Des mensualités qui baissent avec les revenus

La banque est partie d'un constat : sous l'effet du "papy boom", les plus de 50 ans sont en forte progression - 30 % des Français aujourd'hui, 44 % en 2020 et 50 % en 2040 selon l'Insee - et investissent de plus en plus dans l'immobilier à l'approche de la retraite. Un marché qui mérite d'être exploité d'autant que les "quinquas" détiennent un fort pouvoir d'achat et consomment plus que la moyenne. Selon l'Observateur de l'Immobilier, la revue du groupe Crédit Foncier qui consacrait en juin dernier un dossier aux seniors, "la part des seniors entre 50 et 65 ans ouverts au crédit à la consommation est supérieure à celle des juniors de moins de 30 ans. Ce n'est qu'après 65 ans, voire 70 ans, que le refus de principe du recours au crédit l'emporte". 

Des mensualités qui baissent avec les revenus
Des mensualités qui baissent avec les revenus

Préserver son pouvoir d'achat

De fait, "Idéalia" vise les plus de 50 ans soucieux de préserver leur pouvoir d'achat et qui souhaitent financer sur une période allant au-delà de leur retraite, leur résidence principale ou secondaire, mais aussi un achat/revente ou un investissement locatif. Il s'agit d'un prêt amortissable à taux fixe ou révisable (Tibeur 3 mois) avec diminution des échéances à la date prévisionnelle du départ à la retraite. Cet abaissement de la mensualité au moment de la retraite est rendu possible par un effort de remboursement accru et concentré durant les années d'activité. "Idéalia" se décompose en deux phases de remboursement : la première concerne la période d'activité. Elle ne peut être inférieure à 24 mois. La seconde démarre au moment du passage à la retraite. Elle peut être avancée de 12 mois maximum mais peut être repoussée sans restriction. En outre, la formule permet, comme la plupart des crédits proposés aujourd'hui, certaines souplesses comme la modulation des échéances, le différé d'amortissement... Par son mécanisme, ce crédit offre bel et bien à l'emprunteur la possibilité de conserver son pouvoir d'achat lorsque ses revenus baisseront ou d'acheter plus cher en remboursant sur une plus longue durée. Autre avantage : le coût du crédit moins élevé que dans une formule classique. La plupart des banques sont en mesure de proposer ce type de produit. C'est par exemple le cas du Crédit Foncier qui offre une palette importante de prêts pour répondre à toutes les situations. Celles des plus de 50 ans également. D'autant que depuis l'entrée d'Enténial dans son giron, le groupe dispose d'une offre encore plus étoffée. A commencer par "Cadencé Retraite", un prêt d'Enténial toujours distribué bien que la politique du groupe soit à l'harmonisation des produits. "Cadencé retraite" est un prêt qui accompagne l'acquéreur dans la baisse de ses revenus puisqu'il permet de diminuer jusqu'à 30 % la mensualité au moment du passage à la retraite.

Modulation des échéances

Il est même possible de moduler la date de départ à la retraite, en l'avançant ou en le retardant selon la situation de l'emprunteur dans des conditions définies au départ. Indépendamment de cette formule assez identique dans son principe à celle de l'UCB, le groupe dispose d'autres formules susceptibles de répondre aux besoins des futurs retraités. "Nous proposons également des crédits qui développent des possibilités de dégressivité des mensualités, explique Inji Lécuyer, responsable marketing crédits au Crédit Foncier, cette dégressivité que nous intégrons dans nos formules, de même que la modulation des échéances, rend des services analogues à Cadencé Retraite, quel que soit le projet de l'emprunteur. Avec de telles souplesses, celui-ci peut tout aussi bien financer l'achat d'une résidence principale, un investissement locatif, un achat/revente dans d'excellentes conditions, même passé la cinquantaine". Les taux consentis par la banque viennent d'ailleurs de baisser et démarrent actuellement à 3,50 % pour les formules fixes et à 2,70 % pour les formules révisables. Ces formules ont toutefois un inconvénient : l'obligation de supporter des mensualités plus fortes au départ pour bénéficier ensuite de la dégressivité. Ce qui n'est pas forcément supportable pour des revenus moyens. Reste alors à se tourner vers des formules classiques à échéances constantes. Encore faut-il que le prêt ne s'étende pas sur 20 ans. Car si les banques ne font, en principe, pas évoluer leurs taux en fonction de l'âge de l'emprunteur, en revanche le surcoût en terme d'assurance peut varier de façon importante selon l'âge auquel le crédit est souscrit. L'assurance décès systématiquement liée au crédit immobilier impose, en effet, des conditions d'âge auxquelles il n'est pas possible de déroger.

Exemple de fonctionnement du crédit " Idéalia "

A peine passée la cinquantaine, Pierre prévoit de prendre sa retraite en 2015. Pour acheter sa

future résidence principale, il contracte un crédit "Idéalia" de 90 000 € auprès de l'UCB au TEG de 4,32 %. Durant les dix premières années, il va rembourser 777,43 € par mois. Puis, ses mensualités baisseront de 50 %, les cinq dernières années, ce qui fera chuter sa mensualité à 388,72 €. Au final, le coût de son crédit s'élèvera à 21 188 €. S'il avait pris un crédit classique, il aurait déboursé l'équivalent de 669,13 euros par mois pendant 15 ans, ce qui lui aurait coûté 25 017 €. Pierre fait donc une économie substantielle sur le coût de son crédit de l'ordre de 3 829 €.

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