Le crédit in fine

Réussir son investissement locatif implique souvent des efforts financiers ou des revenus conséquents. Dans le neuf, le crédit in fine peut être une bonne opération.

Le crédit in fine
Le crédit in fine

Lorsque vous achetez un logement neuf pour le louer, vous êtes soumis au même échelonnement des paiements que si vous achetiez pour y vivre. Pour soulager l'effort financier que cela engendre, vous pourrez demander à votre banque une franchise des intérêts ou un report d'échéances durant quelques mois. Vous pouvez aussi, pour contourner l'obstacle, souscrire un prêt in fine.


Qu'est-ce qu'un crédit immobilier in fine ?


Lorsque vous optez pour un crédit immobilier in fine, vous effectuez vos remboursements en deux temps : des mensualités sur toute la durée du crédit qui ne comportent que la prime d'assurance et les intérêts, puis en fin de prêt, un versement unique de la totalité du capital emprunté. Une telle formule n'est cependant pas à conseiller à tout le monde car elle est également très coûteuse. Vous devez en effet être fortement fiscalisé.


Crédit in fine : quelle capacité à rembourser ?


Car le fait de payer beaucoup d'intérêts vous permet de réaliser des économies d'impôts. En matière d'investissement locatif, les intérêts d'emprunt (contrairement à la résidence principale pour laquelle le crédit d'impôt n'existe plus) sont déductibles des revenus fonciers. Plus vous déduisez d'intérêts et moins vous payez d'impôts. Ils jouent même un effet levier pour créer un déficit foncier que vous pourrez déduire de votre revenu global, dans la limite toutefois de 10 700 euros par an (hors intérêts d'emprunt). Pour décrocher un tel prêt, vous devez toutefois rassurer le banquier sur votre capacité à rembourser le capital et les intérêts en fin de crédit. C'est la raison pour laquelle le prêt in fine n'est jamais consenti sans un produit d'épargne adossé. Il peut s'agir d'un contrat d'assurance-vie. Si vous ne disposez pas déjà d'un tel produit, vous devrez donc en ouvrir un, de préférence dans la banque prêteuse.
En règle générale, l'établissement demande 30, 40, voire 50 % de dépôt sur le produit d'épargne, de telle sorte qu'à l'échéance le capital déposé, auquel s'ajoute la rémunération, puisse combler le capital emprunté et vous permette de rembourser en toute tranquillité.

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