Tous les conseils en Immobilier

La défiscalisation de A à Z

La défiscalisation de A à Z

Patrimoine en plus, impôts en moins : en ville, à la montagne, ou pourquoi pas dans les îles les plus lointaines, l'investissement pierre recèle bien des atouts. Décryptage.

L’AVIS DE MICHEL SAMALIN, Directeur du centre d’affaires immobilier à la banque Courtois, groupe Crédit du Nord

L’AVIS DE MICHEL SAMALIN, Directeur du centre d’affaires immobilier à la banque Courtois, groupe Crédit du Nord

Indicateur Bertrand : Quelles sont les clientèles concernées par un budget inférieur à 300 000 euros ?

QUELLES CIBLES ?

QUELLES CIBLES ?

Pour ceux qui achètent des petites surfaces, les étudiants sont une cible idéale et semblent être une réserve inépuisable. On recense quelque 2 millions d'étudiants en France pour seulement... 150 000 places dans les cités universitaires. Tous les étudiants n'ont pas la chance de rester dans le cocon familial le temps de leurs études. Aussi, la pénurie fait rage et devient profitable aux investisseurs. Faute de place dans le secteur public, la majorité des étudiants n'ont d'autres choix que de se tourner vers le locatif privé, en particulier dans les grandes métropoles. De plus, louer à des étudiants permet de réaliser des baux courts tout en bénéficiant de garanties financières satisfaisantes. Explications. Les étudiants bénéficient tous d'une aide au logement, qui peut vous être versée directement. Une garantie contre les loyers impayés. De plus, en louant à un étudiant, vous avez systématiquement la caution parentale. Autre garantie contre d'éventuels incidents. Les étudiants louent en général le temps de leurs études, de 1 à 3, voire 4 ans au maximum. Cette durée courte dans le cycle immobilier peut inquiéter légitiment un investisseur. Pourtant, cette situation permet de coller au mieux au marché. A chaque changement de locataire, vous avez la possibilité de réajuster le loyer au niveau du prix du marché, alors qu'en conservant le même locataire, vous êtes tenus de suivre l'évolution de l'ICC (Indice du coût de la construction). Dans une situation de pression sur le marché locatif, le calcul peut être payant. Doublement payant même si vous achetez deux petites surfaces. Pour rappel, en un an, les loyers ont gagné 12 % à Paris, près de 20 % sur l'Académie de Versailles et plus de 15 % dans le sud de la capitale, autour de la fac d'Orsay. Par nature, l'étudiant est consommateur d'un espace exigu. Il se contente généralement d'un petit studio, sous réserve que celui-ci corresponde aux normes minimales de confort (voir encadré). C'est pourquoi, à budget égal, vous avez certainement intérêt à opter pour l'acquisition de deux petites surfaces plutôt qu'une grande. De plus, vous éviterez ainsi le phénomène des colocations, pas toujours bien vu par le propriétaire. Les adeptes des grandes surfaces peuvent néanmoins se tourner vers une population d'étudiants. D'abord, la colocation n'est pas aussi dramatique que certains investisseurs se l'imaginent. Chaque locataire est tenu de signer le bail. A ce titre, vous êtes en droit, comme la loi l'autorise, à percevoir directement les aides au logement de chaque co-locataire. Autre solution qui ne manque pas d'avantages : si vous êtes propriétaire d'un grand appartement et que vous décidez d'en louer une partie, vous pouvez bénéficier d'une exonération d'impôts sur les revenus que vous percevez de cette location. Attention, l'avantage fiscal ne fonctionne que si les pièces louées constituent votre résidence principale. Il faut également que la location soit un meublé.

