La belle dynamique de Lyon Métropole

Avec 50 communes et 1,3 million d’habitants, la deuxième agglomération de France affiche un marché du logement neuf étincelant, riche d’ambitieux programmes.

La belle dynamique de Lyon Métropole
La belle dynamique de Lyon Métropole

La création de la métropole lyonnaise, en janvier dernier, est allée de pair avec l’annonce de l’accession de Lyon à la 15e place du classement européen des villes attractives. Classé en partie au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, Lyon ne cesse de mettre en avant son passé tout en se tournant résolument vers l’avenir. Ce développement associant une politique de transports (un aéroport international, deux gares TGV en centre-ville mais aussi des déplacements doux) au maillage d’un territoire numérique fait de la métropole l’un des principaux centres français dans le domaine des télécommunications.


La Confluence, moteur des projets urbains


Comme l’indique Louis Ziz, président de la FPI pour la région lyonnaise, « ce sont les projets urbains qui alimentent l’offre ». Avec Lyon Confluence, c’est l’un des plus ambitieux projets européens qui vient d’entrer dans sa deuxième phase. D’ici 2025, il verra la réalisation de 420 000 m2 de Shon (surface hors oeuvre nette) dont 35 % dédiés à l’habitat, avec des premières livraisons attendues courant 2016. Sur l’îlot A3, Icade est en charge de la construction de huit bâtiments articulés autour de deux cours jardinés, dont six à vocation d’habitat pour un total de 232 logements en accession libre, sociaux et à prix abordables, mais aussi deux bâtiments de bureaux, 2 500 m2 de commerces et d’activités en rez-de-chaussée (dont une crèche) et un neuvième qui sera la Halle aux fleurs, une ancienne halle dédiée aux équipements sportifs publics. Parmi ces logements, on trouvera 24 appartements Bihome conçus pour donner la possibilité de cohabiter (par exemple avec un grand-parent), mais aussi dotés d’un pilotage intelligent sur le plan énergétique. La mise en vente prévisionnelle démarre au cours de ce premier trimestre avec le programme Ynfluences Square, situé sur l’ancien marché et à proximité du tramway (livraison attendue fi n 2017).


Des prix plafonnés à 2800 €/m2


À Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, le Carré de Soie est un territoire de 500 hectares qui s’étend à l’est de la métropole avec un concept de parc habité, basé sur le principe d’îlots bâtis ouverts sur des espaces verts arborés, l’utilisation d’énergies renouvelables, de modes doux de déplacement ainsi que sur un pôle multimodal de transports en commun. La Zac Villeurbanne La Soie a vu sa première phase d’aménagement lancée en 2014. L’îlot H attribué à Altaréa Cogedim prévoit un immeuble tertiaire de 15 000 m2 tandis que l’îlot O, face à la station multimodale, comprendra un immeuble réalisé par le groupe Cardinal pour une surface presque identique. La livraison devrait avoir lieu au cours du 1er semestre 2017. C’est dans cet ambitieux projet que prend place la Zac Tase regroupant 900 logements répartis en un tiers de locatifs sociaux, 20 % en accession plafonnés à 2 800 /m2 hors stationnement et 50 % en accession libre, pour une réalisation attendue en 2018. Le secteur de la Part-Dieu est lui aussi en mouvement, avec le récent lancement par Bouygues Immobilier d’un programme mixte de 218 logements neufs, la rénovation des 280 logements de la résidence Desaix, un immeuble de bureaux qui sera le futur siège du groupe Amalia, sans oublier des commerces, des services, des activités et des équipements publics.


Les ambitions de Lyon Part-Dieu


Coeur stratégique de la métropole lyonnaise, Lyon Part-Dieu dispose d’une importante offre de logements : 35 à 40 % à prix maîtrisés (locatifs sociaux, intermédiaires et en accession abordable), le solde correspondant à des logements libres, des résidences services, soit au total une offre de 2 000 logements prévus à l’horizon 2030. Enfin, les regards sont évidemment tournés vers la Zac des Girondins, qui constitue une nouvelle phase d’aménagement du quartier de Gerland, dans le 7e arrondissement, sur une superficie de 17 hectares. Le projet va se tourner vers la réalisation d’un quartier mixte, associant des logements, des activités tertiaires, des commerces et des équipements. Au total, ce sont près de 2 800 logements qui devraient voir le jour, avec la création d’un groupe scolaire.


