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3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC)

"Le marché a retrouvé son dynamisme"

3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC)
3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC)

Indicateur Bertrand : Avez-vous constaté une période d'ajustement du marché aux nouveaux dispositifs de défiscalisation ?


Jean-François Gabilla : Nous ne possédons pas encore de chiffres nationaux complets, mais nous avons pu constater une période d'attentisme au 2e trimestre 2006, qui s'est traduite par une chute des ventes de l'ordre de 17 % en Ile-de-France par exemple. Cela dit, le marché est reparti à la hausse dès le trimestre suivant, avec une augmentation de 9,9 %, la relance concernant autant l'investissement que la résidence principale. Cet attentisme était normal, car on a beaucoup parlé de ces nouveaux dispositifs sans connaître leur contenu exact. Dès que le détail a été connu, le marché a retrouvé son dynamisme, à l'exception peut-être des villes où le marché locatif était déjà un peu saturé.


I. B. : Les dispositifs correspondent-ils aux besoins des investisseurs?


J. -F. G. : Au Robien recentré et au Borloo populaire, il faut ajouter la possibilité d'utiliser le Prêt locatif social (PLS) privé, grâce à la convention signée entre la fédération et le ministère. Nous nous félicitons d'ailleurs du renouvellement de l'accord pour l'année 2007. Le grand mérite des deux dispositifs, Robien recentré et Borloo neuf, est de laisser le choix à l'investisseur, qui peut se décider en fonction du marché locatif local au moment où il met son bien en location. En périphérie d'une grande ville, où le niveau de loyer est relativement bas, il aura intérêt à opter pour le Borloo, tandis qu'en centre-ville, le Robien recentré sera sans doute préférable. Tous les promoteurs sérieux préparent une grille des loyers lorsqu'ils sortent leurs opérations, en fonction du marché locatif et de son évolution prévisible, car une Vente en état de futur achèvement (Vefa) précède d'au moins un an le moment où le bien sera mis en location. Le meilleur conseil à donner aux investisseurs est donc de bien analyser le marché locatif au moment de choisir le dispositif, sachant que plus le loyer est faible, plus leur investissement est sécurisé.


I. B. : Que pensez-vous des différentes mesures prévues par la loi Engagement national pour le logement (ENL) en faveur de l'accession à la propriété ?


J. -F. G. : Il nous paraît légitime et important que chaque Français puisse devenir propriétaire, non seulement de sa résidence principale, mais aussi d'un investissement locatif, qui l'aidera à préparer sa retraite. Les mesures de la loi Engagement national pour le logement vont dans le bon sens. Je retiendrai en particulier trois dispositions. D'abord le prêt à 0%, qui connaît un grand succès depuis qu'il est accessible à l'ancien, avec plus de 200 000 logements financés. On peut cependant regretter que le prêt à 0% dans l'ancien ne soit pas assorti d'exigences en matière de conformité du logement, notamment aux exigences du développement durable. Un deuxième point positif est la possibilité de passer à une TVA à 5,5 % dans les zones en Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) et leur périmètre immédiat. Cela représente une baisse de 14 % des prix du neuf ! Enfin, la dissociation foncière qui touchera prochainement les maisons groupées et, espérons-le, le collectif, facilitera la solvabilité d'un plus grand nombre de ménages.


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