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IdF : 3 QUESTIONS À MIREILLE FERRI Vice-présidente de la Région, chargée de l'aménagement du territoire

"D'ici 20 ans, un million et demi de nouvelles constructions en Ile-de-France"

IdF : 3 QUESTIONS À MIREILLE FERRI Vice-présidente de la Région, chargée de l'aménagement du territoire
IdF : 3 QUESTIONS À MIREILLE FERRI Vice-présidente de la Région, chargée de l'aménagement du territoire

Indicateur Bertrand : Le schéma directeur de la Région Ile-de- France (Sdrif) est en révision. Pouvez- vous rappeler ce qu'est le schéma directeur ?


Mireille Ferri : Le Sdrif est le document qui définit l'affectation des sols pour une durée de 20 ans. Il organise le territoire en termes de zones constructibles, d'infrastructures de transports ou de sites où l'on souhaite construire, et il se traduit par des autorisations ou des interdictions. En Ile-de-France, ce document d'urbanisme est tellement puissant qu'il s'impose à tous les autres, tels que les PLU (Plan local d'urbanisme) et les Scot (Schéma de cohérence territoriale). C'est le seul cas en France qui soit ainsi.


I. B. : Quels en sont les axes ?


M. F. : Nous avons estimé les besoins de nouvelles constructions en Ile-de-France à un million et demi d'ici 20 ans. Pour des raisons sociales, environnementales et économiques, le maître mot du prochain schéma directeur sera la "densification". Il faudra réhabiliter la ville, la qualité du bâti et rapprocher l'emploi, les services et le logement. Cela signifie qu'il faut créer du travail partout, y compris dans les zones où l'emploi est déficitaire mais où le logement est abondant. La deuxième priorité est de nous adapter à un contexte énergétique difficile et d'anticiper le changement climatique. La préférence sera donnée au transport collectif dans les bassins denses, ce qui milite non plus pour l'étalement urbain, mais au contraire pour des formes de rationalisation de l'occupation de l'espace. La troisième priorité concerne la réduction des inégalités avec obligation de produire du logement social et de répartir différemment l'emploi. Autre enjeu : la préservation des espaces ouverts et agricoles. Nous pouvons consommer moins d'espace tout en atteignant notre objectif de construction. Cela suppose des formes moins étalées de lotissements de 35 logements/ha, par exemple, alors que la Seine-et-Marne n'affiche que 14 logements/ha en moyenne. Cela nous amènera à décliner des produits attractifs de maisons de ville avec de grandes terrasses, du collectif de 2 à 3 niveaux avec en pied d'immeubles des jardins privés ou collectifs…


I. B. : Quels sont les secteurs appelés à muter ?


M. F. : Toute la partie Seine- Saint-Denis/est du Val-d'Oise devrait accéder à un meilleur taux d'activité, la dynamique de l'emploi ne se résumant pas à un simple apport d'activités sur un territoire. Cela nécessite de développer la formation professionnelle et le recrutement local. La Seine sera perçue comme un enjeu stratégique, avec l'aménagement de ses rives. Enfin, nous avons le défi de faire émerger de vrais pôles de développement en deuxième couronne comme Houdan, Provins, Dourdan… En parallèle, d'autres sites sont appelés à se développer, tels que Seine Aval, Saclay, Orly et Rungis.


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