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L'avis de Gilles HAUTRIVE DG délégué Transaction neuf chez BNP Paribas Immobilier Résidentiel
Explorimmoneuf: Quels sont les atouts de ce programme ?

Indicateur Bertrand : Quels sont les enseignements que l’observatoire Clameur tire de l’évolution des loyers sur les 9 premiers mois ? Michel Mouillart : Avec une hausse des loyers de marché de 2,7 % sur un an, le ralentissement est désormais confirmé. Il est vrai qu’en 2006, le rythme de la progression annonçait déjà le retour au calme des loyers, après deux années de hausse rapide (+ 3,5 % contre + 5,7 % en 2004 et + 5,1 % en 2005). Mais cette année, un fait remarquable doit être souligné : le ralentissement s’accompagne d’une nouvelle progression de l’activité du marché locatif privé (le nombre de ménages qui ont déménagé dans l’année continue à augmenter). Le marché se porte donc bien, même si la signature des nouveaux baux n’est peut-être plus aussi facile qu’au début des années 2000 : la demande est souvent hésitante face aux loyers demandés, elle négocie plus souvent, elle reste très attentive à la qualité et aux défauts des biens proposés… En un mot, les délais s’allongent et les bailleurs doivent redoubler de professionnalisme. Le seul point d’ombre, c’est le constat d’un recul sensible de la part des biens reloués après la réalisation de travaux de mise aux normes par exemple : depuis 2 ans, cette part s’établit à 21 % des relocations réalisées contre 25 % au début de la décennie. La dérive risque de devenir préoccupante si elle se confirmait. I.B. : Quelle analyse avez-vous du marché et quel est votre sentiment sur les mesures gouvernementales en faveur de l’accession ? M. M. : Jusqu’en 2005, le marché de l’immobilier a été porté par l’amélioration régulière des conditions de crédit avec la baisse des taux, l’allongement des durées, le développement des formules de prêt cautionné, etc. La remontée des taux qui a commencé à la fin de l’année 2005 s’est d’ores et déjà traduite par un relèvement de plus de 100 points de base sur les prêts du secteur concurrentiel (4,43% fin août hors assurance et coût des sûretés contre 3,36 % fin 2005). Mais dans le même temps, l’allongement des durées se poursuit : dans le neuf et dans l’ancien, les durées sont aujourd’hui de l’ordre de 19 ans et 10 mois en moyenne. Depuis la fin 2005, les durées s’allongent de 12 mois par an ! Cela a permis de compenser la hausse des taux : dans le neuf où les prix sont restés relativement sages, la solvabilité de la demande est restée forte ; alors que dans l’ancien, elle a sensiblement reculé avec la poursuite de la hausse des prix. Le nouveau crédit d’impôt en faveur de l’accession devrait dès lors impulser un nouvel élan à l’activité : par exemple dans le neuf, pour un accédant très modeste (moins de 2 smic de revenus et 18,2 % des accédants), son impact représente une diminution de taux d’effort ou ce qui revient au même, une hausse du pouvoir d’achat de l’ordre de 6,7 points ; pour un accédant modeste (de 2 à 3 smic de revenus et 35,7 % des accédants), son impact représente une diminution de taux d’effort de l’ordre de 4,5 points. Il n’est cependant pas évident que l’impact attendu s’exprime pleinement dans l’ancien : déjà, les avantages de la réforme du PTZ de 2005 avaient rapidement été compensés par la hausse des prix ; il n’est donc pas à exclure qu’encore une fois le potentiel de développement de ce marché soit confisqué par la poursuite de la hausse des prix. Si tel était le cas, le risque serait grand d’un blocage des flux de l’accession, aussi bien dans l’ancien que dans le neuf : le tiers des logements neufs achetés ou construits dans l’année ont nécessité la revente préalable de l’autre résidence principale ; si le marché de l’ancien se bloque, celui du neuf en subira les conséquences par ricochet ! I. B. : Quel regard portez-vous sur le logement neuf ? M. M. : Comme Clameur a permis de le constater, la situation des marchés locatifs privés reste bonne, dans l’ensemble : la pression de la demande est forte et tout prête à croire qu’elle devrait rester forte à l’avenir, les perspectives de recettes locatives sont toujours bien orientées. SiR les programmes proposés à des investisseurs sont bien situés et bien inscrits dans la réalité des marchés locaux, tant en termes de loyer de sortie que de nature des produits proposés, les projets d’investissement locatif continueront à avoir les faveurs de la demande : leur réalisation ne peut qu’être aidée en cela par les dispositifs de défiscalisation (Robien recentré et Borloo populaire) dont l’efficacité “économique” n’est plus à démontrer. Maintenant, il est clair qu’un certain nombre de projets d’investissement proposés ont pu être ou sont encore aujourd’hui “hors” marché : il peut cependant être facile pour un investisseur de vérifier l’adéquation du projet au marché en consultant les niveaux moyens des loyers de marché régulièrement mis à jour par notre observatoire, par exemple. Construire suffisamment pour satisfaire des besoins en logement estimés entre 450 000 et 500 000 unités chaque année d’ici 2015 nécessite en effet de faire feu de tout bois : il convient donc de consolider les flux de l’investissement locatif privé, d’amplifier la construction locative sociale et d’accroître le niveau de l’accession dans le neuf. D’ores et déjà, le niveau de la construction devrait se rapprocher des 440 000 logements mis en chantier en 2007. * Clameur : Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux

