GRAND OUEST : DES PERSPECTIVES À MOYEN TERME

Le Grand Ouest est toujours très attractif, avec des zones économiques dynamiques et une qualité de vie qui séduit aussi bien les familles que les seniors.

GRAND OUEST : DES PERSPECTIVES À MOYEN TERME
GRAND OUEST : DES PERSPECTIVES À MOYEN TERME


En région Ouest comme ailleurs, les indicateurs des mises en vente et des ventes sont à la baisse et pourtant, le besoin de logements est toujours aussi énorme. C'est d'autant plus vrai que la croissance économique et l'attrait des seniors pour le littoral s'ajoutent ici au phénomène de décohabitation et d'allongement de la durée de la vie. Le Programme local de l'habitat de Rennes a ainsi fixé un objectif de 4500 logements par an, soit 36 000 logements d'ici à 2012 pour accueillir 45 000 à 60 000 nouveaux habitants. Dans l'agglomération nantaise, où 80 000 nouveaux habitants se sont installés en moins de 20 ans, on table sur 640 000 personnes en 2020 contre 554 000 aujourd'hui. La demande est là, mais le portefeuille suit avec difficulté : dans le neuf, on oscillait en fin d'année autour de 2600€/m2 sur la promotion rennaise, 2 770 €/m2 à Nantes, 2 340€/m2 à Caen et 1 700€/m2 à Brest. Sur le marché locatif, on a dépassé les 10€/m2 sur toutes les principales agglomérations, à l'exception notable de Brest.


À l'exemple de leurs homologues des autres régions, les banquiers de l'Ouest durcissent leurs conditions d'octroi. Et parient sur un avenir à la baisse : “Les banques examinent davantage l'emplacement d'un bien avant d'accorder un crédit, surtout si le dossier de financement est juste, confie ainsi l'un des principaux courtiers de la place rennaise.


Un apport personnel plus important est demandé pour un bien excentré de la métropole et des espaces de vie”. La hausse des taux sur l'année a en plus écarté une partie des acheteurs. Dans la région, ils tournaient en fin d'année entre 4,75 et 5,41% selon le baromètre d'Empruntis.com.



Des offres promotionnelles à Rennes


Dans l'ancien, cette politique entretient un ralentissement du marché. La FNAIM avance sur Rennes, par exemple, une baisse de 2,3% en 2008 (contre une hausse de 2,5 % en 2007 et 11,7 % en 2006). Dans le neuf, le délai global d'une opération immobilière et la hausse du coût de la construction (+ 9% en un an au troisième trimestre, avec une diminution qui se profilait pour le début de l'année) ajoutée à la multiplication de la réglementation n'augure pas une baisse des prix.


Sur les queues de programmes, on trouve en revanche certaines offres promotionnelles, allant de la déduction des frais de notaires à la voiture en passant par le réaménagement de l'espace aux frais du promoteur.


Et demain? Ces dernières années, il est vrai qu'on a beaucoup construit en Bretagne, plus de 60 000 logements depuis le mois d'octobre 2006, et le rythme se maintenait encore sur la fin de l'année : au cours du troisième semestre 2008, 8900 logements ont été entamés. C'est plus qu'au semestre précédent. Les autorisations sont aussi en hausse dans le Finistère et le Morbihan, tandis que le rythme ralentit dans les Côtes d'Armor, avec une chute de 26 % en un trimestre.


En Haute-Normandie, l'activité a également été intense, allant encore crescendo récemment pour atteindre environ 10 000 unités ces deux dernières années.


D'autre part, afin d'éviter des investissements risqués sur certains secteurs, les professionnels sont devenus extrêmement prudents, retirant même des projets pour éventuellement les remettre à plus tard.



Développement au sud de Caen


En Normandie, trois secteurs concentrent l'essentiel de l'offre : Rouen, la Côte d'Albâtre et l'Eure. On trouve environ 1450 programmes en cours de commercialisation dans le neuf en Basse-Normandie, et près de 1470 en Haute-Normandie. Avec un très net ralentissement des transactions sur les budgets dépassant les 200 000€, dans l'ancien comme dans le neuf où les prix de sortie jugés trop élevés sur certaines opérations sont revus à la baisse. Avec peu de foncier disponible, Caen, qui était monté dans des proportions importantes, a vu beaucoup de lotissements fleurir dans les petites communes proches du centre. Aujourd'hui, la ville se développe au sud, en particulier sur la Presqu'île et derrière la gare.


C'est sans doute un emplacement d'avenir, qui aura définitivement pris forme dans une petite dizaine d'années. Actuellement, le centre est plus sûr, avec des ventes entre 3200 et 4000€/m2, des locations entre 12 et 18€/m2 et des rentabilités possibles autour de 6 %. Sur la côte, les prix stagnent à Deauville (jusqu'à 6000€/m2 ), Honfleur, Houlgate et Dives, avec des pointes enregistrées à 3900€/m2 . Là aussi, les ventes ralentissent, avec une clientèle d'investisseurs et de résidences secondaires qui préfèrent attendre que l'avenir s'éclaircisse avant de prendre de nouveaux engagements.


Dans les Pays de Loire (voir “Trois questions à Bertrand Mours”), les fortes hausses ont laissé place à un contexte de stagnation, voire de baisse par endroits. Malgré des potentiels de développement qui persistent, Saint-Nazaire affiche, selon l'observatoire Foncia, une tendance générale à la baisse avec des maximum sur le front de mer et Saint-Marc autour de 2700€/m2, et des produits d'entrée sur Méan-Penhouet.


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur