentabilité locative Au-delà de la réduction fiscale promise par le dispositif Scellier, les règles fondamentales de l’immobilier continuent à s’appliquer pour garantir l’investissement et sa rentabilité. ainsi obtenu correspond à la rentabilité brute, parfois affichée dans les publicités de vente. Mais il ne concorde pas avec le rendement qu’un propriétaire-bailleur pourra réellement tirer de son bien. Des recettes locatives, il faut d’abord en effet déduire les charges prévisibles telles que les charges de co-propriété, la taxe foncière, les travaux éventuels, auxquels peuvent s’ajouter des frais de gestion locative ou encore d’assurances. Le résultat de ce calcul livre la rentabilité nette du bien, qui se situe bien endessous du chiffre brut.

Une fiscalité revue et corrigée
La loi de finances de 2012 modifie l’abattement sur les donations. Celle de 2013 pourrait assouplir la fiscalité sur les plus-values.

IdF : Les voeux des Franciliens et le rôle des collectivités
Dans ce contexte tendu, les Franciliens rêvent de cocooner plus douillettement. C'est ce que révèle une enquête réalisée sur les 20 ans à venir par l'institut CSA pour le compte de la Région : les habitants du coeur de l'agglomération souhaitent "un logement qui répondent à leurs attentes" (44 %) et redoutent "les problèmes de pollution et de nuisance" ; les Franciliens de grande couronne sont plus nombreux à espérer "se déplacer rapidement et facilement". Les uns et les autres porteront leurs choix sur un logement en fonction de sa proximité avec leur lieu de travail, de son coût et du voisinage avec la famille et les amis. Des tendances novatrices se dégagent, comme la préférence pour "la densification de l'existant par rapport à la construction de quartiers neufs, gage de proximité avec les commerces et les équipements". Un bon nombre de Franciliens (61 %) souhaite l'aménagement des friches industrielles et le rééquilibrage des logements sociaux au profit "des communes résidentielles qui n'en construisent pas assez" (39 %).

Robien et Borloo complémentaires
Les changements qui "recentrent" le Robien vous permettent de déduire de vos revenus fonciers 6 % de la valeur du logement pendant les sept premières années et 4 % les deux années suivantes. La nouvelle formule du dispositif ne vous permet plus d'aller au-delà de cette période de neuf ans. Avantage ? Vous restez libre de choisir votre locataire sans plafonds de ressources et vous pouvez louer suivant un plafond locatif élevé (20,45 e en zone A, 14,21 e en Zone B1, 11,62 en B2 et 8,52 en C). Votre seule obligation est de louer votre logement nu à titre de résidence principale pour votre locataire. Avec le dispositif Borloo neuf, l'avantage s'allonge puisque vous pouvez défiscaliser pendant 15 ans si vous le souhaitez, pour un total qui peut représenter jusqu'à 65 % du prix d'achat du logement (voir encadré). Cerise sur le gâteau, le régime fiscal du Borloo conserve une déduction forfaitaire de 30 % qui n'existe pas en Robien. En contrepartie bien sûr, les contraintes sont plus grandes, avec des plafonds de loyers inférieurs (16,37 e en zone A par exemple, contre 20,45 pour le Robien) et des revenus des locataires plafonnés (33 233 e/an pour une personne seule en zone A, 49 668 e/an pour un couple en zone A). "Le plafonnement des ressources est un faux problème, car ces plafonds sont larges et concernent en fait la moyenne des ménages français" souligne Patrice Haubois, responsable marketing du Crédit Foncier. A noter que vous pouvez financer votre investissement en Borloo neuf avec un PLS (Prêt locatif social) qui présente le double avantage de faire tomber la TVA à 5,5 % et de vous exonérer de la taxe foncière pendant les 15 premières années !

