Toulouse : la ville verra-t-elle la vie en rose ou en bleu ?

Grâce à son dynamisme économique, Toulouse enregistre des records d’afflux de population. D’où la nécessité d’une politique du logement ambitieuse prise par les candidats à l’élection municipale.

Toulouse : la ville verra-t-elle la vie en rose ou en bleu ?
Toulouse : la ville verra-t-elle la vie en rose ou en bleu ?

Quatrième ville de France, Toulouse possède de sérieux atouts pour séduire les entreprises, créer de l’emploi et attirer de nouvelles populations. Un attrait qu’elle doit évidemment à son dynamisme économique, porté par ses pôles de compétence, aéronautique, aérospatiale, recherche, mais aussi à la qualité de ses structures universitaires et de ses grandes écoles. L’agglomération compte un peu plus de 700 000 habitants dont 440 200 pour Toulouse intramuros (+12,8 % entre 1999 et 2009). Cette croissance résulte, pour une grande part, d’un afflux de population (14 000 habitants par an), de l’Aquitaine (10 %) et de Midi-Pyrénées (21 %), mais aussi d’Île-de-France (16 %), du Languedoc-Roussillon (8 %), d’autres régions (32 %) et d’autres pays (13 %). Cette remarquable croissance ne doit cependant pas faire oublier les enjeux qu’elle implique en termes de logements. Les élus ont pris conscience de ce fait depuis une dizaine d’années et se sont mis à raisonner non plus à l’échelle de la ville, mais à celle des 37 communes de Toulouse Métropole. Son nouveau Plan local d’urbanisme visant à une construction maîtrisée et plus dense, ne constitue d’ailleurs qu’une première étape à l’élaboration d’un PLU intercommunal qui devrait voir le jour en 2017, comme le souhaite la réforme de la décentralisation. En attendant, Toulouse développe de grands projets d’aménagement et d’urbanisme. Parmi les plus emblématiques, Euro Sud-Ouest qui prépare Toulouse Métropole à accueillir une ligne LGV en 2024 et mettra Paris à un peu plus de 3 heures, mais aussi le Grand Parc Garonne, l’Oncopole, le Montaudran Aérospace, le quartier des Sciences, le tramway Envol... La plupart de ces projets incluant des bureaux, des activités, des équipements et des logements.


 


Une offre très diversifiée


De fait, la construction s’est beaucoup intensifée ces dernières années. En 2010, 7 300 logements ont ainsi été livrés sur la CUS. En 2011, ce chiffre a même dépassé les 15 000 pour retomber en 2012 autour de 8 600. À lui seul, le PLU de Toulouse implique la construction de plus de 6 000 logements par an. Une politique volontariste qui vise à enrayer l’étalement urbain, mais aussi à répondre aux besoins de toutes les couches de la population : locatif social, accession sociale, à prix maîtrisés, accession libre, investissement locatif... « Toulouse attire et doit savoir accueillir les nouveaux habitants à la hauteur de son rang de 4e ville de France, mais elle doit aussi se soucier de la diversité de ses habitants (actifs, jeunes, seniors, démunis…) et de leurs modes de vie »,  martèle Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse. D’où la priorité donnée au logement social, l’objectif étant d’en livrer 2 500 par an (2 300 en 2012). Intra-muros, son parc est passé de 35 275 en 2001 à plus de 44 000 en 2011, soit 19,6 % du total des logements. En 2012, le cap des 20 % de la loi SRU a été atteint. Mais des efforts restent à faire pour parvenir au quota de 25 % imposés par la loi Duflot sur le logement social.

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