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Trois questions à FRÉDÉRIC SANCHEZ, Maire du Petit-Quevilly et vice-président de la communauté d'agglomération de Rouen

“Des objectifs de construction ambitieux”

Trois questions à FRÉDÉRIC SANCHEZ, Maire du Petit-Quevilly et vice-président de la communauté d'agglomération de Rouen
Trois questions à FRÉDÉRIC SANCHEZ, Maire du Petit-Quevilly et vice-président de la communauté d'agglomération de Rouen

Indicateur Bertrand : Quels sont vos objectifs en terme de logement ?


Frédéric Sanchez : Nous avons adopté à l'automne dernier notre 2e plan local de l'habitat. Il fixe un objectif de 17 400 logements d'ici 2013. Pour l'atteindre, il faudra augmenter le rythme de production d'un bon tiers. Pour cela, nous avons mis en place un programme d'action foncière, intervenant notamment auprès des communes qui souffrent d'un déficit de logement social sur l'agglomération.


I. B. : Quels moyens avez-vous mis en place pour atteindre cet objectif?


F. S. : Nous actionnons plusieurs leviers : financier d'abord, mais aussi dispositif du portage foncier et celui des fonds de minoration foncière. L'agglomération va appuyer les communes qui en ont besoin pour les aider à se doter d'un plan d'action foncière (PAF) propre, mais nous prenons à notre compte un certain nombre de portage foncier. Cette action est principalement destinée à des opérations sociales soit complexes juridiquement, soit à mener sur de longues durées. Quatre à cinq millions par an seront consacrés à cette action foncière. Le fonds d'action foncière enfin est mis en place au niveau de l'établissement public foncier, financé par la région et l'agglomération. Il permet de diminuer le prix de cession des terrains pour un opérateur. Il rend possible des opérations sociales ou mixtes dans des communes où le foncier reste toujours cher. Avec ce triptyque, nous nous donnons les moyens d'une production importante et équilibrée en termes de type de logements et de répartition sur le territoire, les moyens aussi de mettre en place un parcours résidentiel complet sur le territoire et d'éviter des spécialisations des espaces sur tel ou tel type d'habitat.


I. B. : Quels sont les futurs secteurs de développement ?


F. S. : Nous sommes contraints en terme de foncier. Le développement à venir se fera essentiellement de la ville sur elle-même. L'aire urbaine s'est agrandie, au nord, vers le pays de Bray et le Roumois dans l'Eure. L'accès sur Rouen souffre de congestion (pas de rocade pour le moment). Il y a une volonté partagée de limiter le mitage des espaces naturels et agricoles disponibles, grâce à la reconquête des friches industrielles notamment. Un nouveau quartier de 80 ha sera ainsi créé sur les villes de Rouen et du Petit-Quevilly. Près du Pont Flaubert, un écoquartier verra le jour d'ici 10 ou 15 ans, à proximité du coeur historique. C'est le grand projet complémentaire de l'opération Lucilline sur la rive droite. Il est très envisageable qu'il se développe dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté. D'ici l'été le dossier devrait être attribué à une équipe d'architectes et d'urbanistes.
























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