Investir en Bourgogne-Franche-Comté : les 3 points clés

Si l’immobilier se porte relativement bien à Dijon, avec de nombreuses offres dans le neuf notamment, la situation n’est pas si rose à l’échelle de la région. Le marché immobilier de Bourgogne-Franche-Comté se caractérise en effet par des prix relativement bas, de grandes inégalités territoriales et une économie en demi-teinte. Autant d’éléments à avoir en tête avant de réaliser un investissement au sein de la région.

Investir en Bourgogne-Franche-Comté : les 3 points clés
Investir en Bourgogne-Franche-Comté : les 3 points clés

Un marché immobilier largement accessible

Le marché de l'immobilier en Bourgogne-Franche-Comté est relativement stable. Pour preuve, le prix moyen au mètre carré dans l’ancien n'a progressé que de 1,3 % en 2018, pour atteindre 1 484 €/m2 en moyenne selon Century 21. Un montant qui place cette région largement en dessous des standards nationaux (2 595 €/m2).

Les Notaires de France estiment même que, parmi les 20 000 ventes dans l'ancien, 25 % ont été réalisées à un prix inférieur à 890 €/m2 entre juillet 2017 et juin 2018.

Preuve de son accessibilité, le marché immobilier de la région a vu des transactions s'effectuer en moyenne à 127 995 €. Dans ces conditions, pas étonnant que les ouvriers et les employés représentent la majorité des acquéreurs (60,4 %), tout comme les moins de 40 ans (53 %). Seul le neuf, avec des tarifs moyens de 2 701 €/m2 selon le Crédit Foncier, rehausse le prix du marché local.

Face à des prix très abordables et à une démographie qui ne progresse plus, il y a une conséquence : le nombre de logements vacants est plus important qu'à l'échelle nationale (10 % du parc contre 8 % en France).

Des territoires à l’attractivité inégale

Mais tous les territoires de la Bourgogne-Franche-Comté ne sont pas logés à la même enseigne. Les départements des Côte-d’Or et du Doubs, avec un prix médian respectif de 1 730 €/m2 et de 1 550 €/m2 dans l'ancien, tirent les tarifs de l'immobilier régional vers le haut. Au contraire de la Nièvre et de la Haute-Saône (moins de 1 000 €/m2 en moyenne), preuve du manque d’attractivité de ces territoires.

Une impression confirmée au vu de la démographie locale : la Côte-d'Or, le Doubs et la Saône-et-Loire dépassent les 500 000 habitants et progressent continuellement, tandis que la Nièvre et la Haute-Saône peinent à atteindre les 200 000 habitants. Dans ces conditions, pas étonnant que les préfectures du Doubs et de la Côte-d’Or, à savoir Besançon et Dijon, voient leur population augmenter (alors qu’elle stagne au niveau régional), tout comme les revenus des habitants.

Des revenus faibles, compensés par un faible taux de chômage

La stabilité démographique de la Bourgogne-Franche-Comté se ressent pleinement dans le dynamisme économique. Alors que la France a connu une croissance annuelle moyenne de 1,5 % chaque année depuis 1995, la Bourgogne-Franche-Comté stagne à 0,6 % selon le Crédit Foncier. Si bien que, malgré un PIB de 74 milliards d'euros, le PIB par habitant est bien moindre au sein de la région : 26 300 € contre 34 100 € à l'échelle de l’Hexagone.

Mais grâce à la présence de plusieurs pôles de compétitivité et d'excellence rurale, le territoire parvient à conserver un chômage en dessous de la moyenne nationale (7,8 % en 2018). Ce sont d'ailleurs tout particulièrement les secteurs de l'agriculture et du tertiaire marchand qui ont le plus recruté selon l'INSEE.

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