Languedoc-Roussillon : du neuf pour habiter ou investir ?

Comme partout ailleurs en France, la région a connu, sur les six premiers mois de 2012, un ralentissement de la production de nouveaux logements. Mais si la chute des ventes aux investisseurs est conséquente, on note une hausse de propriétaires occupants.

Languedoc-Roussillon : du neuf pour habiter ou investir ?
Languedoc-Roussillon : du neuf pour habiter ou investir ?

Selon l’observatoire Adéquation, qui étudie le marché  immobilier régional, Montpellier a enregistré, après trois ans de hausse régulière et soutenue, une baisse de 28 % de ses ventes et mises en ventes, entraînant une progression conséquente de l’offre. La raison ? Un net recul des investisseurs et, pour la première fois en sept ans, la hausse des ventes à propriétaires occupants. À Montpellier, où un logement sur deux est vendu en secteur aménagé – ce qui fait dire à l’adjoint à l’urbanisme Michaël Delafosse qu’il s’agit de l’un des marchés les mieux régulés de France –, les promoteurs ont déjà repositionné leur production avec une offre disponible davantage tournée vers le 3-pièces. Les ventes se concentrent sur des logements dits « d’entrée de gamme », c’est-à-dire à moins de 3 000 €/m2, intégrant les dispositifs d’aides comme celui mis en place à Montpellier pour les logements à prix maîtrisés, ainsi que sur des logements dits « hauts de gamme », au-delà des 4 200 €/m2. Qu’en est-il dans les autres agglomérations de la région ? Pour des raisons très locales, qui s’expliquent par les contraintes du PPRI, Nîmes est faiblement alimentée en logements neufs, malgré une forte demande.


 


Faire du logement une priorité


 


À Béziers, si les investisseurs de cette zone B2 se sont repliés, l’offre s’est adaptée et ne progresse que de 4 %, avec un niveau de ventes très correct pour cette ville en plein développement. Ainsi, la communauté d’agglomération vise la production de 950 logements neufs par an pour maintenir son attractivité. À Sète, dont le marché est atone, les projets traversent une mauvaise passe qui ne correspond pas à la réalité de cette aire urbaine proche de Montpellier. Enfin, Perpignan, après des années de croissance forte, a enregistré, elle aussi, un ralentissement de son activité. L’annonce des mesures gouvernementales met pourtant du baume au coeur de la région. « Le gouvernement s’est donné la volonté de faire du logement une priorité, relayée par les collectivités locales, explique Xavier Bringer, le nouveau président de la FPI Languedoc-Roussillon. Pour atteindre l’objectif national de 500 000 logements par an, il veut combiner tous les types de logements : augmenter la production de logements sociaux, poursuivre le PTZ+ pour les accédants, pérenniser le système de défiscalisation pour les investisseurs locatifs et même inciter les investisseurs institutionnels à réaliser des logements. Tout n’est pas détaillé, mais ces annonces sont positives pour une région comme la nôtre. »

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