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TROIS QUESTIONS À CHRISTIAN ROUSSAUX Président de la FPC* de la Côte d’Azur

“Nous avons besoin de logements affectés à la résidence principale aux seniors, à la mixité...”

TROIS QUESTIONS À CHRISTIAN ROUSSAUX Président de la FPC* de la Côte d’Azur
TROIS QUESTIONS À CHRISTIAN ROUSSAUX Président de la FPC* de la Côte d’Azur

Indicateur Bertrand : Quelle est la situation du marché neuf azuréen ?


Christian Roussaux : La pénurie d’offre s’aggrave. Paradoxalement, les ventes sont aussi en baisse, à cause de niveaux de prix très élevés, à 5400€/m2 de moyenne sur la Côte d’Azur. À cela s’ajoutent des raisons plus générales, avec des taux d'intérêt en hausse et un mouvement de désolvabilisation des ménages. La part des acheteurs étrangers, qui a toujours été importante ici, diminue. Certains d’entre eux ne relèvent pas de la zone euro (Irlandais, Anglais) et pâtissent d’une réduction sensible de leur pouvoir d’achat, à l’instar des Américains. Quant aux actifs locaux, nous n’arrivons toujours pas à les loger.


I. B. : Quelles sont les clés pour sortir de cette spirale ?


C. R. : Nous connaissons un paradoxe. En effet, nous enregistrons moins de ventes, mais les terrains sont de plus en plus chers. Pour y remédier, nous comptons sur la sortie des Plans locaux d’urbanisme. Si les Alpes-Maritimes ne montrent pas une volonté politique, le marché du logement court à l’asphyxie ! Et les premiers atteints seront les logements sociaux. Dès lors que nous lançons moins de programmes, nous ne construisons pas les 20 % de logements sociaux prévus par la loi SRU. Si aucune volonté urbaine n’est mise en oeuvre, la raréfaction des terrains se poursuivra. Nous avons besoin de logements affectés à la résidence principale, aux seniors, à la mixité... Or, nous sommes loin du compte.


I. B. : C’est donc une période charnière pour le secteur de la Côte d’Azur ?


C. R. : Avec peu de terrains et peu d’opérations, il importe de réagir. Non seulement il existe des réserves foncières, mais la reconstruction de la ville sur la ville montre que les solutions, lancées par des collectivités telles que la Canca (Communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur), sont possibles. Nous nous situons à une période charnière : soit nous prenons conscience qu’il faut impérativement réaliser des logements, mais aussi des axes structurants, et alors nous réussirons un développement intelligemment pensé ; soit nous courons droit vers une asphyxie totale du territoire !


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