Un investissement prisé

“Pour se constituer des revenus locatifs en vue de la retraite, les résidences avec services déclarées en BIC sont vraiment intéressantes : d'une part, elles préservent des aléas du revenu locatif et, d'autre part, elles ont une fiscalité très faible par rapport aux revenus qu'elles génèrent, en tout cas beaucoup moins élevée que celle des revenus fonciers” estime Jean-Pierre Marillier, responsable de la formation chez Valority.

Un investissement prisé
Un investissement prisé

“Le produit qui fonctionne très bien en ce moment, c’est la résidence meublée avec services,en LMNP” confirme Norbert Desmard, directeur général de Liins, qui attribue cet engouement à deux facteurs : des prix d'entrée moins élevés et une gestion locative pointue. “


En région parisienne, votre budget ira de 70 000 à 130 000 € hors taxe pour un investissement en LMNP et de 60 000 à 90 000 € en région. Il s'agit donc d'un investissement beaucoup plus accessible.Aujourd'hui,pour le prix d'un Robien, on peut faire deux ou trois LMNP, et pourquoi pas passer ensuite au statut LMP” poursuit Norbert Desmard. Prix d'acquisition moins élevé donc, ce qui permet des revenus annuels garantis entre 4 et 6 %. Au regard de la baisse du rendement locatif classique, ce n'est pas si mal ! Beaucoup d'investisseurs sont par ailleurs sensibles à l'aspect sécurisé de l'investissement dans ce type de résidence, où la gestion locative est vendue en même temps que le bien, avec les garanties contre les impayés ou les vacances qui vont avec.


Quel régime fiscal ?


Le placement en résidence avec services permet d'opter pour trois régimes fiscaux différents qui s'adaptent aux différentes situations des investisseurs. L'investisseur qui tire un montant de recettes annuelles inférieur ou égal à 23 000 €, représentant moins de 50 % du revenu global et qui n'est pas inscrit au registre du Commerce et des Sociétés, peut opter pour le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). Ce régime fiscal lui permet de récupérer la TVA et les revenus sont alors imposables dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux), plus avantageuse que celle des revenus fonciers. Par ailleurs, les déficits occasionnés par cette activité peuvent être reportés dans la même catégorie des BIC pour les années suivantes, à condition toutefois de ne pas avoir opté pour le régime micro-BIC. Si le montant des recettes annuelles dépasse 23 000 € ou que l'investisseur en tire plus de 50 % de son revenu global et s'inscrit au registre du Commerce et des Sociétés, il change de statut et devient LMP (Loueur en Meublé Professionnel). Là encore, il récupère la TVA. De plus, en tant que LMP, l'investisseur peut déduire les charges de gestion du bénéfice et les déficits occasionnés par cette activité de son revenu global. L'exonération de la plus-value est également possible, sous condition de durée de détention et de montant des recettes. Enfin, si le montant des recettes annuelles est inférieur ou égal à 76 300 €, l'investisseur peut opter pour le régime micro-BIC, qui implique cependant un engagement minimum de deux ans. Les avantages sont alors substantiels : exonération ou franchise de TVA, une comptabilité simplifiée et surtout, des revenus locatifs bénéficiant d'un abattement forfaitaire annuel de 72 % qui tient compte des différentes charges imputables. Le montant ainsi calculé est ensuite incorporé aux revenus.


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