Michel Mouillart, économiste

Michel Mouillart, économiste

Professeur d'économie à Paris-10-Nanterre, directeur de l'observatoire des marchés immobiliers, Michel Mouillart nous livre son analyse sur l’évolution de la situation financière et son impact sur marché de la pierre. Indicateur Bertrand : De quelle façon percevez-vous la crise actuelle ? Michel Mouillart : C’est une crise brutale, rapide et bien plus forte que celles que nous avions connues précédemment, à la fin des décades 70 et 80. Les mises en chantier avaient baissé de 30 000 par an pendant deux à trois ans à la fin des années 80, alors que le recul a été de 60000 pour la seule année 2008, et devrait atteindre 40000 en 2009. L’État porte en partie la responsabilité des deux crises précédentes. La remise en cause de l’APL Accession et la réduction du nombre des Prêts d’accession à la propriété (PAP), à la fin des années 80, avaient eu pour conséquence d’abaisser les ventes de neuf de 80000 unités. Cette fois, c’est différent. La crise n’émane ni des marchés, ni des pouvoirs publics, mais elle est d’origine financière, et vient des États-Unis. En somme, elle est exogène, donc injuste. En outre, elle s’auto-entretient de façon plus puissante : 57 % des transactions de l’ancien servent à financer l’achat d’un autre bien, au lieu de 32 % au début des années 90. L’impact de la régression de l’ancien a été multiplié pratiquement par deux. I. B. : Mais les prix de vente n’étaient-ils pas trop élevés ? M.M. : Peut-être, mais cela n’a pas cassé le marché. Preuve en est, 845000 personnes ont accédé à la propriété en 2007, contre 800000 en 2006. I. B.: La récente baisse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) permettra-telle une sortie de crise? M.M. : Quand les taux d’intérêt baissent, c’est une autre histoire qui s’écrit. Ceux qui ont annoncé une chute apocalyptique des prix de l’ancien en 2009 en seront surpris. Cette baisse des taux par la BCE est élevée et sera suivie d’une autre dans quelques mois. Cela aura pour effet d’inciter fortement à l’achat immobilier, d’autant que les établissements de crédit ont maintenu des durées longues de prêt de 18,5 années en moyenne. Encore faudra-t-il que ces établissements accèdent à des ressources pour prêter. Or, la garantie de l’État ne fabrique pas de ressources. Les marchés immobilier pourraient donc vivre un début d’année médiocre, suivi par un redémarrage à l’été. I. B.: Le plan de relance prévoit le doublement du prêt à 0% dans le neuf.Quel en sera l’impact ? M.M. : En moyenne, le prêt à 0 % s’élève à 18 000 euros dans le neuf. Son doublement permettra de compléter l’apport personnel du futur acquéreur de 22 000 € en moyenne, d’élargir sensiblement le nombre d’accédants mais également d’alléger le taux d’effort, qui passera de 33 % à moins de 30 %. Aux 80 000 prêts à 0% de 2007 pourraient s’en ajouter 30 000 à 40 000. Ce dispositif, qui ne s’adresse qu’aux primo accédants, est cohérent, mais je regrette que rien n’ait été annoncé quant à la sécurisation des emprunteurs.

Plusieurs marques pour quoi faire ?

Plusieurs marques pour quoi faire ?

Qualitel, NF logement, Habitat et Environnement : vous pouvez retrouver ces différents sigles sur les plaquettes des programmes neufs des promoteurs. A quoi correspond cette diversité ? Qualitel caractérise avant tout le confort et l'économie de charges d'une réalisation. Mais plusieurs marques sont proposées afin que les maîtres d'oeuvre aient envie de s'engager. Cette abondance de marques ne nuit-elle pas à la visibilité de la certification aux yeux du grand public ? “C'est une vraie question et les associations de consommateurs qui siègent dans nos instances relaient la nécessité de simplifier le message”, acquiesce Antoine Desbarrières, qui constate cependant qu'actuellement, les promoteurs et maîtres d'ouvrage ont encore des demandes spécifiques qui justifient l'existence de plusieurs marques aux critères différents et s'appliquant à des domaines particuliers. Exemple avec la certification NF Logement, qui concerne la qualité du bien, mais aussi les services que le promoteur apporte à l'acquéreur, de la phase d'avant-contrat jusqu'à la livraison. Elle va au-delà de la construction et implique un engagement du promoteur sur tous les logements qu'il construit, contrairement aux autres marques. Les trois critères sur lesquels se base la certification NF logement, sécurité, acoustique et thermique, possèdent plusieurs niveaux de performance, A, B ou C. Au final, le profil affiché par une opération immobilière dans chacun de ces critères permet, selon la marque de donner au consommateur : “Un élément de lecture pointu sur le marché immobilier”. Comment ça marche ? Comment se fait-on certifier ? “Les référentiels de chaque certification qui comportent un certain nombre d'exigences, sont élaborés avec des représentants des professionnels et des consommateurs, qui sont membres de Qualitel. Ils sont réévalués en permanence, suivant les critères officiels et réglementaires, mais aussi les exigences exprimées par les consommateurs”, explique Antoine Desbarrières. Les promoteurs s'engagent donc à satisfaire ces critères. Les experts de la marque évaluent ensuite la progression du chantier et le respect du référentiel, puis délivrent le certificat. La marque peut être retirée au promoteur qui ne tiendrait pas ses engagements, mais les retraits sont peu nombreux car les promoteurs s'engagent volontairement et vont en général jusqu'au bout.

HQE mode d'emploi

HQE mode d'emploi

La haute qualité environnementale, c'est d'abord une association homonyme. “Notre association regroupe des acteurs représentatifs du secteur du bâtiment autour d'un objectif commun : améliorer les pratiques existantes pour construire en économisant les ressources énergétiques et naturelles, de manière plus saine, sans sacrifier le confort” explique Guy Chautard, directeur de l'association HQE®. Regroupant des représentants des collectivités locales, des professionnels, mais aussi des associations de préservation de l'environnement, des scientifiques, des organismes comme l'Ademe ou le CSTB par exemple, l'association HQE® a hérité ses 14 cibles d'un programme de recherche mené par le ministère de l'équipement. Ces cibles représentent plutôt des points de vigilance, qui permettent aux acteurs du bâtiment de savoir à quoi il faut faire attention et ce qu'il faut privilégier pour construire en respectant l'environnement. “Nous avons déposé la marque HQE® et ses 14 cibles afin d'être sûrs de conserver un langage commun, tout en nous engageant à la diffuser et à la mettre à disposition de tous”, ajoute Guy Chautard. A chacune des 14 cibles correspondent des préoccupations environnementales à prendre en compte pour voir son opération certifiée. Par exemple, la cible concernant le choix des produits et des procédés de construction engage le professionnel à choisir des matériaux à faible impact environnemental. Quant à la cible “gestion de l'eau”, elle a pour objectif la maîtrise de la consommation. Cela peut se traduire par la pose de robinets limitateurs de débit, mais aussi par l'installation de récupérateurs des eaux pluviales, qui pourront par exemple servir à l'arrosage des jardins. Autre préoccupation majeure de la HQE® : réaliser des chantiers propres, ce qui signifie non seulement traiter les déchets du chantier, mais aussi veiller à causer le minimum de nuisances, entre autres sonores, pour les riverains du chantier.

L’AVIS DE PIERRE NUYTS, Directeur Finances au Crédit Foncier

L’AVIS DE PIERRE NUYTS, Directeur Finances au Crédit Foncier

Pierre Nuyts : Contrairement à ce que l'on entend dire, il y a encore un intérêt à emprunter à taux révisable. Certes, les acquéreurs qui ont fait ce choix il y a un an peuvent avoir le sentiment de ne pas avoir fait une bonne affaire dans la mesure où les taux court terme, tels que l'Euribor 1 an, sur lesquels sont indexés les taux révisables, ont connu une hausse continue, les amenant à un niveau supérieur aux taux long terme, ce qui est une situation exceptionnelle. Nos formules de prêts permettent de faire face à cette situation même si elles ne comportent pas de cap de taux. Nous considérons en effet qu'un crédit à taux révisable capé revient plus cher. En moyenne, il faut compter au moins 0,60 point de plus que pour un taux révisable pur. En outre, ce sont des formules qui protègent assez mal les emprunteurs en cas de hausse soudaine des taux. C'est pourquoi, nous préférons proposer des formules de prêt qui offrent de meilleures conditions et qui évitent les à-coups en lissant progressivement les variations de taux sur le montant de l'échéance. Ainsi, plusieurs de nos produits comportent un double filet de sécurité en cas de hausse de taux. D'abord un plafond de durée : la durée du prêt immobilier peut être allongée de 20 % par rapport à la durée initiale. Par exemple, un prêt de 20 ans pourra être rallongé de 4 ans pour arriver à 24 ans. Si cette sécurité ne suffit pas, la hausse de la mensualité va, elle aussi, être régulée : la mensualité augmentera moins que ce qu'elle aurait dû si un cap de taux avait été appliqué sur l'échéance. Cela évite la hausse brutale de l'échéance en lissant sur la durée les effets de la hausse. Exemple d'un prêt sur 20 ans : si le taux augmente de 2,5 %, l'échéance n'augmentera que de 1,5 % la 1ère année, puis environ de 1 % les années suivantes si le taux ne rediminue pas. Que faire aujourd'hui ? Le cycle économique des taux montre que la plupart du temps, les taux court terme sont inférieurs aux taux long terme sur longue période. Nous anticipons, comme d'autres spécialistes de marché, une baisse des taux dans les prochains mois, ce qui peut confirmer l'intérêt de prendre un taux révisable maintenant pour de nombreux candidats à l'acquisition.

Le logement neuf : des atouts qualité partout

Le logement neuf : des atouts qualité partout

Optimisation de l'espace, sécurité électrique et incendie, vigilance énergétique, confort thermique sont parmis les atouts qualités des logements neufs. Revue de détails.

Immobilier neuf : quand Paris se met à la mode new-yorkaise

Immobilier neuf : quand Paris se met à la mode new-yorkaise

Le programme immobilier Allure, inspiré des buildings de Manhattan, propose des logements haut-de-gamme domotisés avec espaces partagés à destination des habitants.

La Côte d’Azur veut loger ses actifs

La Côte d’Azur veut loger ses actifs

Dès que l'on aborde la Côte d'Azur, le niveau des prix est tel qu'il se passe parfois de commentaires. De 2 500 e/m2 dans le neuf en 2000, le prix moyen était de 5 100 e/m2 en 2006. Pour l'année dernière, moins de 400 logements avaient été réalisés à moins de 3 000 e. Au 1er trimestre 2007, le marché immobilier confirme la tendance de 2006. Les ventes ont progressé de 11 % en année glissante et les prix, malgré une hausse de 9 %, marquent relativement le pas au regard des augmentations à deux chiffres d'il y a encore peu. C'est donc une réelle mobilisation qui a été mise en oeuvre via L'Engagement départemental pour le Logement lors des premières assises du logement pour actifs des Alpes-Maritimes, avec le soutien de la préfecture, le conseil général et la CCI de Nice-Côte d'Azur. Président de l'Observatoire immobilier de la Côte d'Azur, Jean-Marie Ebel pose le cadre de cet enjeu pour les actifs : "L'absence de logements à des prix inférieurs ou égaux à 3 000 z/m2 pose clairement la problématique du logement pour actifs qui traverse une pénurie. Pourtant, nous avons progressé grâce à un travail de pédagogie auprès des collectivités. Cette politique se traduit par deux outils : les appels à projets lancés par les col- lectivités comme le XVe Corps à Nice, le projet TDF à Antibes ou encore le projet Méridia. Les collectivités ont pris conscience que les appels à projet étaient compatibles avec des prix de sortie adaptés. Ces projets permettent d'intégrer du logement en PLS, mais aussi de l'accession à la propriété. Au niveau des PLU et des Scot, nous observons la mise en place d'une véritable traduction d'une politique foncière avec des emplacements réservés, dans certaines proportions, de logements pour actifs."Pour autant, la situation reste complexe et tendue : "Nous avons enregistré un déficit de 1 500 logements par an pendant dix ans. Il est impératif de poursuivre pour offrir le plus de logements possibles aux actifs". Pendant ce temps, l'offre de logements neufs se poursuit. Le groupe Franco-Hollandaise propose Le Madrid à Cannes, une opération de 28 logements et cinq villas dans le secteur de la Basse-Californie, pour une clientèle de seniors. Avec un prix moyen de 7 500 e/m2, cette opération, livrable au 1er semestre 2009, dénote une architecture assez moderne. A Cannes-la-Bocca, Real Immo Invest commercialise le Domaine des Gardes, 19 maisons jumelées (maison de 3-pièces avec jardin : 310 000 e), livrables fin 2007. Le même professionnel propose également deux programmes en résidence de tourisme, à Mandelieu et Cagnes-sur-Mer, livrables respectivement en 2008 et début 2009. Présent à Antibes, Cagnes-sur-Mer mais aussi Juan-les-Pins ou Nice, Sagec présente une offre diversifiée. Par exemple, il lance sur le Mont-Boron, à Nice, Le Parc Blanche de Castille, livrable au 3e trimestre 2008, avec une vue surplombant la baie des Anges. Et à Grasse, il réalise Les Jardins de Toscane, livrable au 4e trimestre 2008. A Cannes, Bouygues Immobilier et Cogedim implantent au centre de la commune la résidence Bristol Park, livrable au 4e trimestre 2008, conçue avec des lignes contemporaines. Bouygues Immobilier est aussi très présent à Nice. Quant à Bouwfonds Marignan, il a choisi Saint-Laurent-du-Var pour réaliser Les Opalines, proche du centre et des pôles d'activités économiques, livrable au 4e trimestre 2008. L'effort de maîtrise du foncier avec, entre autres, la mobilisation de l'Etablissement Public Foncier Régional avec lequel des collectivités ont déjà signé une convention et la présence d'une offre de logements neufs toujours diversifiée géographiquement démontrent la capacité d'adaptation des Alpes-Maritimes.

