Bretagne : le règne de l’authenticité

La région Bretagne conserve ses frontières d’origine et devient l’une des plus petites régions françaises. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir de très bons indicateurs et d’offrir de belles opportunités immobilières à ceux qui souhaitent investir.

Bretagne : le règne de l’authenticité
Bretagne : le règne de l’authenticité

Avec 3,2 millions d’habitants, la Bretagne représente 5 % de la population du territoire national et se place en 10e position sur les 13 régions. Mais, elle conserve un attrait très fort auprès des extra-locaux, ce qui lui vaut un taux de croissance démographique parmi les meilleurs des nouvelles régions (+ 15 % entre 1990 et 2014), se plaçant ainsi à la 5e place. Avec 87 milliards d’euros au total et 27 000 € par habitant, son PIB la situe plutôt en queue de peloton, respectivement à la 10e et 9e place. Il est vrai que son économie repose surtout sur l’industrie agroalimentaire, l’agriculture et le tourisme. Malgré tout, elle peut se vanter d’avoir le taux de chômage le plus faible du pays (8,8 %).


2000 logements neufs vendus à Rennes


Sur le plan immobilier, la Bretagne arrive aussi en tête des régions où le nombre de propriétaires est le plus élevé (67 %). Le marché immobilier se concentre sur Rennes et Brest, et sur des villes moyennes du littoral, comme Vannes et Quimper. Mais, c’est dans la métropole rennaise que les promoteurs sont les plus actifs. « Cette année, 2 000 logements s’y sont vendus, contre 1 500 l’an dernier », souligne ainsi Denis Sancet, de BPD Marignan. Avec la deuxième ligne de métro et la ligne à grande vitesse qui va raccourcir le temps de trajet entre Paris et Rennes, il y a une véritable appétence des investisseurs. » Leur budget se situe autour de 150 000 € et, pour de petites surfaces (deux ou trois-pièces), les promoteurs assurent des rendements de 3,7 à 3,8 %. « En périphérie proche, on peut même monter à 4 % », confirme Denis Sancet. D’ailleurs, les ventes à investisseurs progressent de 64 % au 3e trimestre 2015, par rapport à 2014. À titre d’exemple, un deux-pièces de 40 m2 acquis 139 800 € peut rapporter 4 % brut hors réduction d’impôt Pinel.


Un regain d’activité et une baisse des prix


Autre indicateur : les accédants à la propriété sont davantage présents (+ 55 % sur la région rennaise en un an). Pour autant, leur part reste faible (30 %), d’autant que les prix tournent autour de 3 500 €/m2 et plus. Exemple, ce programme signé Lamotte, dont les deux-pièces de 40 m2 se négocient 145 000 €, soit 3 625 €/m2. À ce prix, les primo-accédants préfèrent aller en périphérie pour faire construire. Quoi qu’il en soit, le regain d’activité n’a pas, pour le moment, d’incidence sur les prix, qui restent orientés à la baisse dans Rennes Métropole (- 1,9 %), soit 3 277 /m2 en moyenne. Même ordre de prix à Saint-Malo, où le marché est davantage tourné vers la résidence principale (70 % des ventes). « Ici, on a surtout affaire à une clientèle de seniors qui cherchent à s’installer dans la région », poursuit Denis Sancet. Idem à Dinard, avec une centaine de lots vendus par an. Brest enregistre de son côté de 300 à 400 ventes par an. C’est donc un marché plus étroit où les prix sont légèrement inférieurs à ceux de Rennes (moins de 3 000 /m2). Selon la Fédération des promoteurs immobiliers, ils sont cependant en légère hausse (+ 1,5 % sur un an). Lorient voit également ses prix grimper de 6,6 % (3 115 /m2 en moyenne).


 


Chiffres clés :


-  3,2 millions d’habitants (5 % de la population française)
-  4 départements regroupés
-  27 000 € de PIB par habitant
-  Taux de chômage : 8,8 %
-  Part des propriétaires : 67 %

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