Tous les conseils en Immobilier

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté d'Agglomération de Tours au 4e trimestre 2012
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de Tours par la fédération des promoteurs immobiliers.

L'avis de Guy Chautard - Directeur de l'Association HQE®
Indicateur Bertrand : Quels sont les principaux objectifs de l'association ?

C’est évidemment chez les jeunes ménages que le manque d’apport est le plus fréquent. D’autant qu’aujourd’hui, le désir de devenir propriétaire apparaît de plus en plus tôt dans la vie active. Il n’est pas rare de voir des jeunes couples s’investir dans l’acquisition de leur résidence principale dès leur début de vie professionnelle. Les loyers étant élevés, le crédit peu cher, les comptes sont vite faits. “Aujourd’hui, il vaut mieux être propriétaire car nous avons des instruments qui permettent d’emprunter dans des conditions très attractives, à taux fixe, à taux révisable, sur une longue durée, à 100 voire 110 % du prix du bien…”, indique-t-on à l’UCB. Les banquiers ne voient donc pas forcément d’un mauvais oeil le fait que vous n’ayez pas d’apport. Encore faut-il que vous présentiez un bon dossier. Autrement dit, que vous ayez des revenus stables et pas trop de charges par ailleurs (crédits à la consommation, frais de garde pour les enfants, pension alimentaire…). Si vous êtes un jeune couple diplômé, c’est encore mieux. Comme nous l’avons évoqué, les banques n’acceptent pas un endettement supérieur au tiers des revenus. Et plus les revenus sont modestes moins grande est la tolérance des établissements financiers. Emprunter à 100 % comporte un risque supplémentaire pour la banque. Un risque qu’elle vous fera payer. De toute évidence, une question mérite d’être posée : vaut-il mieux acheter tout de suite sans apport, quitte à emprunter sur une très longue durée, ou économiser avant de vous engager ? Les arguments en faveur de l’achat à 100 % ne manquent pas. Les taux de crédit, comme nous l’évoquions plus haut, sont encore très attractifs, bien qu’ils remontent depuis la fin de l’année dernière.

Les partenariats avec les collectivités
I.B. : Des partenariats avec les collectivités commencent pourtant à voir le jour. Quelle est la philosophie de ces opérations et quelles formes prennent-elles ?

L’AVIS DE PASCALE ORLANDO Responsable d’enquête, groupe Adéquation
Indicateur Bertrand : Comment se comporte le marché immobilier des Alpes-Maritimes ?

Éco-Vallée va générer 4 000 logements et 50 000 emplois
Christian Tordo, président de l'établissement public d'aménagement Éco-Vallée répond à Explorimmoneuf.

Les nouveaux défis de la Seine-Saint-Denis
Avec l’essor d’écoquartiers et de logements neufs à prix maîtrisés, cette bâtisseuse attractive va devenir l’un des points forts du Grand Paris.

3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL - Président de la Fédération des Promoteurs-Constructeurs IDF
“Un micromarché qui tend à se rétrécir”