Tout aussi prometteurs, les matériaux à changement de phase (MCP) ont un rôleclé à jouer dans le maintien d’une température de confort à l’intérieur des bâtiments. Comment ? Tout simplement en absorbant et en rejetant les calories de l’air ambiant. Ce qui limite ainsi le recours aux systèmes de climatisation, coûteux en énergie. Il est donc facile de voir tous les avantages qu’ils peuvent procurer dans l’isolation des bâtiments. L’énergie stockée dans les parois n’est pas transmise à l’intérieur de l’édifice. En période de chaleur, le MCP fond et la chaleur est emmagasinée. Lorsque le bâtiment refroidit, le MCP se solidifie et l’énergie stockée est restituée. Les MCP utilisés en isolation sont emprisonnés dans des briques, placées dans l’enveloppe du bâtiment. Plusieurs fabricants commercialisent des produits incluant des MCP.

Projets, campus... la Côte d’Azur toujours dynamique
Grâce à son grand projet d’aménagement de l’Éco-Vallée, la métropole Nice-Côte d’Azur aborde 2015 avec une certaine sérénité et parvient à proposer une offre de logements diversifiée.

Imposition des terrains à bâtir
Afin d’inciter à vendre, les plus-values sur les terrains à bâtir seront plus imposées.

L'AVIS DE JOËL BATTEUX Maire de Saint-Nazaire
Indicateur Bertrand : Quelle est la politique de la ville en matière de logements ?

"Lille renoue avec son passé de ville de communication et d'échanges"

Savoie : des domaines d'exception
Le département, qui concentre les plus beaux domaines skiables et une myriade de stations luxueuses ou familiales, possède une offre très diversifiée.

Le choix d’une fiscalité light
Réduire la facture de votre achat immobilier, c'est aussi profiter des meilleures conditions fiscales. Petit tour des opportunités offertes par l'immobilier neuf.

Le 94 : des guinguettes au renouveau d'Orly
Après deux années d'essor, le Val-de-Marne n'a pas fait preuve de dynamisme au début de l'année. Fin mars, les ventes enregistraient une chute de 30 % sur un an et les commercialisations de 75 %. Par voie de conséquence, l'offre disponible redescendait à 1 000 logements. "Dans ce contexte de rareté des biens, la pression sur les prix est l'une des plus fortes de la région : + 9 % par an, analyse l'Adil dans sa note de conjoncture. Un appartement neuf dans le Val-de-Marne coûte désormais en moyenne près de 4500 r/m2, mais la gamme de prix du département reste très étendue, allant de 3 100 r à Orly à près de 6 000 r/m2 à Charenton-le-Pont". En quelque sorte, le Val-de-Marne apparaît comme le grand magasin de l'Est. A chaque étage, l'acquéreur peut dénicher le bien correspondant à son budget ou à ses prétentions. Au sommet : les villes proches du bois de Vincennes. A des niveaux moins cotés, des communes populaires, mais en renouveau. Nogent-sur-Marne a pris du volume ces dernières années, passant de 28 200 habitants en 1999 à 32 200 de nos jours. Les nouvelles recrues viennent de Seine-Saint- Denis, du Val-de-Marne, et aussi de Paris. L'attrait des lieux ? "La proximité de Paris, l'ambiance village de grande qualité et l'aspect familial", répond le maire Jacques JP Martin. Les nostalgiques des guinguettes apprécient l'animation des bords de Marne et les familles se rassurent d'avoir sous la main des établissements scolaires, comme les institutions privées Albert de Mun et Montalembert ou le lycée Branly. L'offre se concentre sur le coeur de ville et sur le boulevard de Strasbourg, l'axe structurant allant du RER A jusqu'au Perreux. Les projets sont signés Eiffage Immobilier, Franco-Suisse, Bouygues Immobilier, Kaufman et Broad et Altaréa. Un autre s'annonce à proximité de la caserne et sera baptisé "La petite Italie" en raison de son caractère architectural. Quelques exemples de prix : 285 000 e pour un 3-pièces de 54 m2 de Bouygues Immobilier et 538 000 e le 4-pièces de 83 m2 de Franco-Suisse.Ville d'habitat majoritairement collectif (à 75 %), Nogent préserve son patrimoine pavillonnaire, trésor architectural des villes de première couronne. Le Perreux-sur-Marne, sa voisine et presque jumelle, comporte 60 % de maisons individuelles auxquelles la ville accorde une attention similaire. La faible mobilité résidentielle et les réserves foncières quasiment inexistantes font que l'offre est rare et recherchée. Seuls deux projets sont commercialisés pour l'heure par Icade Capri et NS Développement. Plus on s'éloigne de Paris, plus les surfaces s'étoffent : au Plessis- Trévise, à 17 km de la capitale, le 3-pièces de Cogedim coûte 269 000 e pour 71 m2.

