Le Val-de-Marne : Gagnant du grand Paris

Au nom du rééquilibrage entre l’est et l’ouest de Paris, le métro Grand Paris Express sillonnera le Val-de-Marne de bout en bout. Une nouvelle donne pour l'immobilier neuf.

Le Val-de-Marne : Gagnant du grand Paris
Le Val-de-Marne : Gagnant du grand Paris

Les forages du supermétro Grand Paris Express ont débuté en mars dans le Val-de-Marne, en face de la gare du RER A de Saint-Maur-Créteil. Ces premières opérations sondent le sol jusqu’à 40 m de profondeur en vue d’adapter les prochaines méthodes de construction, comme le type de tunnelier à utiliser. Le planning est serré : d’ici juillet, 250 forages seront effectués dans le département, en moyenne un tous les 300 m. L’enquête publique démarrera à l’automne. Début 2014, les tunneliers perceront le premier tronçon val-de-marnais. Apothéose, la mise en service du métro aura lieu en 2018. Le tracé du Grand Paris Express a été long à mettre en oeuvre, mais le retard se rattrape… à la vitesse express.


Les effets du Supermétro


Le département va accueillir 17 gares du Grand Paris Express, en grande partie déjà localisées. Entre Noisy-Champs et Pont de Sèvres, l’arc sud ou « ligne rouge », considéré comme prioritaire, comprendra dix gares. Il s’agit quasiment du tracé est-ouest recommandé par Orbival, une association d’élus qui a bataillé ferme pour défendre l’idée d’un métro dans le Val-de-Marne. Cette liaison devrait conduire de Cachan à Champigny en une trentaine de minutes. Du nord au sud, le prolongement de la ligne 14 jusqu’à Orly, dite « ligne bleue », comportera six gares dans le département (dont celle de Chevilly-Trois-Communes, encore optionnelle). La « ligne orange », assurera le trajet entre Champigny-Centre et Saint-Denis en passant par Nogent-sur-Marne et Val de Fontenay. Les effets de l’installation du supermétro seront considérables pour ce département de l’Est parisien. Un million de Val-de-Marnais vivront à moins d’un quart d’heure d’une gare. Des villes, quelque peu enclavées, vont retrouver de la vigueur. Par exemple, Champigny va hériter de deux gares, d’un centre de maintenance et d’un poste de commande du métro. Résultat, pas un habitant ne sera à plus de 500 m du métro et 450 emplois vont être créés. A Villejuif, une gare va s’implanter devant le pôle de cancérologie Gustave-Roussy, qui n’est desservi que par deux navettes de bus. Ce Cancer Campus de niveau international a été labellisé Grand Paris.


De nouveaux logements près de Paris


Le long de la vallée de la Seine et à proximité d’Orly en particulier, la reconquête de territoires stratégiques s’accélère. Le premier contrat de développement territorial (CDT) du Grand Paris vient d’être signé dans le Val-de-Marne sur les Grandes Ardoines. Vitry, Choisy et Alfortville sont concernées. Ce secteur relativement modeste gagnera, entre autres, trois gares du supermétro et un tramway vers Orly. Chaque année, 1400 logements, dont 60 % privés, seront construits durant dix ans sur un fond de qualité paysagère : berges de Seine aménagées, création de promenades pour piétons et cyclistes…
Le développement économique s’orchestrera autour du groupe pharmaceutique Sano9 , présent à Vitry. Autre opération métropolitaine emblématique, le grand projet Bercy Charenton devrait gommer en partie la fracture entre la capitale et sa banlieue est, à l’entrée de Charenton-le-Pont. 5 000 logements et des immeubles d’activités vont sortir du sol pour accueillir 15 000 habitants et 25 000 actifs. A Thiais et Orly, l’heure est au rugby. Ces deux communes se sont portées candidates à l’implantation d’un stade de 80 000 places sur leur sol, un projet pourvoyeur d’activités aux alentours. La fédération française de rugby donnera sa réponse en juin.

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