Le bois à l’honneur dans le plus grand écoquartier de France

PHOTOS. Le matériau est mis en valeur dans ce programme atypique. Baptisé Liv’in, le projet relance la réalisation de logements, un temps gelée, dans l’écoquartier Sycomore de Bussy Saint-Georges (77).

Le bois à l’honneur dans le plus grand écoquartier de France
Le bois à l’honneur dans le plus grand écoquartier de France

Vivre autrement. C’est la promesse de l’ensemble des constructions de l’écoquartier Sycomore, à Bussy Saint-Georges. Les immeubles, tels des arbres, sortent petit à petit du sol. Viendra bientôt le tour d’une série de logements élaborés par le Crédit Agricole Immobilier, au second semestre 2017.

Le programme, baptisé Liv’in, proposera 153 appartements, 24 logements en location intermédiaire, 37 maisons en bande et 7 autres individuelles avec ossature bois. Le matériau recouvre d’ailleurs l’ensemble des finitions extérieures des bâtiments. "C’est le seul projet francilien de cette ampleur en Île-de-France", assure Sylvain Michel, directeur du développement Île-de-France pour le Crédit Agricole Immobilier Est.

Tous les logements sont desservis par un réseau de chaleur biomasse. Un dispositif de récupération des eaux de pluies permet à l’ensemble de répondre aux normes environnementales de la RT 2012. Le promoteur met ici l’accent sur les espaces en commun : terrasses et jardins partagés se mêlent aux serres ouvertes à tous en passant par le solarium et le terrain de pétanque. Les prix vont de 176 00 € pour un studio de 35 m² à 363 000 € pour un appartement T5 de 95 m².

Le programme est installé sur un parc dédié aux piétons. L’ensemble de la circulation en voiture, tout comme les places de stationnement, se fait en sous-sol. Une particularité propre à l’écoquartier de Bussy Saint-Georges, le plus grand de France.


Une réalisation sous haute tension


Baptisé Sycomore, l’écoquartier, comme il a été acté en 2012, prévoit la construction sur les 120 hectares qui constituent la ZAC : 4 500 logements, 40 000 m² d’équipements publics et 3 500 m² de commerces et services pour une livraison au plus tard en 2019. Mais le développement de l’ensemble prend du retard.

Tout commence avec l’arrivée à la mairie d’un nouvel édile, Chantal Brunel, du parti Les Républicains. Arrivée à la municipalité, la politicienne hérite d’une ville fortement endettée (59 049 000 millions d’euros d’encours, soit 2 042 € par habitant en 2014). La maire priorise la réduction de la dette ainsi que la baisse des impôts locaux dès son début de mandat et gèle l’obtention des permis de construire concernant l’écoquartier.

La politique menée par la nouvelle administration donne ses premiers résultats dès février 2015. Le montant de la taxe d’habitation recule alors de 15 %. Les discussions avec l’EPA Marne-la-Vallée, l’aménageur public chargé du développement de l’écoquartier, peuvent reprendre. "Les échanges sont positifs. Le partenariat avec la municipalité se déroule bien et les programmes de logements avancent", précise l’EPA. Les permis de construire, comme celui du programme Liv’in du Crédit Agricole Immobilier, commencent à être de nouveaux délivrés.

Dans tous les cas, si le projet prenait trop de retard, l’EPA serait en capacité d’outrepasser les pouvoir de la municipalité. L’écoquartier Sycomore se fait dans le cadre des opérations d’intérêt nationale (OIN). Un statut qui permet, s’il le souhaite, à l’aménageur, de poursuivre les travaux sans l’accord des collectivités territoriales.

Crédit photo : Crédit Agricole Immobilier / Epamarne - photo : E. Morency / Atelier DLV

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