Le retour progressif des investisseurs


C’est l’excellente nouvelle de ce début d’année. Selon l’observatoire du Cecim, le marché du logement neuf connaît un redressement net, dans un contexte de stabilité des prix et de retour des investisseurs particuliers ainsi que de la stabilité des ventes aux propriétaires occupants. Le 30 janvier dernier, les professionnels se sont réunis pour indiquer que le nombre de réservations en 2014 s’était élevé à 5 179 logements sur l’aire urbaine lyonnaise, soit une augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente. « Le maintien de la croissance démographique, le dynamisme économique et le travail réalisé avec les élus de la région pour réorienter la production, comme le passage en zone A de Lyon et Villeurbanne, portent leurs fruits », constate Louis Ziz. Non seulement les investisseurs privés représentent maintenant 35 % des réservations avec une accélération ressentie en toute fin d’année, mais les ventes en bloc représentent 27 % des logements de l’année 2014, grâce à une augmentation des ventes aux bailleurs sociaux, en cohérence avec la politique de Lyon qui insère des logements sociaux dans toutes les opérations de promotion immobilière.


Des bons plans pour les primo-accédants


Quant au plan 3A pour « Accession à prix abordable », il semble bel et bien jouer un rôle non négligeable au sein des ventes pour propriétaires occupants. « À en juger par son succès auprès du public et des promoteurs, le plan 3A est assez efficace, analyse Gérard Collomb, l’initiateur de ce dispositif. 2 000 logements ont d’ores et déjà été labellisés, et 740 ménages aidés. Nous allons donc continuer à aller de l’avant, en étendant les conditions d’accès de ce plan. Pour nous, il s’agit de maîtriser toute la chaîne, du logement très social à l’accession à la propriété. » Parmi les opérations éligibles en 3A, d’ici fi n 2016, c’est plus de 1 000 logements qui seront produits. En la matière, l’offre est étoffée : des résidences Récit d’Avenir de l’Opac du Rhône à Bron, aux Jardins d’Eugénie de Promogim à Décines-Charpieu en passant par Le Jardin de Manon de Cogedim Grand Lyon à Genay, Follement Gerland ou Kanji de Bouygues Immobilier dans les 7e et 8e arrondissement de Lyon, ou encore Swan de Nexity dans la commune de Givors… tous ces promoteurs-constructeurs participent activement à proposer une partie de leurs opérations en accession abordable, entre 2 800 € et 3 500 €/m2 selon les secteurs. Il convient d’ajouter l’effort de la collectivité en matière de logement locatif intermédiaire après un accord signé avec la SNI (Société nationale immobilière) sur ce nouveau segment. L’idée est de proposer une nouvelle offre entre le locatif social le plus cher (8,50 €/m2) et le locatif libre (12,50 €/m2).


Un regain de confiance sur le marché du neuf


L’année 2015 devrait ainsi confirmer ce que les professionnels observent depuis quelques mois : « Tant que les taux d’intérêt resteront bas, la croissance des ventes devrait se maintenir au niveau de 2014, estime Louis Ziz. Cette croissance, ajoute-t-il, pourrait même être supérieure, avec la poursuite du retour des grandes opérations, le maintien du dispositif 3A et la stabilité du dispositif d’aide à l’investissement locatif de la loi Pinel. Quant à la volonté des acteurs locaux, elle est réelle. » Tout semble donc réuni pour qu’enfin, l’activité du marché du logement neuf progresse normalement au regard des besoins exprimés.


 


En chiffres :


34 %


C’est la part des réservations nettes de logements en 2014 à Lyon ville (soit 1 775 sur un total de 5 179).


3 738 €/m2


C’est le prix moyen au m2 sur l’aire urbaine de Lyon en 2014, hors stationnement, hors ventes en bloc et à TVA normale.


4 408 €/m2


C’est le prix moyen au m2 observé à Lyon ville en 2014. Le prix le plus bas concerne Givors-Grigny avec 2 809 €/ m2.


(Source : FPI/Cecim).

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