La bosse des affaires dans l'immobilier tertiaire
À Bagneux, dans une zone bien desservie, le groupe Réside Études lance une résidence de tourisme d’affaires à dix minutes du parc des Expositions de la porte de Versailles.

À eux seuls, ils ont produit plus de 130 000 maisons individuelles en diffus en 2011. Une production qui n’échappe cependant pas au repli (150 000 à 180 000 maisons les bonnes années).

L’aire toulonnaise renforce son attraction
Devenu un véritable marché, à l'instar de La Seyne-sur-Mer (voir l'avis de), le secteur de l'aire toulonnaise a pris sa place sur les bords de la Méditerranée. La Seyne, qui a changé son paysage urbain, notamment en modifiant profondément les terrains des anciens chantiers navals, devient une commune très attractive et l'offre de programmes suit. Bouygues Immobilier propose Le Clos des Jarres, une résidence de 72 appartements, pour le 4e trimestre 2008, mais aussi Les Amarines, à proximité du centre-ville, pour une livraison au 1er trimestre 2009. Constructa Vente, Eiffage Immobilier, Nexity groupe George V ou Icade Capri font ainsi partie des acteurs immobiliers qui influent sur la diversité de l'offre locale. A Toulon, ville longtemps en sommeil, le réveil est aussi flagrant, comme l'explique Yannick Chenevard, adjoint au maire aux transports et conseiller régional : "En 2001, quand l'équipe actuelle est arrivée à la mairie, la ville avait perdu 13 000 habitants depuis 1980.Nous appuyant sur les atouts de cette ville - la plus belle rade d'Europe, le nombre de jours d'ensoleillement - nous avons entrepris de transformer Toulon via un programme de rénovation lourde. Ainsi, nous retraitons chaque année plus de 70 rues et places". La ville, qui s'est vue dotée de 5 pôles de compétitivité, a inversé la tendance démographique en un peu plus de cinq ans : "Nous avons enregistré une hausse de 5 000 habitants, ce qui est unique en PACA et 4 652 logements ont été construits sur la même période !", ajoute l'adjoint au maire. Tout est actuellement mis en oeuvre pour pérenniser cet apport : "Nous proposons aux primo-arrivants des équipements complets entre les 98 écoles primaires, les 15 collèges ou les 10 lycées, assure Yannick Chenevard. De plus, en matière de circulation, grâce à la traversée souterraine d'est en ouest sur 3,6 km et l'ouverture d'un tunnel en 2011, Toulon ne verra plus passer les poids lourds en extérieur". Toulon prépare son avenir et "se met en mouvement" : équipements sportifs comme le Palais des Sports, développement de la gare maritime qui représente déjà le premier de France, création d'un port de plaisance, rénovation complète du centre-ville… Cette dynamique, qui a permis d'inverser les tendances démographiques, nécessite l'apport d'une offre de logements neufs : par exemple, le groupe Arcade et Eiffage sont présents avec Le Prado, sur l'avenue duXVe Corps, 51 logements, du 2 au 4-pièces avec parking en sous-sol. Bouygues Immobilier termine la commercialisation de Côte Ouest, livrable le 1er trimestre 2008, tandis que Cogedim signe avec Le Patio Sainte Musse, un programme au coeur d'une requalification urbaine comprenant de nombreux espaces verts et des équipements de loisirs. Le 3-pièces de 53 m2 est au prix de 150 000 e tandis que le même type, mais de 72 m2, est commercialisé 214 000 e.

Amortir fiscalement le prix d’acquisition
Interview de Christian de Gournay, président de Cogedim.

Les prix de l’immobilier neuf n’ont pas fini d’augmenter
Selon les promoteurs, les logements neufs seront encore plus chers dans les mois à venir, rendant le secteur dépendant de l’évolution des taux de crédit immobilier et des aides gouvernementales.

L'AVIS DE DAVID DOMINIQUE, directeur commercial régional Flandres-Picardie du Crédit Foncier
David Dominique : L'agglomération lilloise a franchi un cap. Depuis qu'elle a adopté son programme local de l'habitat, la communauté urbaine met en oeuvre d'une politique de logement équilibré sur l'ensemble de son territoire. Elle a augmenté le budget consacré aux acquisitions foncières, à la construction de logements sociaux, à la rénovation du parc ancien, etc. Lille Métropole maintient ses objectifs de construction de 6 000 logements par an.

Xavier Boutiron : "Il faut privilégier les stations cotées"
Groupe Chevreux Notaire