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Trois QUESTIONS À MAËL RESCH Responsable de communication chez Empruntis.com

“Le taux d’endettement requis par les banques est toujours de 33 %”

Trois QUESTIONS À MAËL RESCH Responsable de communication chez Empruntis.com
Trois QUESTIONS À MAËL RESCH Responsable de communication chez Empruntis.com

Indicateur Bertrand : Que pensez-vous de l’attitude des banques, dont certains s’accordent à dire qu’elles ont renforcé leurs critères d’attribution en matière de crédit immobilier ?


Maël Resch : Pour notre part, nous nous insurgeons contre cette rumeur. Les banques n’ont pas durci leurs critères d’obtention des crédits immobiliers, elles appliquent les mêmes critères qu’avant. Néanmoins, il est vrai que les ménages ont plus de difficulté à trouver un financement aujourd’hui. Et pour cause, leurs revenus sont loin d’avoir progressé aussi rapidement que les prix de l’immobilier. En outre, les taux de crédit ont augmenté de façon importante. Autant d’éléments qui font que, entre janvier 2007 et aujourd’hui, 16 % des dossiers qui pouvaient être financés ne le sont plus parce qu’ils dépassent le taux d’endettement requis par les banques. Pour un couple disposant de 3 000 €nets par mois et s’endettant de 195 000 €sur 29 ans pour l’achat d’une maison en province, la mensualité atteint 981 euros, ce qui signifie un taux d’endettement de 38 %. Pour acheter ce bien en gardant un endettement de 33 %, il faut que ce couple emprunte sur 50 ans à 5,50 %. Et pour conserver un taux d’endettement de 33 % sur 29 ans, il doit emprunter moins, en l’occurrence 172000€, ou réduire ses prétentions en matière de superficie.


I. B. : Vous maintenez donc que le taux d’endettement requis par les banques est toujours de 33%?


M. R. : Bien sûr, il n’a absolument pas varié. Mais cette règle est plus ou moins strictement appliquée selon les dossiers présentés. Si le candidat à l’emprunt dispose d’un reste à vivre de 9 000 €, il va de soi que la banque acceptera de prêter, même avec un taux d’endettement à 35 %. En revanche, si l’emprunteur n’a que 3 000 €de reste à vivre, elle respectera à la lettre ce critère de 33 % compte tenu du risque accru d’impayés.


I. B. : Pour les accédants solvables, les banques maintiennent-elles également les prêts à 100 et 110 % comme par le passé et voyez-vous des évolutions notables en matière de crédit ?


M. R. : Nos banques partenaires continuent de proposer ce type de financement, ce qui permet, par exemple, de financer les frais de notaire. Preuve qu’elles considèrent le crédit immobilier comme un bon moyen de capter de nouvelles clientèles. Elles offrent également de nouveaux produits attractifs. Par exemple, le Crédit Foncier, qui proposait surtout des taux révisables, dispose aujourd’hui d’un prêt à taux fixe sur 30 ans à 5,10 % pour les jeunes emprunteurs. Beaucoup de banques ciblent les jeunes à revenus évolutifs.




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