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Interview de Jean-Louis Giraud, Président régional FPC (Fédération des Promoteurs Constructeurs)

I.B. : L'extension des programmes en périphérie constitue-t-elle un mouvement conjoncturel ou structurel ?

Interview de Jean-Louis Giraud, Président régional FPC (Fédération des Promoteurs Constructeurs)
Interview de Jean-Louis Giraud, Président régional FPC (Fédération des Promoteurs Constructeurs)

Jean-Louis Giraud : La tendance est évidente. La ville centre, c'est-à-dire Lyon, mais aussi Villeurbanne et Caluire-et-Cuire, a comptabilisé cette année 38 % des réservations de la région, contre 50 % en 2004 et 60 % en 2003. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : nous connaissons ici comme ailleurs un déplacement de la demande causé par le manque de foncier et l'évolution des prix. Mais Lyon, qui attire de nombreux habitants, a en plus été handicapée par l'annulation du Plan d'occupation des sols. Avec le vote d'un nouveau plan local d'urbanisme en juillet dernier, on devrait pouvoir retrouver un certain équilibre et faire de nouvelles offres dans le centre.


I.B. : Quels secteurs ont bénéficié de ce déplacement ?


J-L.G. : Tous, même si le mouvement a été plus marqué à l'est lyonnais. Il était plus propice au développement de l'offre foncière. Avec des terrains plus plats et abrités que l'ouest, il n'a en outre pas souffert de la frilosité des locaux et donc de leurs élus à l'arrivée de nouveaux aménagements. Les infrastructures (développement routier, voie ferrée) ont pu se développer et avec le développement économique et urbain. Le nouveau PLU essaie de contrebalancer un peu la tendance vers l'ouest. Mais ce sera long et difficile.


I.B. : Quel avantage à acheter en grande périphérie, voire à la campagne ?


J-L.G. : Parmi les acheteurs à 30 ou 40 kilomètres du centre, beaucoup travaillent à Lyon. Ces petites villes ou villages accueillent des programmes à 2 000 ou 2 500 €/m2, contre en moyenne 3 000 €/m2 à Lyon. Ces offres rendent le marché accessible aux primo-accédants. Qualitativement, ils s'y retrouvent. Le coût du foncier est moins important. Celui de la construction aussi, les terrains étant plus faciles à exploiter à la campagne.


I.B. : Les produits proposés sont les mêmes ?


J-L.G. : Il n'y a pas de grande différence. Les acquéreurs ne vont pas forcément chercher une maison à la campagne. Les petits collectifs, de 2 ou 3 étages avec 25 à 30 logements connaissent beaucoup de succès, pour des jeunes familles ou des seniors. Les plans des appartements sont absolument les mêmes qu'en centre-ville.


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