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L'AVIS DE JEAN-MICHEL SÈDE - Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs régionale et directeur général de Loger Habitat

Indicateur Bertrand : Quel marché du neuf à Lille ?

L'AVIS DE JEAN-MICHEL SÈDE - Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs régionale et directeur général de Loger Habitat
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Jean-Michel Sède : Nous constatons une demande toujours aussi forte. Les taux à long terme, encore assez favorables, aident à l'acquisition. Ces derniers temps, une petite accalmie est apparue sur le secteur des investisseurs en collectif, dont nous pensons qu'elle est due à la mise en place des nouveaux dispositifs de défiscalisation et à l'ajustement nécessaire qui en découle. Dans le neuf, nous n'avons pas enregistré de baisse des prix. D'une part parce que la demande reste très élevée, notamment pour les maisons, d'autre part parce que les coûts du foncier et de la construction pèsent sur nos prix de vente. Pour les primo-accédants, cela entraîne une difficulté à se loger à Lille et en première couronne. Nous arrivons tout de même à produire des petites maisons à moins de 200 000 € en restant dans le périmètre de la métropole, qui permettent de répondre aux attentes des jeunes familles.


I. B. : La politique de la métropole en matière de foncier permet-elle de relancer la construction ?


J.- M. S. : Les promoteurs sont tout à fait favorables au renouvellement urbain et à la politique de mixité sociale. Le problème est de parvenir à un équilibre qui ne pèse pas trop sur l'accession libre. Il est vrai que la Communauté urbaine a une politique de maîtrise du foncier. Mais il faut ensuite assumer les réglementations, les politiques ambitieuses en matière de développement durable. Elles sont bien sûr justifiées, mais elles représentent un surcoût considérable, qui n'est pas compensé par le prix du foncier maîtrisé. Au final, cela donne des prix de sortie élevés pour l'accession libre. Pour diminuer la pression sur le foncier, il faut en libérer. La politique de la Communauté urbaine va donc dans le bon sens, mais il faudrait répercuter les surcoûts, environnementaux par exemple, sur le prix du foncier. Pour l'instant ce n'est pas le cas.


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