Les Alpes-Maritimes ont toujours la cote

Idéalement placées entre la Méditerranée et la montagne, aux portes de l’Italie, les Alpes-Maritimes restent un territoire prestigieux qui attire la convoitise d’une clientèle étrangère importante.

Les Alpes-Maritimes ont toujours la cote
Les Alpes-Maritimes ont toujours la cote

Elles ont pour nom Cannes, Antibes, Beaulieu, Rocquebrune- Cap-Martin, Juan-les-Pins, Saint- Jean-Cap-Ferrat… et figurent parmi les stations les plus prisées de ce bout de littoral. Revers de la médaille, les prix y sont souvent hors de portée des acquéreurs lambda, en raison de la présence d’une clientèle internationale fortunée en recherche de pied-à-terre de prestige en front de mer ou dans l’arrière-pays. À Cannes, le marché du luxe se porte mieux qu’en 2014. Le centre Croisette, entre le palais des Festivals et le Port Canto, proche des boutiques et des plages, se négocie au minimum à 30 000€/m2. La Pointe Croisette, plus résidentielle, affiche des prix inférieurs (autour de 15 000€/m2). " La clientèle y est cosmopolite : britannique, scandinave, suisse, italienne ou encore moyen-orientale ", explique-t-on chez John Taylor. Les Russes, en revanche, se font plus rares que l’an dernier. En milieu de gamme, les prix de l’ancien ont reculé de 1,9% en 2014. À Nice, il est possible de dénicher des biens entre 3 000 et 5 000€/m2 selon les quartiers. À Beaulieu, Beausoleil ou Roquebrune-Cap-Martin, ils peuvent grimper à plus de 6 000€/m2 et au Cap d’Ail à près de 8 000€/m2. Villefranche-sur-Mer est à peine plus raisonnable. Dans le neuf, " après une année 2014 caractérisée par un net ralentissement de l’offre nouvelle face à une demande toujours atone, 2015 perçoit un rebond de l’activité ", indique la Fédération des promoteurs immobiliers de la Côte d’Azur. D’ailleurs, par rapport au 1er trimestre2014, les ventes sont en hausse de + 12% sur un an. Elles sont portées par les investisseurs dont les réservations progressent de + 55% par rapport à la même période de 2014. Quant aux prix, face à ce léger rebond et à une offre qui tend à diminuer, ils progressent en moyenne de + 1,3%. Mais, à Nice, ils grimpent de 4,4%. " On souffre d’un déficit d’offre, note Olivier Durix, directeur régional Côte d’Azur chez Bouygues Immobilier, les clients reviennent à la pierre à la faveur du dispositif Pinel et il faut que l’offre se reconstitue pour relancer le marché et espérer voir les prix baisser. " Le long du littoral, quelques programmes sont actuellement commercialisés. À Antibes, il est par exemple possible d’acquérir un 3-pièces entre 261 000 et 326 000€ (selon sa superficie) chez BDP Marignan et un 2-pièces de 241 000 € ou un 4-pièces de 896 000 € chez Promogim. À Juan-les-Pins, ce dernier propose une petite résidence d’exception dont les prix oscillent entre 145 000 € (studio) et 942 000 € (4-pièces). Gambetta a préféré Cagnes-sur-Mer où il vend ses 2-pièces à 215 000€. À Nice, tout près de la place Garibaldi, Icade affiche ses appartements entre 140 000 et 360 000€.

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