Oui aux prêts bon marché

Malgré quelques cas douloureux, l’achat d’un bien immobilier reste tout à fait possible et même nécessaire pour se constituer un capital. Il suffit de bien préparer votre plan de financement. En privilégiant tout d’abord les prêts bon marché, qui entrent d’ailleurs dans le constitution de votre apport personnel. De ce point de vue, le prêt à taux zéro est imbattable. Avez-vous été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années ? Si oui, peut-être pouvez-vous prétendre à ce prêt qui “rassure les banques”, selon Franck Lévy. Ne vous en privez donc pas. Certes, vous devez respecter des plafonds de ressources, par exemple 43 750 euros si vous êtes un jeune couple résidant en région parisienne ou 31 588 euros si vous habitez en province. Mais vous pourrez obtenir un prêt d’un montant non négligeable, et cela sans intérêts. Ainsi, si vous achetez un logement neuf, le prêt pourra atteindre 22 500 euros en région parisienne ou 16 500 euros en province. Si vous entrez dans les critères d’attribution du prêt à taux zéro majoré, c’est encore mieux. Le montant du prêt peut-être de 10 000 à 15 000 euros selon la région. En revanche, pour bénéficier du différé de remboursement, qui peut aller de 15 à 18 ans selon les cas (le prêt peut être remboursé pendant une durée de 22 ou 24 ans, selon qu’il s’agit d’un prêt à taux zéro majoré ou non), vos revenus ne devront pas excéder la somme de 23 688 euros. Au-delà, le prêt sera remboursable sur une durée de 6 à 12 ans, toujours selon vos revenus et le type de prêt à taux zéro (majoré ou non). N’oubliez pas de consulter votre mairie et le conseil général de votre département. Ils proposent souvent des aides à l’accession à la propriété, sous forme d’une subvention ou d’un prêt à taux zéro complémentaire.

Oui aux prêts bon marché
Oui aux prêts bon marché

Autre prêt dont vous ne devez pas négliger l’intérêt : le 1 % logement. À condition que vous soyez salarié (vous ou votre conjoint) d’une entreprise assujettie à la participation obligatoire à l’effort de construction. Autrement dit, toutes les entreprises privées (hormis le secteur agricole) comptant au moins 20 salariés. Ce prêt ne pourra, en outre, vous être octroyé que si vous êtes primoaccédant, c’est-à-dire acquéreur de votre premier logement. Cette condition tombe si vous êtes en mobilité professionnelle. Le montant du prêt ne peut excéder 50 % du coût de l’opération (60 % dans certains cas), mais il ne dépassera pas un plafond de 17 600 euros en région parisienne, 14 400 dans les grandes villes et 11 200 euros dans les autres secteurs, remboursable sur une durée de 5 à 15 ans. Par ailleurs, si vous comptez faire des travaux, vous pouvez également solliciter, toujours auprès du 1 % logement, un prêt Pass travaux de 8 000 à 9 600 euros (selon vos ressources). Une somme bien utile quand on veut changer les revêtements de mur et de sol, rénover des sanitaires ou installer une nouvelle chaudière…


D’autant que ce prêt est remboursable sur une durée de 10 ans, à un taux d’intérêt fort attractif : 1,5 % hors assurance et garantie. Surtout quand on le compare à ceux pratiqués en général par les banques en matière de crédits immobiliers.Pensez aussi à l’épargne logement. Si vous avez, par exemple, eu la bonne idée de souscrire un plan il y a quelques années, vous pouvez obtenir un prêt à taux d’intérêt réduit. Mais tout dépend de la date d’ouverture de votre PEL (Plan épargne logement), car il existe différents régimes avec des taux plus ou moins attractifs. À vous de vérifier sur votre contrat les conditions offertes dans ce cadre. Le seul inconvénient de ces petits prêts, c’est qu’ils ne sont pas remboursables sur les mêmes durées. “Le montage d’un prêt à taux zéro et d’un prêt 1 % logement ne suffit pas à financer une acquisition et bien souvent, cela oblige à des montages complexes :le prêt s’étale parfois sur une courte durée,ce qui nécessite le lissage des mensualités”, indique Franck Levy.


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