Roland Castro

L’architecte-urbaniste Roland Castro milite pour le remodelage plutôt que la démolition des grands ensembles. Avec neuf autres confrères, il vient d’être désigné pour plancher sur le Grand Paris.

Roland Castro
Roland Castro

Bien qu’il porte les mêmes initiales que son quasi homonyme Raul Castro, l’architecte Roland Castro n’a aucune parenté avec le dirigeant cubain. “Oui, je suis allé à Cuba, j’ai soutenu la révolution, j’ai serré la main de Fidel… mais ça s'arrête là”, explique-t-il, amusé d’avoir à expliquer une nouvelle fois cette homonymie. “Fils d’immigrés juif, espagnol et grec”, comme il se définit luimême, Roland Castro est, dans les faits, un “enfant de la République française”. Avoir un père vendeur dans un grand magasin ne prédispose pas au métier d’architecte. En revanche, passer son enfance dans un tout petit appartement développe une énorme attirance pour la rue et ses bâtiments. “L’espace public était mon espace privé”, se souvient cet enfant de la ville. Dans l’effervescence de mai 68, Castro a délaissé l’architecture pour la politique et créé le groupe Vive la révolution. Mais dix ans plus tard, il revenait à ses premières amours et fondait, à 40 ans, son agence d’architecture. “Je suis un architecte tardif, si bien que je me considère encore comme un jeune dans la profession”, plaisante- t-il. Son atelier de Ménilmontant rassemble maintenant une trentaine d’architectes. Sa production s’articule autour de deux concepts : le “remodelage” des grands ensembles des années 60-70, et la création d’un habitat superposé qui rend la vie en appartement plus intime.


 

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