1. Accueil
  2. Conseils
  3. Actualité
  4. "Bordeaux associe attractivité et qualité des logements" selon Alain Juppé

"Bordeaux associe attractivité et qualité des logements" selon Alain Juppé

Projets d'aménagements, politique du logement, nouveaux quartiers...Alain Juppé, le Maire de Bordeaux, répond à Explorimmoneuf.

"Bordeaux associe attractivité et qualité des logements" selon Alain Juppé
"Bordeaux associe attractivité et qualité des logements" selon Alain Juppé

EI9. Le dispositif Passeport Premier Logement, en faveur des primo-accédants, porte-t-il ses fruits ?


Alain Juppé : L’accession à la propriété est une priorité depuis longtemps ! Nous avons mis en place plusieurs dispositifs pour nous adapter aux dispositifs nationaux, et le Passeport Premier Logement est né de la volonté d’accompagner le PTZ+ de l’État. Nous avons choisi de donner un coup de pouce supplémentaire aux classes intermédiaires, qui peinent ici à acheter un logement, par une aide de la ville de 3 000 € à 6 000 €, et un fort partenariat avec les promoteurs pour des logements de qualité à prix maîtrisés. Au total, depuis 2008, nous avons aidé plus de 150 familles à s’installer, et nous espérons en faire autant d’ici à la fin de l’année prochaine. C’est dire que le dispositif monte peu à peu en régime.


 


EI9. Quels sont les atouts de Bordeaux pour convaincre les investisseurs ?


A.J. : Bordeaux est une ville en croissance continue depuis plus de vingt ans, et la qualité de son patrimoine n’est plus à démontrer. Ce qui est moins connu, c’est la manière dont nous travaillons avec les opérateurs immobiliers pour que la ville qui se construit soit elle aussi un jour reconnue comme patrimoniale, par l’exigence que nous portons sur les réalisations. Cette attractivité et la qualité des logements sont des atouts évidents pour investir.


 


EI9. Quels sont les prochains événements en matière d’urbanisme ?


A.J. : La rentrée 2012 sera marquée par la biennale d’architecture et d’urbanisme Agora, un point de repère important pour tous ceux qui s’intéressent à la ville, non seulement à Bordeaux, mais au plan européen. Comme symbole de l’année 2013, je retiendrai l’ouverture du pont Bacalan-Bastide, qui permettra de relier les nouveaux quartiers sur ce que j’ai nommé l’axe de développement durable.


 


EI9. Cécile Duflot a annoncé l’ouverture de fonciers publics à la construction de logements sociaux. Qu’en attendez-vous ?


A.J. : Sur la liste de terrains rendue publique par la ministre du Logement *, plus de la moitié ont déjà été cédés, certaines réalisations étant même déjà en cours. C’est par exemple le cas de Bastide Niel, avec 30 ha cédés par l’État à la CUB il y a plusieurs années et sur laquelle la ville et la CUB sont en train de finaliser les modalités d’urbanisation. Il n’y a là rien de nouveau, et j’y vois avant tout, pour Bordeaux, la reconnaissance de la pertinence des opérations engagées. Autre exemple : le site de l’îlot des Remparts, en plein centre. Sa vente a été décidée par le ministère de la Défense après étude et proposition d’un programme mixte par la ville, et nous en attendons vivement la cession. Autre exemple, l’ancien commissariat Castéja, dont la requalification est déjà actée.


 


EI9. Ces fonciers publics vont-ils alimenter le projet de 50 000 logements de la CUB ?


A.J. : Les fonciers identifiés par l’État ne recoupent que très partiellement les secteurs identifiés par la CUB dans sa démarche des 50 000 logements. En revanche, ils recoupent en grande partie l’ambition de la Ville, qui vise parallèlement à réaliser 50 000 logements au centre dans les vingt ans à venir. Et puisque, comme centre d’agglomération, nous avons la chance d’avoir partout une desserte exceptionnelle par les transports en communs, j’ai tenu à ce que les nouveaux quartiers, rive droite comme aux Bassins à flot, soient à moins de quinze minutes du centre en tram.


 


EI9. Que pensez-vous du relèvement du seuil minimal de logements sociaux de 20 à 25 % ? Où en est Bordeaux dans ce domaine ?


A.J. : D’abord, il n’est pas vrai de dire que Bordeaux ne respecte pas ses obligations, puisque nous dépassons systématiquement les objectifs de l’actuel programme local de l’habitat en termes de production, et que j’ai moi-même fixé un cap ambitieux : 35 % de logements sociaux dans toute opération, ce qui permet un équilibre entre mixité et solidarité. D’ailleurs, l’objectif du projet de loi pour la période 2014-2016 correspond exactement à ce que la Ville a programmé. Bordeaux compte aujourd’hui plus de 20 000 logements sociaux, et nous visons le double d’ici à 2030, tout en construisant des quartiers qui soient agréables à vivre et dotés des équipements publics nécessaires. Nous faisons donc le maximum pour compenser notre retard, puisqu’il y a aujourd’hui 16 % de logements sociaux à Bordeaux, mais notre marge de manoeuvre est en réalité assez faible pour augmenter ce taux, étant donné l’attractivité de Bordeaux et le dynamisme de la promotion immobilière privée.


 


* Une nouvelle liste doit être rendue publique (ndlr).

Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur