Tous les conseils en Immobilier

Favoriser l'accession des résidents
Depuis 1990, le nombre de propriétaires-résidents a aussi décliné à Orléans passant d'un sur deux à un sur quatre. Dès lors, le projet urbain planifie une extension de la ville-centre et de l'agglomération à l'horizon 2015, des quartiers d'Orléans comme celui de la Râpe et Sonis étant particulièrement appelés à se développer. Un outil a été inscrit dans le PLH : un dispositif de prêt à 0 % démarrera d'ici la fin de l'année, avec un montant d'autant plus important que l'emplacement sera proche d'un environnement dense. Olivier Carré lance un appel aux promoteurs et aux architectes pour qu'ils "construisent en milieu dense des produits plus diversifiés", comme les maisons sur le toit ou les lofs offrant une alternative à la maison individuelle. "Il faut davantage raisonner en fonction de la demande", poursuit-il. Une expérience d'appartements vendus bruts de béton est en cours.

Comment profiter des taux immobiliers ?
Certes, les taux sont bas. Ce n'est pas une raison pour ne pas essayer de gagner ici et là quelques dixièmes sur vos conditions de crédit. Voici nos astuces pour vous y aider.

Le groupe Réside Études lance la résidence services de tourisme et d’affaires Daumesnil, à Paris (12e).

3 QUESTIONS À STÉPHANE CRÉMADES Institut du Patrimoine
“Mieux vaut privilégier la rentabilité au coup de cœur »

Un climat agréable, un coût de la vie très bas, une offre immobilière et une fiscalité attractives... Le Portugal séduit de plus en plus d’investisseurs français.

Pour les adeptes de l'immobilier de qualité, il aurait été dommage d'ignorer Labuire. L'aménagement de ce petit quartier central de 5,5 ha est l'un des ultimes projets de reconquête du centre de Lyon. Il se situe au sud de la Part-Dieu, à 5 mn à pied pour les bons marcheurs, à 10 mn pour les moins bien chaussés. Le quartier de Labuire est un tout. Un morceau de ville. Il se compose d'appartements, d'espaces verts, d'équipements publics, de bureaux, de commerces, d'une résidence étudiante et de logements sociaux. Comme sur la scène d'un théâtre, chaque acteur a son rôle à jouer et une place spécifique lui est attribuée. Les appartements privés seront implantés en coeur d'îlots ou sur des passages tranquilles, l'allée du Parc et la rue Abbé-Boisard.

Indicateur Bertrand : Quelle est la problématique de l'habitat à l'échelle du territoire intercommunal ?

Le logement neuf accuse une baisse
Selon les derniers chiffres du ministère du Logement, après une faible hausse fin août, la construction de logements neufs renoue avec le repli.

"Ce sont des formules souples qui permettent aux emprunteurs de maîtriser le coût de leur crédit ", argumentent les tenants des crédits à taux révisable. "Les prêts à taux révisable sont risqués car il est impossible d'en connaître à l'avance le coût final. En cas de forte hausse, on s'expose à une augmentation de la mensualité ou à l'allongement de la durée de remboursement", rétorquent les adeptes des formules à taux fixe. Bien difficile de trancher. Tout dépend, en fait, de l'évolution des taux et du degré de risque que l'on est prêt à prendre. Dans un contexte de taux plancher, il faut se rendre à l'évidence : les taux révisables ont plus de chance de remonter que de baisser à nouveau. Or, quand on opte pour une telle formule, c'est que l'on mise sur d'éventuelles baisses pour gagner sur le coût de son crédit. Bref, il faut aimer le risque. En la matière, les emprunteurs français sont plutôt timorés et ce sont les taux fixes qui continuent de faire l'essentiel du marché. C'est encore plus vrai aujourd'hui, alors que l'écart de taux entre fixe et révisable s'amenuise.

3 QUESTIONS À Nathalie Couzigou-Suhas, Notaire à Paris
Indicateur Bertrand: Quels conseils donnez-vous aux couples qui souhaitent acheter un bien immobilier ensemble ?

L'AVIS DE MAËL BERNIER, Porte parole d'Empruntis.com
"Des prêts de 70 à 90 % de la valeur du bien"

Christophe Pinault, Directeur général adjoint en charge du pôle Particuliers du Crédit Foncier
L'immobilier demeure le meilleur placement pour la majorité des Français, qui ne renoncent pas aux fondamentaux. Christophe Pinault analyse pour nous les tendances du marché.