Hervé Manet, Président de Bouwfonds Marignan
Indicateur Bertrand : Quel bilan dressez-vous de l’année 2006 ? Hervé Manet : L’année 2006 a été une année exceptionnelle pour l’immobilier neuf. En totale adéquation avec l’évolution du marché, Bouwfonds Marignan a enregistré un volume d’affaires logements de 567 millions d’euros, en hausse de 30 % par rapport à 2005 ; le pôle habitat demeure notre coeur de métier et représente 64 % de notre activité avec plus de 2 700 logements commercialisés en 2006. Parallèlement, nous poursuivons notre développement en immobilier d’entreprises et la diversification de nos activités dans les secteurs du loisir, du tourisme d’affaires, du logement pour étudiants et des résidences seniors a pris toute sa dimension avec la création, l’an dernier, du pôle résidences services. L’objectif initial est atteint : en 4 ans, Bouwfonds Marignan a doublé son activité. La forte croissance du groupe traduit la pertinence de ses choix stratégiques. I. B. : Quels sont vos axes de développement ? H. M. : En habitat, notre objectif est d’atteindre un rythme de production annuel d’environ 7 000 logements à l’horizon 2011, soit 7 % de parts de marché, avec un premier palier à 3 500 logements dès cette année. L’immobilier d’entreprises constitue un axe fort de notre développement ; nous intervenons sous différentes formes : en qualité de promoteur, en codéveloppeur avec des fonds d’investissement et en prestataires de services. En résidences services, 6 opérations en résidence de tourisme ou urbaines sont en cours de développement. Nous développons 4 résidences seniors en Indre-et-Loire, dans la Sarthe et plusieurs projets sont à l’étude en Ile-de- France et en régions. I. B. : Quelles sont les grandes opérations d’urbanisme sur lesquelles vous intervenez ? H. M. : Parmi les plus emblématiques, la reconquête de Lyon Confluence qui s’étend entre le Rhône et la Saône et s’affirme comme l’une des plus vastes réalisations urbaines de centreville en Europe. Sur l’Ilot B, nous réalisons l’essentiel des 350 logements en accession. A Marseille 14e, la Zac des Hauts de Sainte-Marthe est un projet d’urbanisme qui représente également un enjeu majeur pour la ville de par l’importance de son volet environnemental. Nous nous sommes positionnés sur six îlots totalisant 112 500 m2, pour la réalisation de 750 logements. Enfin, la requalification et la restructuration de l’île de Nantes (350 hectares au coeur de la ville), constituent, avec une capacité de près d’un million de m2 constructibles, le plus ambitieux projet d’urbanisme du Grand-Ouest. A l’horizon 2008, 70 hectares d’espaces publics seront créés et environ 2 000 logements seront construits. I. B. : Quel regard portez vous sur le marché ? H. M. : Nous observons toujours une attente forte de la clientèle à l’accession principale qui va sans doute se confirmer avec les nouvelles mesures fiscales annoncées par le gouvernement et le retour des investisseurs qui continueront à bénéficier des dispositifs en vigueur (Robien recentré et Borloo). Après un cycle continu de hausse à deux chiffres depuis 2002, le ralentissement de la hausse des prix amorcé en 2006 se confirme. Les taux d’intérêt se maintiennent à des niveaux encore attractifs et la pression démographique représente le plus fort soutien de la demande en logements. La stabilité des fondamentaux écarte l’hypothèse d’un retournement du marché en 2007. La confiance est de mise mais comme l’ensemble des acteurs de notre profession, nous sommes vigilants. Nous devons réaliser une production maîtrisée en prix de revient afin de permettre à nos clients de rester dans le seuil de solvabilité du financement de leur budget.

L'urbanisme a-t-il évolué ? Certainement, réplique Francis Cuillier : "En 50 ans,nous sommes passés à un champ plus stratégique et interdisciplinaire, intégrant des aspects d'économie, de déplacements, d'habitat et de modes de vie". Autre évolution : le partenariat avec le secteur privé s'est renforcé à la suite de la raréfaction des finances publiques. Restent des réalités lourdes, comme"la crise du logement d'une ampleur qui ne s'était pas vue depuis 50 ans surtout dans le domaine du logement très social", la problématique des modes de transport autres que la voiture, la préservation des espaces naturels… En France, on a un peu le tort de trop penser en termes de grands projets et d'appauvrir l'urbanisme banal, regrette l'urbaniste. L'auditorium que va réaliser Jean Nouvel sur le périphérique parisien en est un bon exemple alors que les banlieues sont en souffrance. "Une mégalomanie héritée de Louis XIV" ?

Deux programmes à fort potentiel à Palaiseau
En décembre, ont été inaugurées deux résidences services, réalisées par Pitch Promotion dans le centre de Palaiseau. L’une, Fist Appart, est dédiée aux étudiants tandis que l’autre, le Palatium, cible les séjours d’a! aires de cadres et de chercheurs. Ces deux programmes dépassant chacun la centaine de petites surfaces ont été commercialisés auprès d’investisseurs, le premier lot par lot et le second en bloc. Les programmes de Paris-Saclay sont assurés d’une demande locative, donc recherchés pour investir. Le potentiel est énorme : 10 000 chercheurs, 60 000 étudiants et une forte concentration de majors comme PSA, Renault, Air Liquide, Thalès...

Villeurbanne, à suivre de près, 5e ville où investir en 2014
Deuxième ville de l’agglomération lyonnaise, Villeurbanne fait son entrée dans notre Top 10. Une belle place pour cette ville dynamique, soutenue par les projets du Grand Lyon.

Arcachon, un nouveau centre à vivre
A environ 70 km de Bordeaux par l'A63 et l'A660, la station balnéaire d'Arcachon est en train de se doter d'un vrai centre-ville. D'ici 2010, s'y dresseront un nouveau marché couvert de 1 600 m2, 5 500 m2 de commerces, un parking souterrain de 600 places, un complexe cinématographique, une salle d'exposition, ainsi que 300 logements. C'est là que se situera l'essentiel de l'offre pour les années à venir (une centaine de permis seulement ont été délivrés sur la ville en 2007). Avec Villa d'Eté, le groupe Eiffage a déjà ouvert 200 logements haut de gamme à la commercialisation (à partir de 295 000 e pour les 2-pièces (51 m2) et 490 000 e pour des 4-pièces à partir de 112 m2). Près de la jetée Thiers, Bouygues Immobilier réalise Le Pavillon du Parc avec des appartements aux volumes généreux (un 3-pièces de 87m2 à 350 000 e est disponible). L'axe Arcachon- Bordeaux est lui aussi une valeur sûre, avec des programmes à noter : Sagec, par exemple, s'affiche à Martignas (Esprit 30) avec 18 appartements et 7 maisons, à partir de 2 800 e/m2 pour des T4. A Audenge, il investit l'hypercentre avec 18 logements ossature bois à 2 900 e/m2 en moyenne. "Ces programmes s'adressent à une clientèle locale, avec des bureaux de vente sur place", précise Raphaël Lucas de Bar, directeur de l'agence de Bordeaux.

Crédit : la souplesse avant tout
Même si les banques offrent de plus en plus de services annexes au crédit, elles n'en oublient pas pour autant leur coeur de métier : la gestion de comptes bancaires - du moins pour les généralistes - et la délivrance de crédits à la consommation ou immobiliers. Elles ont un devoir de conseil, notamment si vous souhaitez contracter un crédit immobilier. Et pour répondre au mieux à vos attentes, elles ont à leur disposition toute une batterie de crédits susceptibles de s'adapter à vos préoccupations et à vos besoins. Avec des logiciels très sophistiqués, elles sont en mesure de vous établir des plans de financement très élaborés. Prêts classiques, à taux fixe ou à taux révisable, modulables, avec différé d'amortissement ou non, à palier... Si vous disposez par exemple de ressources modestes, la banque vous proposera un crédit à paliers dont le but est de niveler la mensualité pendant toute la durée du crédit. Cette technique est largement utilisée lorsque vous financez votre achat avec plusieurs prêts (prêt à 0 %, 1 % logement, épargne logement...). Les établissements vont même plus loin puisqu'ils ont mis au point des prêts à 100 %, voire 110 % sur des durées très longues. En empruntant sur une aussi longue durée, vous avez même la possibilité de choisir des remboursements modulable. Dans ce cas, la banque vous laisse une certaine liberté pour augmenter votre mensualité quand vos revenus s'améliorent, ou de la diminuer si vous devez faire face à une dépense imprévue. Ainsi, à BNP Paribas, la modulation peut atteindre 2 % à la hausse ou à la baisse. La hausse provoque une diminution du crédit, la baisse une augmentation de la durée. A la Bred/Banque Populaire, la variation à la hausse comme à la baisse peut aller jusqu'à 30 % de l'échéance mais vous ne pourrez utiliser cette possibilité que cinq fois au cours de la durée de votre prêt. Au Crédit Foncier, l'échéance peut être augmentée de 50 %. A condition que la durée de votre crédit ne diminue pas de plus de 20 % par rapport à celle d'origine. Vous avez aussi la possibilité de diminuer votre mensualité de 50 %. Mais vous ne devez pas provoquer un allongement de la durée du prêt. Si vous empruntez pour un logement qui n'est pas encore construit (vente en Vefa, construction d'une maison...), la banque peut encore mettre en place un différé d'amortissement. Autrement dit, vous ne remboursez pas votre mensualité (sauf les primes d'assurance) tant que vous payez un loyer par ailleurs. Cette facilité peut parfois s'échelonner sur un ou deux ans, selon les cas. Une souplesse bien utile quand on n'a pas les moyens de mener de front le remboursement d'un crédit et le paiement d'un loyer. Il faut toutefois avoir en tête que cette souplesse rend votre crédit plus cher. Rien ne vous empêche non plus de reporter une ou deux mensualités lorsque c'est nécessaire. Cette possibilité vous est offerte chez LCL (deux échéances mensuelles par an). Même chose au CIC où vous pouvez reporter 12 mensualités maxi à raison de 3 par demande. A L'UCB, vous disposez de cinq "jokers" : vous pouvez reporter votre mensualité au moins cinq fois au cours du prêt sans avoir à vous justifier. Dans cette banque une garantie report chômage est également proposée qui vous permet, comme son nom l'indique, de reporter votre mensualité en cas de licenciement. Attention : dans la plupart des cas, toutes ces souplesses ne sont pas gratuites. Chaque demande peut faire l'objet d'une facturation de l'ordre de 30 à 50 euros selon les établissements.

Le 2 mars dernier, Pierre Fronton, président de la SA des Chalets, et Jean-Michel Fabre, président du GIE Garonne Développement, ont inauguré la résidence Terras Australis, 69 logements collectifs du 2 au 5-pièces sur la Zac Niel, à Toulouse, en présence du maire Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole et Pierre Izard, président du conseil général de la Haute- Garonne. Le prix de vente moyen au m2 habitable des opérations est de 2 520 € contre une moyenne de 3 350 € sur l’aire urbaine de Toulouse.

L’effet TGV: de l’international au local
L'arrivée du TGV constitue toujours un spectaculaire accélérateur de développement de l'économie et du dynamisme d'un territoire. La règle se vérifie en Alsace avec de nouvelles disponibilités foncières, le développement de zones d'activités, des vastes programmes de construction de logements (un objectif de 2 500 à 2 900 logements annuels dont 500 logements sociaux, d'après le service de la communication de la communauté urbaine de Strasbourg, contre une production de 1 826 logements en 2006). Egalement au programme : des constructions de bureaux, un renforcement de l'offre culturelle et de loisirs et la modernisation des équipements publics. La dynamique est d'autant mieux entretenue que le lancement de la LGV Est en juin dernier n'était qu'une étape. En 2010, le prolongement de la nouvelle ligne entre Baudrecourt et Vendenheim raccourcira encore les distances, mettant Strasbourg à 1h50 de Paris. Par ailleurs, la mise en service du TGV Rhin-Rhône entre Mulhouse et Dijon, prévu pour 2012, la placera sur un deuxième axe à grande vitesse, entre la mer du Nord et la mer Méditerranée. Il ne faudra plus que 3h15 pour relier Lyon et 5h05 jusqu'à Marseille. Un des grands bénéficiaires de cette actualité : le secteur Strasbourg-Kehl, soit environ 250 hectares, traversé par la RN4 en direction de l'Allemagne. Sur les sites d'Heyritz, de l'Etoile, du Danube, de Starlette et de la Porte de France, l'offre va se développer dans le temps en matière de logements et d'équipements, créant un cadre de vie et de travail novateur avec des logements de qualité proches de l'eau, des bureaux et des commerces. Au-delà, habitants et investisseurs de toute l'agglomération devraient profiter d'un "effet TGV". A l'occasion de sa mise en place, la CUS (communauté urbaine de Strabourg) améliore en effet son réseau de transports local : le tramway, doté actuellement de 46 stations sur 25 km, en ouvrira prochainement 20 nouvelles, qui permettront une couverture de l'essentiel des 28 communes de la communauté urbaine. Un élément essentiel à l'attractivité d'un bien immobilier.

Jacques Salvator : " De 500 à 1 000 logements neufs par an "
Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers répond à Explorimmoneuf