Vers un nouveau dispositif intermédiaire pour investir

Vers un nouveau dispositif intermédiaire pour investir

Jean-Michel Ciuch, directeur général de Immo Group Consulting donne son point de vue sur l'investissement locatif.

Ile-de-France: la TVA à 5,5 % des quartiers d’avenir

Ile-de-France: la TVA à 5,5 % des quartiers d’avenir

Avec la possibilité de bénéficier d'une TVA réduite dans les quartiers en rénovation urbaine en Île-de-France, l'offre de logement se diversifie et l'accession à la propriété se met à la portée des ménages modestes. Coup de projecteur.

Encadrement des loyers à partir du 1er août 2012

Encadrement des loyers à partir du 1er août 2012

Cécile Duflot, ministre du Logement, a présenté le 17 juillet sa feuille de route. Un décret doit encadrer la hausse des loyers dans une quarantaine d’agglomérations, « là où des tensions anormales du marché locatif sont constatées à partir de critères objectifs. »

Forte demande pour les résidences

Forte demande pour les résidences

“La demande en logements étudiants est élevée et non satisfaite par le secteur public” constate le bureau des élèves de la faculté de Jussieu. En effet, plus de la moitié des 2 millions 250 mille étudiants ne vivent plus chez leurs parents. Ce ne sont pas les 150 000 chambres gérées par le Crous qui peuvent répondre aux besoins ! Dans ce contexte, les résidences offertes par le secteur privé remportent un franc succès et leur construction s'accélère : 8 000 nouveaux logements en 2005, 10 000 en 2006 et 12 000 prévues pour l'an prochain. Autre signe de prospérité pour ce secteur : de plus en plus de grands noms de la promotion “classique” s'y engagent, comme Eiffage, Icade par l'intermédiaire de sa filiale Eurostudiomes, Financière Rive Gauche, Nexity ou encore Kaufman & Broad, Promogim ou Bouwfonds Marignan. “L'investissement en résidence étudiante obéit à une seule règle : choisir un bon emplacement, près des campus ou, dans les grandes villes comme Paris ou Lyon, près des transports en commun” estime le gérant d'une de ces résidences en banlieue parisienne, tout près du campus de Marne-la-Vallée.

Des freins subsistent

Des freins subsistent

Spécialiste en domotique, Bruno de Latour vante les mérites de la domotique. “Les scénarios qu’elle permet sont multiples et gages d’un confort infini. Exemple : je rentre chez moi, j’appuie sur un seul bouton, et l’alarme se coupe, les volets s’ouvrent, la lumière de l’entrée s’allume, le chauffage passe à une température confortable pour moi. Autre cas de figure possible : je m’assieds sur le canapé pour lire, l’éclairage se met alors à 70 %, le chauffage monte de 3 °, la musique baisse de 60 %,et la télé s’éteint, détaille-t-il. La domotique, c’est très utile pour apporter du confort, protéger les gens, aider les personnes âgées ou handicapées, et rationaliser les consommations d’énergie. Ainsi, la domotique permet de naviguer entre l’éolien, le solaire, la pompe à chaleur… selon ce qui est préférable au fil des heures. Si vous travaillez à la maison, vous utilisez dans la journée votre bureau, plus une ou deux autres pièces maximum. Les autres pièces sont alors mises automatiquement en hors gel. Oui, on peut vivre dans un château et utiliser seulement trois pièces !”Malgré tous ses avantages, la domotique peine pourtant à séduire le plus grand nombre. Quels sont les freins qui expliquent le désamour des Français pour cette technologie ? “D’une part, il faut arriver à une grande simplicité d’utilisation, des modes d’emploi hypersimples à lire.Ce n’était pas forcément le cas jusqu’à présent, mais on est en train d’y parvenir. Par exemple, on voit apparaître sur le marché des ardoises tactiles, sans fil. Il y a également un manque criant de formation des électriciens/domoticiens.Nous sommes très “pauvres” en France, dans le sens où très peu de sociétés se sont lancées pour l’instant sur ce segment. Ces spécialistes doivent savoir écouter les utilisateurs, pour répondre au mieux aux besoins, et proposer un système le plus souple possible.Enfin, il y a des lacunes en communication. La domotique devrait être intégrée automatiquement aux logements.” Le prix, lui, n’est pas si élevé que ça. “Quand on construit une maison, il faut ajouter de 2 à 4 % du prix pour y intégrer un système domotique”, affirme Philippe Bonnetain, directeur technique de MCP Promotion, constructeur de maisons individuelles à Lyon.