Dans le Finistère, la conjoncture est à la stabilisation des prix, mais ces derniers ont fortement progressé au cours des quatre dernières années, de l’ordre de + 65 % pour les appartements en revente. Vice-président de Brest Métropole Océane en charge de l’urbanisme ainsi que de l’habitat, Jean-Pierre Caroff souligne que “l’attrait du littoral a amplifié le phénomène de périurbanisation, et nous notons une tendance nouvelle des acquéreurs à ne plus trop s’éloigner de leur lieu de travail, en raison de l’évolution du prix des carburants”. À tel point que la métropole attire de plus en plus de jeunes, la moyenne des acquéreurs étant âgée de 36 ans en 2007. Quant au littoral, les notaires constatent que l’offre de logements existants y reste faible et se concentre sur des stations balnéaires comme Douarnenez ou Bénodet, avec des prix qui peuvent varier fortement. Enfin, 50% des logements neufs se sont vendus sur le littoral et étaient essentiellement composés de petites surfaces, avec un prix moyen s’élevant à 2 510 e le m2. Mais ici encore, on relève des disparités en fonction des programmes et des stations.

L’environnement en ligne de mire
Sans surprise, les valeurs immobilières grimpent à proximité du lac. À un peu plus d'une centaine de mètres des rives, par exemple, le 3-pièces de la Villa Marine de MGM revient à 439 000 e, plaçant le mètre carré à 7 000 e. La gamme de prix s'échelonne de 413 000 à 610 000 e et celle de la Villa d'Artagnan, un programme dans le prolongement du précédent, s'étage de 252 000 à 802 000 e. Dans de telles opérations, il n'est pas rare de compter parmi la clientèle des Britanniques ou des Genevois séduits par l'ouverture de l'autoroute Annecy-Genève d'ici à la fin de l'année. À quelques encablures, dans le quartier Galbert où s'est implanté le bâtiment phare de la chambre de commerce, le négociateur du Kaliste de Bouwfonds Marignan avoue ne pas avoir de primo-accédants dans sa clientèle. "Les acquéreurs sont des couples d'une soixantaine d'années qui, souvent, viennent de revendre un bien en périphérie", constate-t-il. Le programme s'est bien vendu et, fin mars, seuls neuf lots étaient encore disponibles sur 43 pour des prix oscillant entre 4 000 et 5 000 e/m2 suivant les avantages des appartements. Point fort du projet, la démarche Haute Qualité Environnementale® allie, entre autres, maîtrise de l'énergie, ventilation double flux et isolation par l'extérieur. En ce moment, une autre opération affiche en prime la qualité environnementale dans le nord de la commune, entre la rue Marius- Vallin et le boulevard du Fier : pour la première fois, la municipalité se lance dans la création d'un écoquartier. L'information est toute fraîche. Le bureau d'études environnementales vient juste d'être désigné pour reformater ces trois hectares bien situés, avec transports et commerces à proximité. Étant propriétaire du foncier, la mairie n'a pas encore décidé si elle constituera une Zac ou procèdera aux cessions terrain par terrain. Donc une affaire à suivre de très près dans les six mois à venir.

Investir dans l'immobilier neuf avec toutes les sécurités
Du côté des promoteurs, le conseil est de se jeter à l'eau, mais sans oublier d'enfiler un gilet de sauvetage. Olivier Bokobza recommande de s'orienter vers les résidences avec services pour un premier investissement locatif : "Ce produit complètement sécurisé assure un rendement entre 4 et 5,5 %, explique le directeur des Espaces immobiliers BNP Paribas. Le mieux est d'acquérir deux petites surfaces de 20/25 m2 à 100 000 r chacune dans deux résidences différentes." Un tel investissement s'avère d'autant plus sûr que l'immobilier de services a de beaux jours devant lui : la pénurie de logements étudiants n'est pas prête de se résorber, le nombre de familles recomposées cherchant des services avec garde d'enfants va sans doute se développer, le tourisme d'affaires ira croissant de même les résidences seniors sous l'effet du papy boom. Un problème tout de même : très convoitées, les petites surfaces partent à 100 à l'heure. L'acquéreur potentiel doit donc nouer un contact en amont avec le promoteur pour être au courant des "avantpremières" et glaner au passage quelques conseils en fonction de son profil. "Nous sommes des conseillers avant d'être des vendeurs, rappelle Olivier Bokobza. Celui qui pousse notre porte passe celle de pratiquement tous les promoteurs de la place. Nous travaillons avec une cinquantaine de sociétés de promotion les plus importantes dont Meunier, le promoteur du groupe en exclusivité chez nous". Autre acteur auprès duquel s'informer : Réside Etudes, à la fois promoteur, gestionnaire et exploitant de l'immobilier de services. Sous la marque "Les Estudines", le groupe a en portefeuille des résidences étudiantes, dont deux en cours, l'une à Ivry située dans l'axe des grandes facs du Sud parisien, l'autre à Saint-Denis, où Paris VIII accueille près de 30 000 étudiants. L'autre volet de son activité, le tourisme d'affaires, se décline sous l'enseigne "Residhome" avec des opportunités à Bois-Colombes, près de La Défense, et à Roissy-en-France, à proximité de l'aéroport et du parc des Expositions de Villepinte. Un de ces programmes traditionnels, sans services à la clé, retient aussi l'attention : la résidence du Luxembourg sur la Grande Ile à Meaux, un quartier rénové, proche de la gare. Le grand 2-pièces vaut 170 000 e.

Christian de Gournay, Président du directoire de Cogedim (Altarea Cogedim)
Cogedim, marque du groupe Altarea, se définit comme un “créateur immobilier”. Son président du directoire nous dresse ses priorités, livre ses analyses et nous fait partager sa vision du marché. "Le marché est déjà bien relancé depuis le premier semestre" Indicateur Bertrand : De quelle façon Cogedim aborde-t-il le second semestre 2009 ? > Christian de Gournay : Nous abordons cette fin d'année avec confiance après un premier semestre 2009 satisfaisant. Les réservations de logements ont été supérieures de 9 % par rapport au premier semestre 2007, un semestre de référence pour nous, avant le début de la crise immobilière de 2008. Ce sont surtout les appartements compacts, les 2 et 3-pièces, qui bénéficient de cette embellie, ce qui correspond à une augmentation des ventes auprès des investisseurs. Plusieurs raisons à ces bons résultats, notamment la baisse des prix que nous avons engagée : une baisse de 5 à 15 %, suivant les programmes. Le fait d'ajuster les prix au niveau de la demande a eu un effet immédiat sur la clientèle. Par ailleurs, les différentes mesures gouvernementales ont également joué un rôle important, en particulier le dispositif Scellier qui a incité un certain nombre d'investisseurs individuels à effectuer un acte d'achat. À la lecture de ces différents indicateurs, nous n'avons pas d'inquiétude majeure pour le second semestre, qui devrait voir perdurer la tendance des six premiers mois. Dans cette perspective, notre groupe va d'ailleurs lancer plus de 25 nouveaux programmes, d'ici à la fin de cette année. I. B. : Quels sont vos programmes résidentiels les plus emblématiques ? > C. d G. : Nous avons lancé au printemps une opération haut de gamme située à Garches, en lisière de Saint-Cloud. Ce domaine privé, baptisé Le Cottage, se déploie sur plus de 4 hectares. Autour d'un magnifique parc à la française et de son bassin, se nichent des maisons et des appartements, dont 60 % ont été vendus en résidences principales et 40 % en investissement. Nous constatons, de manière générale, une bonne tenue des ventes en résidence principale. Il en va de même pour Le Domaine, un programme situé dans l'Ain, à Prévessin, aux portes de Genève. Sur un terrain clos et verdoyant pourvu d'une piscine avec pool house, d'un cross golf country, d'une aire de jeux pour les enfants et d'un jardin à l'anglaise, la résidence se compose de petits immeubles abritant 300 appartements spacieux, vendus pour moitié à un investisseur institutionnel, et pour moitié au détail ; 70 % des acquéreurs au détail sont en résidence principale. À Massy, en région parisienne, nous avons travaillé sur la création d'un nouveau quartier : le Domaine de Coulanges se situe au coeur du premier éco-quartier de la commune, rassemblant des commerces, des équipements publics, des bureaux et des habitations. Enfin, dans le département des Hauts-de-Seine, à Suresnes, nous proposons également une opération d'envergure : l'Esplanade Sisley. Il s'agit d'un nouveau quartier de 600 logements, équitablement répartis entre investisseurs et particuliers. Une première tranche de 130 logements au détail sera lancée fin septembre. I. B. : Quelles sont, selon vous, les priorités à mettre en oeuvre pour relancer le marché ? > C. d G. : Nous considérons que le marché est déjà relancé depuis le premier semestre 2009. Cependant, même si les fondamentaux sont là, l'arrêt de la récession ne signifie pas pour autant la fin de la crise. Il faut continuer à développer l'environnement qui déclenchera l'acte d'achat. Nous espérons fortement que les différents dispositifs d'aide à l'accession à la propriété, mis en place par le gouvernement en 2009 et dont certains sont limités dans le temps, puissent perdurer. Il nous semble important, par exemple, que le doublement du prêt à taux zéro pour les logements neufs, soit prolongé au-delà du 31 décembre 2009.

3 QUESTIONS À PIERRE-MATHIEU DUHAMEL, Maire de Boulogne-Billancourt
“L’opération Ile Seguin-Rives de Seine est plus que jamais attractive”