Serge Gryzbowski - Président-directeur général d’Icade
Indicateur Bertrand : Quel est aujourd’hui le positionnement stratégique d’Icade ? Serge Gryzbowski : Icade s’est inscrite dans la modernité en simplifiant ses structures juridiques et en bénéficiant de l’extension du régime SIIC. C’est une foncière-développeur qui intègre tous les savoir- faire du marché de l’immobilier, de l’investissement aux services, en passant par la promotion, dans un contexte de globalisation des marchés. Elle exerce ses activités dans tous les secteurs : logement, bureaux et commerces, immobilier public et parapublic (santé, éducation, culture…). Cette polyvalence fait sa force, pour traiter des opérations complexes à travers des partenariats public-privé ou participer à des restructurations de quartiers, tout en développant une politique d’investissement plus classique. Icade est devenu un acteur incontournable de la ville, par ses compétences et ses atouts pour créer de la valeur tout au long du cycle de production immobilière, à savoir de fortes emprises foncières, une capacité avérée de développement en promotion ainsi qu’une solide assise financière pour l’investissement. I.B. : En immobilier résidentiel, quels sont vos programmes- phares ? S. G. : Icade accompagne la commune de Bezons (95) dans le grand projet de la Zac des Bords de Seine. L’opération, composée de deux petits bâtiments représentant un total de 112 logements, est située dans un périmètre de renouvellement urbain. Cette résidence bénéficie de la TVA à 5,5%, ce qui permet aux jeunes actifs de la commune de rester dans leur ville et de travailler par exemple dans le quartier de La Défense, qui se trouve à proximité immédiate. Les jeunes qui souhaitaient devenir propriétaires peuvent désormais réaliser leur rêve, dans un site où la qualité de vie a été pensée en amont. D’ici à l’arrivée du tramway en 2011, 3 200 m2 de commerces et des aménagements urbains de qualité, dont une base de loisirs de 3 hectares sur les berges de la Seine, feront leur apparition. À Bayonne, après consultation de l’aménageur (Sepa, Sem d’aménagement) et de la Ville, Icade a remporté un îlot de 27 maisons groupées, Les Arroussets, des habitations évolutives avec options et prix maîtrisés (clauses anti-spéculatives). L’objectif est triple : répondre à la problématique des prix chers sur la Côte Basque pour les actifs locaux, respecter la labellisation Cerqual Habitat et Environnement et offrir une architecture contemporaine innovante, respectant l’identité locale. Nous venons également d’obtenir des Pyramides d’argent pour certains programmes : en région Alsace- Lorraine avec la Résidence Victor-Hugo à Thionville, dans la catégorie “Qualité de vie au naturel” ; en région Bourgogne avec Les Jardins d’Alix à Dijon, dans la catégorie “Prix du logement durable” ; en région Aquitaine Poitou-Charentes avec Les jardins du Fleuve à Floirac, dans la catégorie “Qualité de vie au naturel” ; en région Ile-de-France avec Arche en Seine à Nanterre (programme en copromotion avec Vinci Immobilier), dans la catégorie “Prix de l’esthétique immobilière” ; en région Côte d’Azur avec La villa Baccarat à Antibes, dans la catégorie “Prix de l’esthétique immobilière”. I.B. : Comment abordez-vous le développement durable ? S. G. : Dans la réalisation de ses programmes immobiliers, Icade porte une attention particulière à la conception architecturale et à l’intégration de l’opération dans le paysage. Elle s’engage dans la sécurité et la qualité des réalisations, l’utilisation de matériaux durables et l’optimisation de la consommation énergétique. Icade poursuit son engagement dans la prise en compte des exigences environnementales en phase de construction par l’obtention de certifications Habitat & Environnement, et a mis en place une charte environnementale concernant les opérations de promotion logement.

Stéphane Troussel répond à Explorimmoneuf
Président du conseil général de Seine-Saint-Denis

Grand Paris : des contrats en développement
La loi sur le Grand Paris a créé les contrats de développement territorial (CDT). Ces documents engagent l’État et les collectivités de la Région. Les signataires doivent parvenir à un accord sur le cluster économique du secteur, les transports, les projets urbains, la construction de logements, etc.

