3 QUESTIONS A LOUIS NEGRE, Maire de Cagnes-sur-Mer

Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes et maire de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre a entrepris de repenser son front de mer tout en développant une nouvelle offre de logements.

3 QUESTIONS A LOUIS NEGRE, Maire de Cagnes-sur-Mer
3 QUESTIONS A LOUIS NEGRE, Maire de Cagnes-sur-Mer

Indicateur Bertrand : Quelle est la situation de la commune dans les Alpes-Maritimes ?


Louis Nègre : Cagnes-sur-Mer est la commune la plus importante dans l'immédiate rive droite du Var : avec 45 000 habitants, elle est même la quatrième du département ! Or, faute de zones commerciales et d'entreprises, c'est une ville dépourvue de taxe professionnelle qui la classe en 20e position dans les Alpes-Maritimes. Nous avons voulu, depuis 1995, redonner à la ville la place qui lui revient. Avant d'entreprendre quoi que ce soit sur le littoral, nous avons procédé à la requalification de l'hippodrome de Cagnes-sur-Mer, qui est mondialement connu et qui constitue un outil majeur de développement. Avec l'aide de la CANCA, la station d'épuration en bord de mer, qui n'avait pas connu de travaux depuis trente ans, a été adaptée à l'évolution de la population et aux normes européennes les plus strictes.


IB. : Vous avez aussi entrepris la requalification de votre bord de mer. Pourquoi était-ce nécessaire ?


L. N. : Cagnes a une superficie de 1 800 ha et son bord de mer, qui constitue le vaisseau amiral d'une commune balnéaire et touristique, était traversé d'une 2 x 3 voies datant des années cinquante. Cette quasi-rocade séparait la ville et la plage et il n'était pas question d'avoir une autoroute urbaine sur la plage ! Nous avons décidé d'y réaliser à la place un boulevard urbain de 4 voies avec des plantations de centaines d'arbres, la réalisation de passages piétons et d'une promenade avec de très larges trottoirs. Nous avons obtenu que le dossier soit retenu dans le Plan Contrat Etat-Région pour 30 M€, soit bien au-delà des marges financières de la commune. En juin 2005, nous avons inauguré la première tranche d'un kilomètre sur 3,5 km au total et reçu le premier Prix national de requalification des entrées de villes. Et je veux souligner que ce bord de mer rencontre un succès populaire qui dépasse nos espérances. Nous avons aussi obtenu l'autorisation de demander la création d'un port de plaisance qui fait partie de cette vision d'aménagement d'ensemble.


IB. : La commune dispose-t-elle d'une offre suffisante de logements pour sa population ?


L. N. : Nous reconstruisons la ville sur la ville avec le quartier Le Béal, où nous favorisons la mixité urbaine. Un hôtel, une résidence de tourisme, des équipements publics viennent s'ajouter à la réalisation de 400 logements. Cette opération qui devrait s'achever d'ici trois à quatre ans permet de proposer toutes les gammes d'habitat, du logement social au logement haut de gamme. L'attractivité de Cagnes est grandissante et notre mission est d'offrir un parc de logements suffisant. En l'espace de dix ans, nous avons réalisé 450 logements sociaux diffus et nos critères d'exigence sont tels que les HLM construites aujourd'hui disposent de la climatisation. Nous avons avec les promoteurs privés de réelles discussions pour répondre à des critères de qualité de construction.


IB. : Quelle sera la place de Cagnes-sur-Mer dans les années à venir ?


L. N. : Je n'ai aucune ambition en terme de démographie. Il s'agit d'une donnée aléatoire et je n'ai jamais fonctionné sur ce paramètre. Mon objectif est de donner à Cagnes le statut de ville agréable où il fait bon vivre. Réaliser des zones d'activités pour attirer des entreprises, implanter des hôtels pour répondre à la demande touristique, construire des logements de manière à améliorer le cadre de vie, c'est ce qui m'intéresse avant tout !


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur