Qui achète aujourd’hui un logement à Paris ?

Des données issues de la chambre des notaires de Paris/Île-de-France, révèlent des informations surprenantes sur les acquéreurs dans la capitale.

Qui achète aujourd’hui un logement à Paris ?
Qui achète aujourd’hui un logement à Paris ?

D’après la Base d’informations économiques notariales (BIEN), ce ne sont ni les émirs du pétrole, ni les milliardaires russes qui ont fait tourner les agences immobilières parisiennes en 2010. En eff et, les acquéreurs étrangers ne représentent que 6,8 % de la clientèle, composée d’Italiens (24,9 %), de Britanniques (5,7 %) et d’Américains (5,6 %). La très grande majorité des acquéreurs est française, partagée entre cadres et libéraux (46,2 %) ou professions intermédiaires (30,1 %). Ces deux catégories ont progressé de près de 5 % en dix ans. A contrario, les employés (8,1 %) et les ouvriers (0,9 %) sont en repli continu. L’achat se déroule plutôt entre 30 et 39 ans (31,8 %) et 40 et 49 ans (21,4 %), la tranche la plus jeune étant en hausse de plus de 4 % depuis 2000. Un rajeunissement à considérer avec précaution, car les plus de 60 ans ont tout de même gagné deux points (13,8 %). Le bien le plus prisé est le 2-pièces ancien, représentant près de 40 % des achats, acquis à 6 590 e/m2 pour 250 000 e.


Le 2-pièces demeure le bien le plus vendu dans tous les arrondissements, hormis dans le 2e où le studio lui vole la vedette, et dans le 8e, territoire du grand appartement.


Ce penchant pour la petite surface cacherait-il une “pied-à-terrisation” de Paris ? Sans doute est-ce le cas dans des quartiers résidentiels ou mythiques. Sur le marché neuf, 40 % des réservataires du 7 Rive Gauche de Cogedim, rue de Sèvres, ont ainsi acquis un pied-à-terre, dont des étrangers, des provinciaux, des expatriés, mais aussi des propriétaires d’une maison en périphérie, aimant sortir le soir. Ce phénomène apparaît encore, mais de façon plus marginale, dans d’autres programmes du promoteur : dans les 10e, 18e et 15e arrondissements, les pied-à-terre représentent 5 à 6 % des ventes. Dans l’est, encore en rééquilibrage, aucun des appartements du Dolce Villa (19e) n’a été retenu à ce titre.



Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur