Tous les conseils en Immobilier

Signature du compromis de vente : à quoi cela vous engage-t-il ?
Je cherche à acquérir un logement, et j’en visite beaucoup en ce moment, grâce à des agences immobilières. Mais je crains le moment où je vais devoir me décider. Une fois un compromis de vente signé, dois-je arrêter toute visite ou poursuivre mes recherches ? (Lucie F., Nice, 06)

Tandis que le marché de l’ancien tourne au ralenti, 1 200 appartements neufs sont actuellement disponibles dans la capitale. Mais si la gamme de prix est large, elle peut atteindre des records dans les quartiers convoités.

Des offres dans l'agglomération
A Bondues, comme dans le reste de l'agglomération urbaine, les prix descendent légèrement. Promogim y a démarré les travaux du Lys d'Or, "un petit immeuble de trois étages ouvert sur un grand jardin plein de soleil", selon le promoteur. Dans le centre de la commune, près des commerces et des écoles, il dispose encore d'une dizaine de surfaces, avec essentiellement des 3-pièces, entre 195 000 et 260 000 €. Il propose des grandes appartements, dont un 5-pièces à 465 000 €. Les crèches, garderie et écoles maternelles se trouvent dans un rayon de 350 mètres. Le collège et le lycée sont accessibles également, à 1 500 m de la résidence. Côté loisirs, les équipements ne manquent pas, avec une bibliothèque, un centre sportif, un club de tennis mais aussi un golf et un centre hippique à moins de deux kilomètres.

Les prêts que le banquier peut vous proposer pour financer votre logement neuf peuvent être fixes ou révisables. Que choisir ?

L'avis de Pierre Bédier - Président du Conseil général des Yvelines
Indicateur Bertrand : Comment se traduit la politique de l'habitat du Conseil général ? Pierre Bédier : La question du logement est souvent posée aux élus. Le coût de la location ou de l'acquisition d'un bien immobilier pèse non seulement de plus en plus lourd dans le budget des ménages, mais il impacte aussi le développement et l'implantation des entreprises. Il est évident que les difficultés de recrutement sont croissantes en région parisienne et dans les Yvelines en particulier. Le département apparaissant de surcroît très diversifié, nous avons pu constater que le rythme de construction était plus faible en zone urbanisée qu'en zone rurale. Le Conseil général s'est par conséquent fixé l'objectif de construction d'au moins 6 000 logements par an alors que la moyenne actuelle est d'environ 3 500 unités. Notre politique vise à soutenir les communes dans leurs efforts pour bâtir et, pour ce faire, nous passons avec elles des "contrats de développement de l'offre résidentielle", assortis d'objectifs et d'une subvention de 10 000 € par logement. Une aide complémentaire de 2 000 € peut aussi être versée au travers des intercommunalités qui ont la compétence logement. Jusqu'à présent les villes signataires sont Houdan et Jouy-en-Josas. Une quinzaine de contrats de ce type seront en préparation d'ici à la fin de l'année. En matière de politique du logement, la moyenne par habitant investie par le Département, 18 e par habitant, est au même niveau, voire supérieure, à celle de la Région et de l'Etat.

L'offre de logements à Montpellier
I. B. : En matière d'accession, êtes-vous satisfait de l'offre de logements à Montpellier, notamment de ceux à prix maîtrisés ?

FAIRE APPEL À UN PROFESSIONNEL
Les deux principaux types de professionnels qui peuvent devenir vos mandataires sont l'agent immobilier ou l'administrateur de bien, la plupart des grands groupes portant les deux casquettes. La FIABCI (Fédération internationale des administrateurs de biens et conseils immobiliers) définit ainsi l'administrateur de biens : "il effectue, en qualité de mandataire, toute opération de gestion d'immeubles urbains, ruraux ou mixtes appartenant à une personne physique ou morale. Il assure aux immeubles l'entretien, les réparations, les aménagements nécessaires à leur conservation ou à leur mise en valeur et exécute les obligations des propriétaires ou bailleurs". Hors taxe, les honoraires de base (déductibles des revenus) tournent autour de 7 %, auxquels il faut ajouter 2 à 2,5 % pour la garantie contre les impayés. #rLES FORMULES "TOUT COMPRIS"

Au pays basque, la côte a la cote !
Il y a le ciel, le soleil et la mer...Et une économie florissante. La côte basque attire aussi bien les familles que les retraités. Le point sur les opportunités à saisir maintenant de Bayonne, au nord, à Hendaye aux portes de l'Espagne.

