Actualité

Un marché immobilier atypique

Un marché immobilier atypique

Fin juillet, c'est dans leur hôtel du Châtelet (un de ces prestigieux bâtiments parisiens du 19e siècle) que les notaires ont révélé des chiffres, eux, bien de notre époque : le prix des ventes enregistrées dans leurs études. Selon leurs observations, l'immobilier ancien tire le marché, mais à un niveau élevé : 5 867 e/m2 de moyenne, franchissant la barre des 9 000 e/m2 dans le 6e, l'arrondissement le plus cher. Rue de Grenelle, un appartement s'est négocié 24 590 e/m2 ! Seuls deux arrondissements demeurent au-dessous de 5 000 e/m2 : les 19e et 20e. La hausse s'est tout de même stabilisée, mais atteignait encore 8 % sur un an fin mars. "C'est la pénurie qui entretient l'augmentation des prix. Il faudrait une relance de la construction neuve qui est le seul moyen de répondre à une demande aussi forte", avancent les notaires. Mais l'immobilier neuf est réduit à la portion congrue : 150 ventes au 1er trimestre. L'offre actuelle se résume à une trentaine de programmes alors qu'elle est vingt fois plus abondante en périphérie. Résultat, comme des Corses se résignant malgré eux à quitter leur île pour le continent, des Parisiens "s'exilent" depuis quelque temps. Cherchant des logements plus grands ou moins chers, ils s'installent en 1re couronne, surtout dans des communes au positionnement familial telles que Montrouge, Boulogne et Levallois. Des villes du nord et de l'est remportent aussi leurs suffrages. Toutes comportent au moins une ligne de métro, ultime lien chéri avec la capitale… Cependant le marché du haut de gamme (très bel ancien, rénovations lourdes) tourne à plein régime, en croissance de 40 % l'an dernier. Dans le réseau Daniel Féau, on constate que les produits d'exception, très rares sur la capitale, connaissent des hausses significatives. Une évolution : les jeunes générations de happy few préfèrent le Marais alors que les anciennes affectionnent Saint-Germain et le Luxembourg. Les étrangers prennent racine : 20 % signent un chèque de plus d'un million et 70 % poussent au-delà de 4 millions.

L’AVIS DE JEAN-LUC PRONIER Président de la FPC de Normandie

L’AVIS DE JEAN-LUC PRONIER Président de la FPC de Normandie

Jean-Luc Pronier : La Normandie s’inscrit dans le contexte national d’accalmie. Le mouvement s’était amorcé en 2007, il se confirme en 2008 avec moins d’autorisations de construire, de commercialisations, de ventes et de mises en chantier. Il peut être plus sensible par endroits dans notre région, où les volumes de production sont limités, entre 700 et 800 logements par trimestre, soit 1 500 à 2 000 logements par an. Cette pause me semble plutôt saine, elle témoigne de la capacité d’adaptation des promoteurs. La demande reste soutenue. Le niveau de stocks, en légère augmentation, demeure assez faible dans la région. La difficulté consiste à sortir de nouveaux biens, en adéquation avec les capacités financières des acheteurs investisseurs ou occupants. Ceux-ci sont contraints par un niveau de prix assez élevé dans les centres et la politique des banques, qui exigent des apports personnels et des revenus plus conséquents pour accorder des prêts immobiliers. Je pense que les prix vont se stabiliser. En revanche, la mise en place de la production future est préoccupante. Alors que les prix doivent stagner, le coût de la production continue de grimper. On peut agir sur le foncier, dont l’escalade des prix avait été entretenue par les promoteurs et les propriétaires fonciers. Les entreprises de construction, en proie à une légère baisse d’activité, vont aussi être mises en concurrence, mais elles-mêmes sont soumises à des impératifs et des pressions. En revanche, le coût des matières premières continue d’augmenter. Et l’application des normes législatives en matière d’accessibilité et de développement durable va représenter un surcoût de 15 à 20 % sur les années à venir. La proposition d’appliquer la dissociation entre le financement du foncier et du bâti, en cours pour l’individuel, a récemment été refusée pour le collectif. Ce type de décision n’est pas très cohérent dans le contexte actuel.

Challenge 2012 des maisons innovantes de l'UMF

Challenge 2012 des maisons innovantes de l'UMF

L’Union des maisons françaises (UMF) couronne des projets audacieux et met à l’honneur le défi architectural, économique et urbanistique. Palmarès.

A la pointe du progrès

A la pointe du progrès

En complément de plans correspondants parfaitement à vos choix, votre maison neuve vous offrira les dernières nouveautés en matière d'économies d'énergie, matériaux performants et normes.

3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL, Président de la FPC Ile-de-France

3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL, Président de la FPC Ile-de-France

Indicateur Bertrand : 2004 a été une bonne année pour l'immobilier neuf, porté en grande partie par le dispositif Robien. Comment s'annoncent les résultats de 2005 en Ile-de-France ?

