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3 QUESTIONS À Christian Roussaux - Président de la FPC de Côte d'Azur et de Corse

Indicateur Bertrand: Quelle est la situation du marché du neuf ?

3 QUESTIONS À Christian Roussaux - Président de la FPC de Côte d'Azur et de Corse
3 QUESTIONS À Christian Roussaux - Président de la FPC de Côte d'Azur et de Corse

Christian Roussaux: Avec une baisse des ventes de 35 % au troisième trimestre 2008 par rapport à la même période en 2007, nous affichons un niveau d'activité qui permet à la Côte d'Azur de s'en sortir mieux qu'ailleurs. Au niveau des secteurs, il n'y a pas de réelle différence et les évolutions en pourcentage sont assez cohérentes. Par ailleurs, les mises en vente ont progressé de 45 %, avec un délai d'écoulement à 15 mois. Cependant, il ne s'agit pas d'un stock construit, mais virtuel. On ne compte, pour le département des Alpes-Maritimes, que 50 logements achevés sur le total de l'offre.


I. B. : Ce qui signifie ?


C. R. : Qu'il s'agit bien d'une crise financière, mais pas immobilière.


Nous ne disposons pas d'assez de logements sur la Côte d'Azur, et l'on ne construit pas assez !


Au regard des besoins, il est évident que nous ne sommes pas confrontés à une crise du marché immobilier, et si l'on observe avec attention les taux de fréquentation de nos bureaux de vente, ils n'ont jamais été aussi élevés depuis des années.


La Côte d'Azur a toujours un pouvoir d'attraction, tant au niveau de la résidence principale que secondaire. L'envie d'acquérir est là, mais les crédits, eux, ne suivent pas. Enfin, en matière de prix, il importe de ne pas faire de confusion avec le secteur de la revente. Si, ponctuellement, certains logements déjà réalisés peuvent afficher une baisse de prix, il n'en sera pas de même pour le reste de l'offre. Penser qu'un promoteur-constructeur peut effectuer une remise de 20 points est illusoire: plutôt que de s'y résoudre, il ne lancera simplement pas son opération !


I. B. : Dans un tel contexte, à quoi va ressembler cette nouvelle année ?


C. R. : Le marché va se refermer, et le risque est qu'il n'y ait donc plus de marché... C'est tout le problème des crises financières, où les plus modestes sont les plus atteints, notamment à travers la pénurie de logements sociaux. Mais nous n'avons pas encore touché le fond, et des secteurs d'activités risquent d'entrer dans la crise de plein fouet dès ce début d'année.


C'est tout le tissu économique qui est désormais concerné.


Le phénomène de pénurie va s'accélérer, puisque nous vendrons moins de 2 000 logements en 2009, pour un besoin estimé à au moins 5 000 ! Il conviendra de penser à préparer le montage de nouvelles opérations.


L'urgence se situe aussi du côté des collectivités locales, qui doivent désormais élaborer leurs documents d'urbanisme avec des zones réservées à la résidence principale des actifs.


* Fédération des promoteurs-constructeurs


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