L'AVIS DE JEAN-FRANÇOIS SAGAUT, Notaire à Paris
Jean-François Sagaut : Lorsqu'on est un couple non marié, il faut bien intégrer les proportions que chacun met dans l'acquisition et faire en sorte qu'elles soient le reflet de la réalité en termes de financement. C'est souvent là que naissent les difficultés car en cas de séparation, il faudra comptabiliser et régler la créance. Celui qui paie les charges courantes du couple à la place du crédit ne peut a priori pas faire valoir pour sa part une créance. En concubinage, il n'existe pas, comme pour le mariage ou le Pacs, d'obligation minimale de subvenir à l'entretien du ménage. On pourrait certes imaginer que deux concubins établissent un contrat de concubinage pour établir les règles de la vie en commun et les charges devant être supportées par chacun mais ce type d'accord n'est pas la panacée. Quitte à formaliser l'union par un contrat, pourquoi ne pas tout simplement se marier ou se pacser ? Cela paraît plus sage.

Geoffroy Bragadir - Fondateur d’Empruntis
Indicateur Bertrand : Votre groupe, qui travaille avec de nombreuses banques, produit chaque mois des baromètres sur l’évolution des taux. Où en est-on ? Geoffroy Bragadir : Les taux ont fortement augmenté depuis le mois de mai 2008. Depuis début juillet, la durée préférée des Français (sur 20 ans) a atteint les 5 %, un niveau jamais égalé depuis 2003 ! Dans les régions, on note à nouveau des disparités importantes. En effet, pour un taux moyen, en région Méditerranée, les emprunteurs peuvent prétendre à un taux de 4,95 % sur 15 ans et 5 % sur 20 ans contre 5,30 % et 5,40 % à l’Est. Dans l’ensemble, les taux moyens se situent autour de 5,10 % sur 15 ans et 5,20 %, toujours sur 20 ans. Néanmoins, il est important de noter que dans toutes les régions françaises, il existe encore des produits offrant des taux à 4,60 % pour les meilleurs dossiers. La fourchette de taux est très large : de 4,60 % à 5,60 % sur la même durée, il faut donc plus que jamais comparer les différentes banques entre elles. I. B. : Selon-vous, comment la situation va–t-elle évoluer d’ici à la fin de l’année ? Quelles sont les grandes tendances du marché de l’immobilier ? G. B. : Les OAT ont fortement augmenté ces dernières semaines, et les banques ont largement anticipé la hausse annoncée de la Banque centrale européenne de juillet 2008. Dans un tel contexte, les taux devraient se stabiliser ou enregistrer de très légères hausses ; nous ne prévoyons donc pas de baisse des taux dans le courant de l’été. Néanmoins, il faut rester attentif, car il y a traditionnellement deux grosses périodes immobilières, le printemps et le début de l’automne, que les banques utilisent pour réaliser leurs objectifs commerciaux et capter de nouveaux prospects. Il est donc possible qu’à la rentrée, des offres “promotionnelles” fassent leur apparition, mais elles seront destinées à une clientèle jeune avec des revenus évolutifs. I. B. : Quel jugement portez-vous sur les politiques des banques en matière de prêts ? G. B. : Il faut tordre le cou à l’idée qui circule sur le prétendu resserrement des conditions d’octroi de crédits. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de volonté des banques de “couper le robinet” des crédits à l’habitat. Seules les conditions de taux ont changé, les banques ne demandent pas plus d’apport, et ne sont pas plus strictes sur les critères d’endettement ; elles appliquent aujourd’hui les mêmes critères qu’il y a 18 mois, à part sur la quotité du prêt relais. La seule différence, c’est le niveau des taux actuel. Nous avons calculé que la hausse des taux intervenue entre janvier 2007 et juillet 2008, a suffi à exclure 1 personne sur 5 des finançables. En appliquant les mêmes critères, avec une hausse de 1 point sur le taux, 20 % des personnes qui étaient en mesure de financer leur projet, ne le peuvent plus car elles dépassent les 33 % d’endettement admis par les banques. Le seul domaine dans lequel celles-ci sont plus prudentes, ce sont les prêts relais. L’explication est très simple : quand l’immobilier augmentait de 10 % tous les ans, elles étaient certaines, en cas de défaut, de récupérer leur mise ; à l’heure où les délais de vente sont plus longs et les prévisions sur les prix, à la baisse, les banques ne veulent plus se risquer à prêter davantage à ce niveau. Néanmoins, il faut relativiser, car il existe de fortes disparités selon les biens et leur emplacement : ainsi, pour un 3-pièces dans Paris, l’emprunteur n’aura aucun mal à obtenir 70 à 80 % de la valeur du bien. En revanche, pour un logement situé loin d’un centre-ville, la valeur du prêt relais ne dépassera pas 60 %. I.B. : Quels conseils souhaitez-vous donner à ceux qui veulent investir dans l’immobilier ? G. B. : La pierre reste et sera toujours une bonne affaire, car il n’y a pas de bons ou de mauvais moments pour devenir propriétaire. En effet, si vous achetez dans un marché haussier, vous ferez une plus-value mais vous devrez acheter un nouveau bien dans un marché également haussier ; au contraire, si vous achetez dans un marché baissier, vous bénéficierez à la revente de prix également plus bas pour acheter votre nouveau bien, et le mètre carré supplémentaire vous coûtera moins cher. L’achat d’une résidence principale est souvent lié à un changement de vie (mariage, arrivée d’un enfant...) et non à un calcul quelconque de rentabilité. Les jeunes actifs sont la cible privilégiée des banques, car c’est au moment où l’on souscrit un crédit immobilier que l’on décide d’une nouvelle relation bancaire. Pour emprunter, il n’est pas nécessaire de disposer d’un apport conséquent : s’il ne dépasse pas 33 % d’endettement, un jeune couple sans apport trouvera sans problème un produit de financement adapté. Néanmoins, avec des prix de l’immobilier toujours très élevés et des taux en hausse constante, l’apport peut permettre d’emprunter moins et, par conséquent, de diminuer le coût total de son crédit. Pour les jeunes qui ne disposent pas d’une épargne importante, il existe plusieurs solutions simples : les prêts aidés, le déblocage de la participation professionnelle et, pourquoi pas, la contribution des parents ou des grands-parents dans le cadre d'une donation (facilitée par les nouvelles mesures fiscales). En cette période, tout ce qui permet de diminuer le montant total de l’emprunt est bon à prendre. Enfin, pour ceux qui sont encore trop justes, il peut être bon d’attendre afin d’augmenter ses revenus.

A une heure de train de la capitale, Rouen est la première grande étape sur la route de la mer. Jeune et active, elle associe patrimoine historique et nouveaux projets. Avec 107 000 habitants et 400 000 à l'échelle de l'agglomération, Rouen, à 135 km de Paris se définit comme la “première métropole du bassin parisien”. “Une étude a montré que les logements neufs sont habités par des personnes qui viennent de Rouen (25 %), de l'Agglo (25 %) et de l'extérieur (50 %)” explique Edgar Menguy, adjoint au maire de Rouen, chargé de la politique de la ville. Relativement proche de la région parisienne, Rouen attire de nouveaux arrivants qui travaillent dans la capitale ou dans l’ouest de la région francilienne… Ville universitaire, mais aussi pôle économique, avec de grandes entreprises comme Renault Cléon ou de grands noms du secteur de la Chimie, l'agglomération est tout à la fois jeune et active. Aux côtés de la cathédrale et des belles maisons à colombages du quartier ancien, un vent nouveau souffle sur Rouen et sur l'ensemble de son agglomération. De grands équipements structurants, comme la grande médiathèque ou le Palais des Sports, de nouvelles infrastructures comme le sixième pont sur la Seine, qui devrait être mis en service l'an prochain, la reconquête des quais : autant de chantiers qui entraînent dans leur sillage la requalification de nombreux quartiers et la rénovation de l'habitat existant, sans oublier la construction de nouveaux logements.

Concours d'architecture : l'international Velux Award
Destiné aux étudiants en architecture, ce concours, qui se tenait cette année au Portugal, a récompensé un projet suisse ambitieux et lumineux !

Séduit, vous hésitez peut-être encore à vous lancer dans l'acquisition d'un bien "invisible", certes alléchant mais bien peu tangible... pourtant, la Vefa est la forme d'achat la plus répandue dans l'immobilier neuf. Strictement encadrée par de multiples garanties, elle s'effectue en plusieurs périodes, toutes sanctionnées par un acte légal qui officialise un achat "par étapes", suivant l'avancement des travaux.

L'avis de HUBERT JULIEN-LAFERRIÈRE - Maire du 9e arrondissement
Indicateur Bertrand : Qu'apporte le projet de La Duchère au 9e arrondissement?

Lille, 7ème des villes où investir en 2013
Deux gares TGV, Eurallille, de nouveaux projets urbains dans les cartons... Lille saisit toutes les opportunités. Et ce dynamisme paie.

L’AVIS DE ROGER MADEC Sénateur-maire du 19e arrondissement
Indicateur Bertrand : Le 19e est un arrondissement qui bouge, non?

Guy Nafilyan - Président de Kaufman & Broad
Indicateur Bertrand : Comment s’organise aujourd’hui l’activité de votre groupe ? Et quels sont vos axes de développement ? Guy Nafilyan : Kaufman & Broad a aujourd’hui trois axes majeurs de développement. Tout d’abord les logements, qui représentent actuellement l’essentiel de l’activité. Kaufman & Broad construit des appartements et des maisons individuelles en village dans les principales villes de France, destinés essentiellement à des accédants traditionnels à la propriété. Les bureaux sont le deuxième axe majeur de développement. Kaufman & Broad avait réalisé dans les années 90 de grandes opérations en Ile-de- France. La volonté du groupe aujourd’hui, dans un marché qui reste solide, est de développer cette activité, en Ilede- France mais aussi dans les grandes villes comme Marseille, Lyon ou Toulouse. Dernier axe, enfin : les résidences pour personnes âgées dépendantes. Kaufman & Broad a pris il y a quelques mois une participation de 34 % dans Seniors Santé. Ce secteur est extrêmement porteur, les besoins étant considérables compte tenu du vieillissement de la population. I.B. : En immobilier résidentiel, quelles sont vos réalisations les plus emblématiques, en Ile-de-France et en régions ? G. N. : Nos réalisations les plus significatives en Ile-de- France, aujourd’hui, se situent en première et deuxième couronnes. Nous développons actuellement à Rueil- Malmaison une opération de plus de 144 logements, qui est très représentative de l’approche Kaufman & Broad. En régions, nous développons de grandes opérations à Marseille, à Toulouse. A Sète par exemple, nous réalisons une opération particulièrement significative de 354 logements, qui comprend une résidence pour personnes âgées, des logements sociaux et des logements destinés aux accédants traditionnels à la propriété. Cette opération, très symbolique, est un enjeu réel pour la ville de Sète et pour Kaufman & Broad. I. B. : Quel est votre sentiment sur les mesures du gouvernement pour inciter les Français à devenir propriétaires ? G.N. : Les mesures engagées par le gouvernement vont, sur le principe, dans le bon sens : rendre les Français propriétaires de leur logement est évidemment un objectif auquel nous souscrivons. Cependant, le plafonnement de la déduction des intérêts, au surplus uniquement pendant 5 ans, ne nous semble pas de nature à créer une véritable dynamique. Il aurait été plus efficace d’améliorer fortement cette mesure pour les premiers accédants à la propriété, et pour favoriser le secteur de la construction qui est créateur d’emplois, de la cibler plus particulièrement sur le secteur des logements neufs. Si l’objectif du gouvernement est de construire 500 000 logements par an, il faudra par ailleurs mettre en place un mécanisme fiscal permettant de libérer un certain nombre de terrains, à un prix qui permette de réaliser des logements pour les Français les plus jeunes. Le logement doit devenir une véritable priorité pour le gouvernement.