Chère assurance

A tout âge, l'octroi d'un crédit immobilier est toujours subordonné à la souscription d'une assurance décès invalidité. A plus forte raison lorsqu'on atteint la cinquantaine. Et bien qu'aucune loi ne l'impose, difficile de s'y soustraire ! Comme son nom l'indique, l'assurance couvre le décès mais aussi l'invalidité totale et définitive et, facultativement, l'incapacité temporaire de travail. En cas de décès, l'emprunteur est assuré que ses héritiers n'auront pas à supporter le poids de la dette. C'est, en effet, la compagnie d'assurance qui prend en charge le remboursement intégral des sommes non encore réglées. Il en est de même de l'invalidité permanente et définitive. L'incapacité temporaire de travail n'est pas forcément couverte par les contrats. Lorsqu'elle l'est, cette garantie prend en charge, après un délai de franchise, les mensualités de remboursement pour un temps limité. Pour prétendre à l'assurance, il faut cependant tenir compte de l'âge limite de souscription et de l'âge limite de remboursement. Ainsi, l'âge limite d'adhésion varie, selon les contrats, entre 60 ou 65 ans. Les garanties invalidité et incapacité cessent normalement à 65 ans, tandis que celle lié au décès ne couvre pas au-delà de 70 ans, voire 75 ans dans certains cas. Cela signifie que l'emprunteur doit avoir remboursé son crédit avant cette échéance puisqu'il n'est plus couvert ensuite. En règle générale, le coût d'une assurance "groupe" standard varie entre 0,30 et 0,50 % du capital emprunté ou restant dû. Un coût relativement intéressant pour les "quinquas". Car ce type de contrat fait supporter à l'ensemble des emprunteurs des primes d'assurance identiques. Pourtant le risque de maladie invalidante ou de décès est forcément moins élevé chez un jeune de 30 ans que chez celui de 50 ans. En d'autres termes, les jeunes paient pour les plus âgés. Inutile donc de tenter d'obtenir de meilleurs tarifs par le biais d'une délégation d'assurance. D'autant que les banques y sont réticentes. D'abord, parce qu'elles sont rémunérées sur les contrats qu'elles font souscrire, ensuite parce qu'avec l'assurance groupe, la banque connaît l'étendue des garanties. Elle est en outre assurée du paiement des primes puisqu'elles sont honorées en même temps que les mensualités du crédit. Ce qui n'est pas forcément le cas lorsqu'il est fait appel à une délégation d'assurance. Reste que la délégation peut être une solution en cas de refus d'assurance groupe. Si pour les plus jeunes, un simple questionnaire de santé suffit pour bénéficier de la garantie, en revanche, les plus âgés s'exposent à des examens plus poussés (visite médicale de contrôle, bilan sanguin, radios...). Et si la compagnie estime qu'elle prend un risque, elle ne manquera pas, soit de restreindre sa garantie, soit d'exiger une surprime. Ou encore de refuser tout simplement d'assurer. Dans ce cas, seule une assurance individuelle peut constituer une solution. A condition d'accepter d'en payer le prix. Quant à ceux qui ont passé les limites d'âge, qu'ils se rassurent. Désireuses de capter la clientèle des futurs retraités à haut pouvoir d'achat, les compagnies d'assurance et les établissements de crédit ont mis au point des contrats permettant de souscrire au-delà de 65 ans et de rembourser y compris jusqu'à 80, voire 85 ans. Dans ce domaine, toutefois, les tarifs sont souvent dissuasifs. "Après 65 ans, les tarifs deviennent exorbitants, s'exclame Ralph Ruimy d'Empruntis, le courtier en crédit, les primes peuvent être multipliées par quatre !". Et même davantage. Car de 0,30 à 0,50 % du capital emprunté ou dû, le coût peut atteindre 2,50 %. Un élément qui renchérit considérablement le coût du crédit. Une bonne raison donc pour ne pas trop différer votre décision d'emprunter !

