Grand-Ouest : cap sur une région dynamique

De Rouen à La Rochelle, le Grand Ouest continue d’attirer actifs et retraités grâce à sa qualité de vie. Pour qui veut s’y installer, l’offre neuve est très variée.

Grand-Ouest : cap sur une région dynamique
Grand-Ouest : cap sur une région dynamique

Quoi de commun entre Rouen, Rennes, Nantes ou Angers ? Pas grand-chose, sinon une qualité de vie que beaucoup d’autres villes leur envient. D’autant que le littoral n’est jamais très loin, attirant chaque année quelque 20 millions de touristes, mais aussi beaucoup de salariés, de retraités qui cherchent un cadre de vie plus agréable qu’au Nord de la France et qui proviennent pour l’essentiel de la région parisienne. Rennes, Nantes et leurs abords restent les plus dynamiques malgré la crise économique. Les investisseurs ne s’y sont pas trompés, qui restent également présents, d’autant que la demande des étudiants y est forte, la région en comptant au bas mot 120 000 pour les Pays de la Loire et 60 000 pour Rennes. Pour autant, dans un contexte de crise et de manque de confluence des acquéreurs, le marché du neuf est à la peine. En Normandie, par exemple, les réservations ont chuté de 51 % sur un an au troisième trimestre 2012 par rapport à la même période de l’année précédente. La baisse est encore plus marquée dans les grandes agglomérations : – 53 % pour Caen et Rouen et – 45 % pour Le Havre. " Cette baisse s’explique principalement par la chute des ventes aux investisseurs, en retrait de 72 % depuis le début de l’année ", note-t-on à la Fédération des promoteurs immobiliers. Même constat à Rennes, si ce n’est que le ralentissement est beaucoup moins marqué, les réservations étant en baisse de 21 % sur un an au troisième trimestre 2012. À Nantes, le repli est un peu plus fort qu’à Rennes (– 27 %), mais à Angers, il baisse quasiment dans les mêmes proportions qu’à Rouen et Caen (49 %). Quant à La Rochelle, " c’est un micromarché qui reste très bien orienté, car la région exerce un fort attrait sur les acquéreurs ", confirme-t-on chez Réalités. Bref, dans l’ensemble, ce sont les grandes agglomérations qui tirent le mieux leur épingle du jeu.


 


Des villes locomotives de la région


À un peu plus d’une heure de Paris, Rouen lorgne du côté du Grand Paris pour assurer son dynamisme économique. Et depuis quelque temps, cette agglomération qui ne faisait pas beaucoup parler d’elle multiplie les projets ambitieux susceptibles de séduire les entreprises et leurs salariés. Parmi ces projets, le quartier de la Luciline/Rives de Seine (10 hectares) qui devrait accueillir, à terme, 1 000 logements neufs, mais aussi 40 000 m2 de bureaux, 20 000 m2 d’activités, ainsi que l’écoquartier Flaubert, les Docks et le Palais des sports. Même logique pour Le Havre, qui voit elle aussi dans le Grand Paris des opportunités de développement. Raison pour laquelle elle peau" ne son port, aménage son entrée de ville, soigne ses quartiers, se dote d’un tramway… Non loin de là, Caen, qui a perdu 10 000 habitants en une décennie, se fait une priorité d’en regagner. D’où le projet " Caen 2030 ", qui prévoit la construction de 800 logements par an avec la création d’écoquartiers qui accueilleront logements, activités, commerces… En Bretagne, outre de nombreux projets d’envergure, Rennes s’intéresse au réaménagement des abords de sa gare (Euro-Rennes), afin d’y renforcer l’activité tertiaire en lien avec les ZAC voisines (Alma, Brasserie Saint-Helier, Baud-Chardonnet). Au total, 125 000 m2 de bureaux seront construits, 30 000 m2 de commerces et services, 2 500 m2 d’équipements et, bien sûr, des logements : 1 430 prévus. Et cela, dans le prolongement du centre-ville. La ville prévoit aussi la réalisation de sa seconde ligne de métro, qui desservira notamment les quartiers en développement : La Courrouze, Euro-Rennes, Via Silva (540 hectares, 40 000 habitants et 22 000 logements d’ici à 2040), Beaulieu, Rennes Atalante… Nantes Métropole doit faire face à des prévisions de croissance importante. Selon l’Insee, elle comptera en effet 150 000 nouveaux habitants à l’horizon 2030. Autant dire qu’elle a du pain sur la planche. Entre l’île de Nantes (10 000 logements prévus), le centre-ville, Malakoff, Bottière Chénaie (2 300 logements), Saint-Joseph de Porterie (1 400 logements) et les quartiers en rénovation, les projets y sont très nombreux. D’où son succès auprès des acquéreurs locaux comme extérieurs. " Nantes et Rennes sont des villes jeunes avec beaucoup d’étudiants et de jeunes actifs qui cherchent à se loger, ce qui rend le marché actif et attire les investisseurs, note Laurence Harle, directeur commercial chez Bouwfonds Marignan Grand Ouest, les accédants sont en outre très présents. "


 


Les clés :

  • Les prix continuent d’augmenter en proportions variables en Bretagne (+15,6 % à Rennes), mais tendent à baisser en Normandie, notamment à Caen et Rouen.
  • Les mises en vente baissent de 1 % sur un an au 3e trimestre 2012 en Bretagne et de 11 % en Normandie.
  • L’offre commerciale progresse de 3 % sur un an en Bretagne au 3e trimestre 2012 (17,8 mois de vente) et de 4 % en Normandie (+21,6 mois).

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