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3 QUESTIONS À Patrice Ponmaret, président de la Chambre des indépendants du patrimoine

Explorimmoneuf. L’avantage fi scal est-il pris en compte dans le calcul de la rentabilité du neuf ?

3 QUESTIONS À Patrice Ponmaret, président de la Chambre des indépendants du patrimoine
3 QUESTIONS À Patrice Ponmaret, président de la Chambre des indépendants du patrimoine

Patrice Ponmaret : Oui, l’avantage fi scal rentre en ligne de compte pour le calcul du TRI (taux de rendement interne).


Mais la fi scalité, aussi favorable soit-elle, n’est pas un élément de décision. Il faut en fait raisonner en se mettant dans la peau du second acheteur, qui, lui, rachètera le bien


sans réduction d’impôts. Dès lors, il ne faut retenir que les fondamentaux de l’immobilier : l’emplacement, la qualité de construction, le parti pris architectural, la situation par


rapport au centre-ville, aux écoles, aux commerces, le calme de la rue, etc. Il faut donc prendre les mêmes précautions que pour faire l’acquisition de sa résidence principale.


L’investisseur doit également vérifi er que sa situation lui permet bien d’optimiser fi scalement son investissement.



Les petites surfaces sontelles plus rentables que les grandes ?


P. P. En général, on dit que les petites surfaces off rent peu de plus-value à la revente, mais plus de rentabilité durant la location, et que c’est


l’inverse pour les grandes surfaces. Mais la prudence est de mise : ce qui est vrai dans une ville, peut être faux dans une autre. Le meilleur conseil à donner à l’investisseur est de bien acheter aujourd’hui, au prix du marché, pour s’offrir la possibilité de bien revendre plus tard. Pour cela, il faut prendre son temps, et appeler plusieurs agences immobilières pour savoir si la typologie du bien correspond à la demande locative. C’est parce qu’il est très diffi cile d’anticiper le marché de la revente d’ici à 10 ou 15 ans qu’il faut bien verrouiller son achat au départ, en s’appuyant sur des critères de sélection extrêmement robustes.



Est-ce un bon calcul d’investir dans une ville en devenir ?


P. P. Un investisseur qui se sent l’âme d’un défricheur peut dénicher de bonnes opportunités. Il prendra plus de risques que s’il paye au prix fort une valeur sûre, type marché parisien ou certaines parties du littoral, mais il pourra réaliser une opération immobilière à moindre coût, avec l’avantage de moins s’endetter. Certains marchés en France ont une attractivité locative croissante : ainsi, des villes comme Nantes, ont mené une remarquable politique d’urbanisation de leurs anciennes enclaves industrielles. Notre métier est de conseiller les investisseurs pour qu’ils mettent toutes les chances de leur côté.



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