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3 QUESTIONS À PATRICK ALARY, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de Provence

“La collectivité doit maîtriser son foncier”

3 QUESTIONS À PATRICK ALARY, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de Provence
3 QUESTIONS À PATRICK ALARY, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de Provence

Indicateur Bertrand : En Provence, que signifie en terme de marché un budget inférieur à 300 000 t ?


Patrick Alary : Tout d'abord, il est important de préciser que le secteur qui nous concerne n'est en rien comparable, en prix, à celui de la Côte d'Azur puisque nous couvrons les départements tels que les Bouches-du-Rhône ou la partie de l'Ouest varois avec La Seyne-sur-Mer et Toulon. Ensuite, ce budget de 300 000 e ne me paraît pas, à première vue le plus pertinent des paramètres en Provence, car la production de logements neufs est d'abord une production d'appartements et non pas de maisons individuelles. En effet, les logements collectifs offrent une large palette de typologies, essentiellement du 2 au 5-pièces, avec une prépondérance de 3-pièces. Enfin, les surfaces habitables peuvent varier sur un logement de même type : on trouve ainsi des 2-pièces de 38 à 45 m2, des 3-pièces de 55 à 67 m2 ou des 4-pièces de 78 à 84 m2. C'est pourquoi opter pour le prix unitaire de chaque appartement ou le prix au mètre carré me paraît plus pertinent qu'un budget qui ne tienne pas compte de l'éventail de la demande.


I. B. : Les logements à prix "maîtrisés" constituent-ils une réponse adaptée ?


P. A. : Avec un prix moyen hors parking de 2 500 e/m2, les logements à prix "maîtrisés" appliqués à Marseille bloquent en fait tout renouvellement urbain et perturbent finalement les acheteurs. Ces logements, que nous vendons à perte compte tenu des contraintes de construction et des nouvelles normes applicables, ne sont pas de nature à inciter les acquéreurs potentiels à se tourner vers des arrondissements plus abordables en terme de prix, comme les 14e ou 15e. Le choix de l'acquéreur ne doit pas être ainsi dicté. Il importe que la collectivité n'encadre pas le marché de cette manière et maîtrise plutôt son foncier.


I. B. : Les places de parking grèvent-elles le budget des acheteurs sur les opérations ?


P. A. : La place des stationnements en milieu péri-urbain est pesante. Quand deux places sont obligatoires par appartement, le budget dépasse vite les 20 000 e. Or, pour resolvabiliser la clientèle, il convient non seulement, comme nous le faisons, de varier les fourchettes de surfaces des logements, mais aussi de réduire le nombre de stationnement, par exemple, au profit de moyens de transports en commun.


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