Comment évaluer votre capacité d’achat ?
Vous avez évalué le montant de votre future mensualité ? Il faut encore que vous définissiez la durée de crédit qui vous paraît la plus adaptée. Ce qui vous permettra de vous faire une idée de la somme globale que vous aurez la possibilité d’emprunter. De ce point de vue, la plupart des sites internet de crédit peuvent vous aider car ils disposent de calculettes qui vous seront d’une aide précieuse (www.cafpi.fr, www.meilleurtaux.com, www.credit-immobilier-ace.com, www.empruntis. com...). A titre d’exemple, si vous pouvez consacrer 1 000 e à votre acquisition, vous ne pourrez emprunter que 130 000 e sur 15 ans ou 155 000 e sur 20 ans. En revanche, si vous acceptez de vous endetter sur 25 ans, vous pourrez aller jusqu’à 175 000 e ou encore jusqu’à 185 000 e sur 30 ans. S’endetter sur un très long terme a cependant ses limites. Car plus longtemps vous mettrez à rembourser, plus le crédit vous coûtera cher. Entre 15 et 20 ans, vous augmentez votre capacité d’emprunt de 25 000 e, mais celle-ci chute à 20 000 e entre 20 et 25 ans et à 10 000 e entre 25 et 30 ans. Autrement dit, au-delà d’une durée de 30 ans, l’intérêt devient plus limité. Si vous avez l’intention de revendre au bout de 7 ou 8 ans comme c’est souvent le cas, sachez ce à quoi vous vous exposez. Ainsi, pour un emprunt de 150 000 e sur 15 ans, la moitié du capital emprunté sera remboursé au cours de la neuvième année, mais il vous faudra attendre la seizième année pour le même montant sur 25 ans. Malgré tout, acheter votre résidence principale à crédit est une épargne forcée qui vous servira au bout du compte. Non seulement, vous n’aurez plus à payer un loyer, mais vous vous constituerez tout de même un capital.

Philippe Tannenbaum, spécialiste de l’investissement immobilier
“Mieux construire impose maintenant de réinventer la convivialité” Indicateur Bertrand : Vous publiez l'étude "Construire plus et mieux" qui porte un regard très libéral sur le devenir de l'immobilier.Dans quelles conditions l'avez-vous réalisée ? Philippe Tannenbaum : Tous les ans, Promo Expo Conseil Salons diffuse une étude auprès du grand public dans le cadre du salon national de l'immobilier organisé par ses soins. Cette année, la mission de concevoir cette étude m'est revenue parce que je pouvais apporter un point de vue différent sur l'immobilier français. J'exerce en effet mon activité à Londres, où je suis analyste financier spécialisé dans l'investissement immobilier. A ce titre, j'ai puisé un bon nombre de mes sources dans des exemples britanniques d'une inspiration libérale aux antipodes du modèle français fondé essentiellement sur la politique publique. I. B. : Selon votre étude, quel constat dressez-vous ? P. T. : Je relève l'échec des politiques publiques françaises successives. En fin de compte, cinq Français sur dix sont propriétaires alors que huit Britanniques sur dix le sont. Les besoins de constructions ne sont pas couverts puisque les mises en chantier annuelles dépassent à peine 400 000 unités alors qu'il faudrait construire 500 000 logements, voire 550 000 selon une estimation de l'Université Paris-Dauphine pour le CCF. Loin d'être résolue, la question foncière tend à s'aggraver en donnant la part belle à la spéculation. On voit même des échecs retentissants éclater au grand jour comme la crise des banlieues et celle de la pollution des villes. La France en est arrivée là à la suite d'erreurs fondamentales : politique foncière négligée depuis des années, accumulation de contraintes administratives, absence de vision d'ensemble de l'urbanisme et de la construction, logique d'aide de la demande au lieu de soutien de l'offre insuffisante… I. B. : Quelles solutions préconisez- vous ? P. T. : Le temps n'est plus aux gadgets juridiques et financiers comme la maisonnette à 100000e et la maison à 15 e/jour. Ni à la "chalandonnette", à l'enfer des cités et aux idées inhumaines de Le Corbusier. Mieux construire impose maintenant de réinventer la convivialité, c'est-à-dire le centre-ville et le centre-bourg où les habitants sont heureux de vivre ensemble, de travailler et d'acheter. Ainsi le coeur de ville de Reading, une commune résidentielle de la banlieue de Londres, a été relancé par la création du centre commercial d'Oracle financé par la foncière Hammerson. La galerie du "Passage des princes", orchestrée par la foncière Klépierre, irrigue dorénavant tout le centre de Boulogne. Les centres commerciaux de Val d'Europe (Klépierre) et de Sénart (Unibail) participent à l'animation urbaine sur la base d'un geste architectural fort et prestigieux et il en sera de même pour les pôles de loisirs et de commerces de La Confluence à Lyon et du Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, soutenus aussi par des financements privés. Alors que l'avenir des bureaux se jouera dans l'environnement des aéroports, les centres commerciaux de dernière génération ancreront un habitat urbain ou semi-urbain de haute qualité. Ce sont des pôles multifonctions dont les activités de culture (cinémas), de loisirs (restauration, jeux) et de consommation s'intègreront dans la civilisation des loisirs. I. B. : Selon vous, comment construire plus ? P. T. : L'initiative publique, harassée, peut être relayée en libérant l'offre immobilière. Sur le plan de l'aménagement urbain, des groupes de promotion comme Nexity, Eiffage, Vinci et Bouygues interviennent déjà très en amont de l'opération prom o t i o n n e l l e stricto sensu en tant que véritables ensembliers. Ce sont désormais les locomotives du développement urbain. Inlassablement, ils arpentent le terrain, détectent le foncier disponible, réfléchissent au renouvellement des projets et de leurs supports. Il existe davantage d'inventivité dans un seul rapport annuel de promoteur français ou de property company britannique que dans des tomes entiers de délibérations du Conseil régional d'Ile-de- DR France ou de commissions du Sénat. C'est cette inventivité qu'il faut soutenir pour relancer l'accession au logement et à la propriété. I. B. : Les Français aspirent à vivre en maison individuelle. Quel est votre point de vue sur ce sujet ? P. T. : L'époque n'est plus à cela vu les contraintes environnementales. En France, la demande actuelle émane surtout des jeunes, des personnes évincées des centre-villes en raison de la hausse des valeurs et des seniors qui apprécient ni la vie isolée en campagne ni la densité des grandes villes. Le développement du centrebourg proposé par le promoteur- constructeur-aménageur Celeos, spécialiste de l'Arc Atlantique, répond par exemple aux attentes de ces divers publics. I. B. : Vous percevez-vous comme le Jacques Attali de l'immobilier ? P.T. :Cette analogie me flatte et je vous en remercie. Mais ma démarche diffère du rapport Attali : pour moi, l'enjeu à venir n'est pas de remettre les choses à plat mais de réintroduire le privé dans l'immobilier. Mon étude ne propose rien de neuf en soi et simplement de laisser faire le secteur privé. L'erreur serait d'exclure l'immobilier de l'économique.

C'est à Toussus-le-Noble, dans des locaux sur l'aérodrome, que s'est installée la mission de préfiguration de l'Opération d'intérêt national (OIN) du sud-ouest francilien. Ses études couvrent un secteur trois fois plus vaste que Paris entre Massy, Saclay, Versailles et Saint-Quentin-en-Yvelines. L'objectif vise à aménager 5 000 logements/an durant 30 ans et le premier pôle R&D européen en agrégeant mieux les forces en présence, à savoir pôles de compétitivité (System@tic, Medicen et Moveo) et établissements d'enseignement et de recherche. La mission a lancé un concours d'idées, dont les lauréats seront connus à l'automne, et elle rendra son verdict sur ses orientations fin 2008. Pendant ce temps, dans le nord-ouest des Yvelines, s'affairent les têtes chercheuses de la seconde OIN de l'ouest baptisée "Seine aval".