Municipales, duels autour du logement

Municipales, duels autour du logement

À l'heure où le logement devient la principale préoccupation des Français, comme en témoignent les sondages, gageons qu’il sera au coeur de la campagne dans les villes où les tensions sont fortes.

3 QUESTIONS À Ari BITTON, fondateur de AB Courtage

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"Il faut encore profi ter des taux avant la fi n de l'année"

Refus de prise en charge

Refus de prise en charge

Le contrat de construction de maison individuelle que j'ai signé m'autorisait à faire moimême certains travaux pour un prix déterminé. L'entreprise que j'avais retenue ne pouvant les exécuter dans les délais nécessaires, le constructeur peut-il refuser de les prendre en charge ? (Gérard B., Charenton-le Pont, 94)

Les deux visages de l'Est francilien

Les deux visages de l'Est francilien

Bien souvent plus compétitif que l'Ouest, l'Est francilien est recherché. Il offre des opportunités dans des villes bourgeoises et des secteurs populaires en mutation. Éclairage sur ces deux facettes.

Zoom sur Sefri-Cime

Zoom sur Sefri-Cime

Créée en 1953, Sefri-Cime est l’une des plus anciennes sociétés généralistes de promotion-construction du marché. Au service des grands investisseurs institutionnels et des grandes entreprises, mais également des particuliers, elle voit depuis plusieurs années son volume d’activité croître régulièrement. Son activité est portée par le Pôle logements et l’Immobilier d’entreprise. En progression régulière de l’ordre de 10 % par an, Sefri-Cime se développe non exclusivement, mais essentiellement en Ile-de-France. www.sefri-cime.fr

Colomiers, ville moteur de la 1ère couronne

Colomiers, ville moteur de la 1ère couronne

A Colomiers, trois programmes sont en cours de commercialisation. La commune, forte de son emplacement et de son activité économique, compte un emploi pour deux habitants, essentiellement dans l’aéronautique. Avec une croissance démographique ininterrompue depuis 30 ans (sa population est passée de 3 000 à 32 000 habitants). Ces cinq dernières années, elle a déclaré 500 nouveaux logements par an et c’est maintenant sur la Zac des Ramassiers que se poursuit la production. Sur le chemin des Ramassiers, le Groupe Carrère édifie la résidence Soulane, 35 logements de standing répartis entre appartements du 2 aux 4-pièces et maisons de ville de 4 et 5-pièces. Construits sur un parc paysager autour d’une piscine, ils promettent “de généreux espaces et un caractère intimiste”, selon le service marketing. Au cœur du bassin d’emplois aéronautiques, Eiffage Immobilier Midi-Pyrénées vient de lancer les Boréales, une résidence de 56 appartements. Enfin, Kaufman & Broad réalise les Jardins de la Seigneurie, un nouveau programme de 42 appartements du 2 au 4-pièces, agencés sur deux résidences de 3 étages, avec quelques maisons de 4 et 5-pièces. Le promoteur vient aussi de lancer une petite opération près de Tournefeuille, les Demeures de l’Ardenne. Il s’agit d’un petit lotissement de 12 maisons de 83 à 90 m2 avec jardin, vendues entre 285 000 et 320 000 €. Sur les prolongements de la rive du Touch, Cogedim Paul Mateu (qui affiche aussi les Portes de l’Occitanes à Languevin et les Jardins d’Icare à Muret sous la marque Citalis de Cogedim) propose le Domaine des Hautes-Rives, une résidence de deux étages et 30 appartements, avec des 2-pièces à partir de 122 201 € et des 4-pièces de 80 m2 à 192 620 €. La périphérie intéresse enfin les plus gros budgets. Dans la commune très recherchée de Balma, avec ses nombreux espaces verts et desservie par la ligne A du métro, le Groupe Carrère lance le Clos Montesquieu, 28 maisons de qualité, de trois, quatre ou cinq chambres. Un 5-pièces de 125 m2 avec jardin est, par exemple, à vendre 325 000 €. Pour un 6-pièces de 150 m2, l’offre est à 382 000 €. A Bazièges, Cogedim Paul Mateu annonce encore quelques lots viabilisés, entre 874 et 1 447 m2.

Le boom des mini-piscines

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Elle demeure le rêve des Français. Quatre Français sur dix souhaitent avoir une piscine chez eux, selon la fédération des professionnels de la piscine.

Achat sur plan, mode d'emploi

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En investissant dans le neuf, qu'est-ce qui garantit que le rêve décrit sur la plaquette deviendra réalité ? Et quels sont les avantages de ce type d'acquisition ? Explications.

Des taux plutôt stables

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Bien que les taux de crédits restent en général bas, des différences se font sentir selon les banques ou les régions. Décryptage.

Avec les machines, Nantes change de nature urbaine

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François Delarozière, Co-auteur du projet des Machines de l’Île de Nantes, nous donne son point de vue.