Un regain d’intérêt pour le neuf

À l’occasion des 70 ans de Paris-Ouest Promotion, son président, Guillaume Bouthillon, nous livre son analyse du marché de l’immobilier.

Un regain d’intérêt pour le neuf
Un regain d’intérêt pour le neuf

Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché de l’immobilier neuf ?


Notre secteur d’intervention est historiquement l’Île-de-France. Depuis la rentrée, nous ressentons sur ce marché un réel regain d’intérêt pour le logement neuf. Les investisseurs sont de retour : le dispositif Pinel fonctionne bien pour les programmes avec des prix de sortie autour de 4 500 €/mÇ, lorsque le marché locatif est tendu. Le marché de la primo-accession est porté dans les zones où il bénéficie de la TVA à taux réduit. Enfin, le retour du volume de transactions dans l’ancien démontre que les ajustements de prix ont été réalisés, et que le marché repart. Cette fluidité retrouvée devrait tirer également le marché du neuf en facilitant les reventes. Cependant, des freins à la construction sont toujours présents : le foncier reste en effet le maillon faible de la chaîne de production du logement en zone tendue. Depuis une quinzaine d’années, les différentes solutions apportées accordent toujours plus de place à la sphère publique pour fabriquer du foncier : renforcement du droit de préemption des collectivités, création des Établissements publics fonciers, fiscalité sur les terrains à bâtir alourdie… avec pour conséquence, un allongement du cycle de production. Il faut en moyenne cinq ans pour livrer un logement neuf, là où il n’en fallait que trois, il y a 15 ans.


 


Que préconisez-vous pour relancer l’activité de votre secteur ?


Une caractéristique de cette période est le renforcement des pouvoirs des collectivités. Exemple : aujourd’hui, l’État, la région, le conseil général, l’intercommunalité et la ville, sont parties prenantes dans l’acte de construire. Les règles d’urbanisme sont défi nies par chacune de ces entités : PLU, chartes, imposition de labels, conditions d’obtention des aides… On empile des contraintes dans la définition des projets, qui en renchérissent le coût et en allongent les délais. Les tentatives de simplification menées par l’État se heurtent aux desiderata des collectivités territoriales à tous les niveaux. Autre sujet majeur : la solvabilité des acquéreurs. Nous devons baisser les coûts de fabrication du logement pour mettre sur le marché des produits abordables. Et ce n’est pas le coût de construction qui est en cause ! Tous les promoteurs le savent : c’est dans la définition et la conception du produit que se situe l’économie d’un projet. On reboucle avec le point précédent. Enfin, un blocage récurrent persiste : les recours sur les permis de construire. Une réelle avancée a été faite contre les recours mafieux, dont les auteurs ne cherchent qu’à monnayer le retrait de leur recours. Mais il reste tous les recours infondés en droit qui n’ont pour objectif que de faire capoter les projets en jouant sur la durée actuelle des procédures judiciaires. Une piste pour avancer : juger en 6 mois si un recours est fondé ou non. Ceci implique une juridiction dédiée, avec des magistrats spécialisés, qui statuent en référé. Rapidement, les recours infondés ne viendraient plus engorger les tribunaux, comme c’est le cas actuellement et cela donnerait un coup d’accélérateur à notre activité.


 


Quelle est l’actualité de Paris-Ouest Promotion ?


Nous développons notre activité de promotion immobilière en Île-de-France. Nous venons ainsi de lancer un programme de 66 logements à Suresnes, à proximité du Parc du château et de la station du tramway Suresnes-Longchamp, qui rencontre un franc succès. Nous travaillons également sur Thiais, où nous avons deux opérations en cours : Côté Parc dans la Zac de la Porte d’Allia, 30 000 m2 dont nous sommes également aménageur, ainsi que les deux premiers permis de construire pour des opérations de 58 et 82 logements dans le quartier des Grandchamps. Enfin, nous venons de fêter les 70 ans de Paris-Ouest Promotion. Avec mes deux frères, nous sommes la troisième génération à oeuvrer dans les métiers de la promotion immobilière, de la construction et de l’administration de biens.

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