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TROIS QUESTIONS À DANIEL BENYAHIA Adjoint au maire de Toulouse, délégué à l’urbanisme

“Nous associons les riverains à chaque projet d’aménagement”

TROIS QUESTIONS À DANIEL BENYAHIA Adjoint au maire de Toulouse, délégué à l’urbanisme
TROIS QUESTIONS À DANIEL BENYAHIA Adjoint au maire de Toulouse, délégué à l’urbanisme

Indicateur Bertrand : Quelles sont vos priorités en matière d’habitat ?


Daniel Benyahia : L’une d’elles concerne le devenir de certaines Zac. Sur la Cartoucherie, il existe un projet dont la nouvelle équipe a hérité et que nous allons examiner. Poursuivons-nous sur les traces de l’avant-projet en l’amendant ou faisons-nous table rase avant de lancer un autre projet ? Il est encore tôt pour le dire. Toujours est-il que, désormais, pour chaque projet, les riverains seront associés. Ce qui semble évident, c’est de prévoir une densité d’habitat en ville tant le foncier est coûteux et les besoins en logements, importants. Sur la Zac Niel, le projet est lancé, mais il est peut-être un peu refermé sur lui-même. Sur Borderouge, les lots ont été attribués et les promoteurs sont sur place. Nous réfléchissons à l’aménagement de la place Nord, dont la surface est comparable à celle du Capitole. Nous devons y résoudre l’équation entre tranquillité des riverains et qualité d’animation. Enfin, la Zac Tibaous mérite une réflexion approfondie sur l’accompagnement et le maillage en termes d’accès et de transports.


I. B. : Est-il besoin de modifier la répartition typologique des logements neufs ?


D. B. : Nous voulons jouer cartes sur table avec les promoteurs. Que constatons-nous ? La demande porte sur les grands logements, mais elle est inaccessible en raison du niveau des prix. Peut-être faudra-t-il proposer un prix progressif sur le foncier, en fonction de la typologie des opérations. Il est normal que le promoteur défende ses intérêts, et il convient d’aborder courageusement la question de la typologie, notamment en se rapprochant d’outils reconnus par la profession, comme c’est le cas de l’Observer. Nous sommes condamnés à nous entendre !


I. B. : Prêt à taux zéro, logements défiscalisés : que souhaitez-vous ?


D. B. : En matière de bonification du PTZ, qui coûte plusieurs millions d’euros à la ville chaque année, nous poursuivrons ce qui a été mis en place, puisque ce système fonctionne et permet à des jeunes ménages répondant aux critères de devenir propriétaires. Pour ce qui est des logements en défiscalisation, nous souhaitons que leur part soit ramenée à 30 %, le reste étant orienté vers l’accession à la propriété. Nous ne rejetons pas le système de défiscalisation, mais notre modèle est différent et doit offrir à tous les mêmes chances d’avoir un logement.


#Des nouveautés sur le marché montpelliérain


Ces trente dernières années, Montpellier a réalisé l’extension de son centre et l’organisation de son développement sous forme de quartiers denses, le long des axes de transport en commun et tournés vers la mer à Port Marianne. Ces principes, inaugurés avec l’acte fondateur d’Antigone, ont été respectés dans les opérations qui ont suivi, dans le cadre de Port Marianne à l’est, mais aussi des nouveaux quartiers réalisés à l’ouest (Malbosc, Ovalie, Grisettes). C’est désormais une nouvelle page de l’histoire de la ville qui s’écrit, avec un projet de renouvellement urbain dont l’impact va fortement modifier l’approche de l’ensemble de l’actuel coeur résidentiel, administratif et économique de Montpellier. Cette démarche d’ampleur passe par la transposition de l’hôtel de ville dans le quartier de Port-Marianne et la requalification de l’actuel site, implanté à deux pas de la place de la Comédie, par les architectes Jean Nouvel et François Fontès. Toute une réflexion urbaine, menée par l’agence d’architectes Dusapin-Leclercq, a d’ores et déjà été élaborée afin de valoriser au mieux le réaménagement de ce terrain de plus d’un hectare et demi. Un ambitieux projet se dévoile : non seulement, le secteur sera désenclavé, mais en plus, il permettra de reconstruire la ville sur la ville. Cela se traduit par la création d’une tour d’environ 30 étages, qui sera un bâtiment-phare dans la silhouette de la ville, d’un hôtel, de 38 000 m2 de logements, de 5 000 m2 de bureaux et de quelque 3 000 à 15 000 m2 de commerces de proximité. L’approche architecturale sera liée à la problématique du développement durable.


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