La Normandie, place stratégique

Désormais unies, Haute et Basse-Normandie vont pouvoir mobiliser leurs atouts pour un regain de dynamisme économique. Une nouvelle donne qui ne peut que bénéficier à Rouen, Le Havre ou Caen, et offrir de bonnes perspectives aux investisseurs.

La Normandie, place stratégique
La Normandie, place stratégique

Avec une population de 3,3 millions d’habitants, Haute et Basse-Normandie se classent en 9e position. Le nouveau territoire ne figure pas non plus au rang des régions les plus dynamiques sur le plan démographique. Là encore, la Normandie se situe plutôt en queue de peloton (10e place) avec un taux de 6 % sur la période 1990-2014. Son PIB s’établit à 90 milliards d’euros, c’est-à-dire autant que la Bretagne (4 % du total national). Malgré tout, rapporté à sa population, son PIB (27 400 €) lui permet de se placer en 6e position, devant l’Aquitaine- Limousin-Poitou- Charentes. Ce PIB affiche cependant une croissance faible (0,6 % par an contre 1,3 % à l’échelle nationale). L’agroalimentaire, le tourisme et le commerce lié aux ports du Havre et de Rouen constituent les principaux moteurs économiques de la région. Mais il ne fait aucun doute que la région devra se moderniser. « La nouvelle Normandie doit relever le défi d’une industrie modernisée et compétitive, explique le Crédit foncier dans une étude.


Une part de 59 % de propriétaires


La place de la région dans le commerce international constitue un deuxième enjeu économique clé : les deux grands ports de commerce du Havre et de Rouen subissent une concurrence européenne et doivent reconquérir les parts de marchés perdues ces dernières années. » Malgré tout, la région maintient un taux de chômage quasiment identique à la moyenne nationale. Côté logement, 59 % des Normands sont propriétaires de leur logement (10e position dans le classement des régions). Le marché immobilier est à l’image du dynamisme du territoire : plutôt atone.


Chute des réservations


Dans sa dernière note de conjoncture, la Fédération des promoteurs immobiliers note une chute sensible des réservations (- 17 % sur un an au 3e trimestre 2015). La situation est pire encore à Rouen (- 38 %) et au Havre (- 46 %), alors que Caen s’en tire beaucoup mieux (+ 18 %). Ce contraste tient à la chute des ventes aux acquéreurs en résidence principale (- 43 % sur un an). Dans ce contexte, les prix ont baissé de - 5,7 % sur un an dans l’agglomération rouennaise (2 976 €/m2 en moyenne) et de 2,2 % à Caen et ses alentours (2 848 €/m2). Acquéreurs et investisseurs ont donc intérêt à profiter de l’aubaine, d’autant que les taux de crédit restent faibles.


Un studio neuf à 63.000 €


Étonnamment, Le Havre voit ses prix grimper de 15,4 % (3 369 €/m2) ; ce rééquilibrage est sans doute lié à des baisses tout aussi spectaculaires au cours des dernières années. À Rouen, un acquéreur en résidence principale peut dénicher un trois-pièces entre 150 000 et 200 000 € selon les quartiers. L’investisseur, lui, peut s’offrir, avenue de Caen, un studio de 18 m2 à 63 000 €, qui lui rapportera 4,1 % (hors avantage fiscal Pinel). À Caen, entre le port et l’hypercentre, un studio de 24 m2 affiché 108 000 € offrira un rendement de 3,2 %. Au Havre, les studios d’un programme signé Vinci et Adim se négocient 138 000€ et peuvent rapporter jusqu’à 3,8 %.


 


Chiffres clés :


-  3,3 millions d’habitants (5 % de la population française)
-  5 départements regroupés
-  27 400 € de PIB par habitant
-  Taux de chômage : 10,2 %
-  Part des propriétaires : 59 %

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