Chère assurance
Chère assurance

A tout âge, l'octroi d'un crédit immobilier est toujours subordonné à la souscription d'une assurance décès invalidité. A plus forte raison lorsqu'on atteint la cinquantaine. Et bien qu'aucune loi ne l'impose, difficile de s'y soustraire ! Comme son nom l'indique, l'assurance couvre le décès mais aussi l'invalidité totale et définitive et, facultativement, l'incapacité temporaire de travail. En cas de décès, l'emprunteur est assuré que ses héritiers n'auront pas à supporter le poids de la dette. C'est, en effet, la compagnie d'assurance qui prend en charge le remboursement intégral des sommes non encore réglées. Il en est de même de l'invalidité permanente et définitive. L'incapacité temporaire de travail n'est pas forcément couverte par les contrats. Lorsqu'elle l'est, cette garantie prend en charge, après un délai de franchise, les mensualités de remboursement pour un temps limité. Pour prétendre à l'assurance, il faut cependant tenir compte de l'âge limite de souscription et de l'âge limite de remboursement. Ainsi, l'âge limite d'adhésion varie, selon les contrats, entre 60 ou 65 ans. Les garanties invalidité et incapacité cessent normalement à 65 ans, tandis que celle lié au décès ne couvre pas au-delà de 70 ans, voire 75 ans dans certains cas. Cela signifie que l'emprunteur doit avoir remboursé son crédit avant cette échéance puisqu'il n'est plus couvert ensuite. En règle générale, le coût d'une assurance "groupe" standard varie entre 0,30 et 0,50 % du capital emprunté ou restant dû. Un coût relativement intéressant pour les "quinquas". Car ce type de contrat fait supporter à l'ensemble des emprunteurs des primes d'assurance identiques. Pourtant le risque de maladie invalidante ou de décès est forcément moins élevé chez un jeune de 30 ans que chez celui de 50 ans. En d'autres termes, les jeunes paient pour les plus âgés. Inutile donc de tenter d'obtenir de meilleurs tarifs par le biais d'une délégation d'assurance. D'autant que les banques y sont réticentes. D'abord, parce qu'elles sont rémunérées sur les contrats qu'elles font souscrire, ensuite parce qu'avec l'assurance groupe, la banque connaît l'étendue des garanties. Elle est en outre assurée du paiement des primes puisqu'elles sont honorées en même temps que les mensualités du crédit. Ce qui n'est pas forcément le cas lorsqu'il est fait appel à une délégation d'assurance. Reste que la délégation peut être une solution en cas de refus d'assurance groupe. Si pour les plus jeunes, un simple questionnaire de santé suffit pour bénéficier de la garantie, en revanche, les plus âgés s'exposent à des examens plus poussés (visite médicale de contrôle, bilan sanguin, radios...). Et si la compagnie estime qu'elle prend un risque, elle ne manquera pas, soit de restreindre sa garantie, soit d'exiger une surprime. Ou encore de refuser tout simplement d'assurer. Dans ce cas, seule une assurance individuelle peut constituer une solution. A condition d'accepter d'en payer le prix. Quant à ceux qui ont passé les limites d'âge, qu'ils se rassurent. Désireuses de capter la clientèle des futurs retraités à haut pouvoir d'achat, les compagnies d'assurance et les établissements de crédit ont mis au point des contrats permettant de souscrire au-delà de 65 ans et de rembourser y compris jusqu'à 80, voire 85 ans. Dans ce domaine, toutefois, les tarifs sont souvent dissuasifs. "Après 65 ans, les tarifs deviennent exorbitants, s'exclame Ralph Ruimy d'Empruntis, le courtier en crédit, les primes peuvent être multipliées par quatre !". Et même davantage. Car de 0,30 à 0,50 % du capital emprunté ou dû, le coût peut atteindre 2,50 %. Un élément qui renchérit considérablement le coût du crédit. Une bonne raison donc pour ne pas trop différer votre décision d'emprunter !


 

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