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  4. 3 QUESTIONS À Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne

3 QUESTIONS À Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne

Indicateur Bertrand : En matière d'habitat, quelles sont les différences entre la côte et l'intérieur des terres ?

3 QUESTIONS À Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne
3 QUESTIONS À Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne

Jean-Yves Le Drian : Les contextes sont différents, mais la problématique de la pression foncière est la même.


D'ici à 2030, la Bretagne va compter 430 000 habitants de plus !


C'est quasiment une troisième métropole que nous allons accueillir en quelques années, avec tous les enjeux induits : le logement, l'activité économique, le transport La pression foncière va rester un sujet prégnant, que l'on soit en centre-Bretagne ou sur le littoral.


En revanche, il existe des facteurs différents qui jouent sur cette pression foncière. À l'intérieur des terres, la terre doit rester un facteur de production.


En Bretagne, l'agriculture perd tous les ans 8 000 ha. L'un des défis est d'enrayer cette perte. Dans les zones côtières, le défi est d'éviter une forme de “privatisation” de la côte. Notre action pour répondre à ces défis est globale. La Bretagne est forte quand les préoccupations de l'argoat et de l'armor se rejoignent.


I. B. : La crise actuelle modifie-t-elle votre politique du logement ?


J.-Y. L. D. : Oui. Lors de la dernière session budgétaire de décembre 2008, j'ai proposé un amendement de 12 millions d'euros en tant que première réponse à la crise économique. Dans ces 12 millions d'euros, 1 million a été fléché spécifiquement pour notre politique du logement. Il s'ajoutera aux 10 millions votés pour l'année 2009.


Notre objectif est d'augmenter le nombre de réhabilitations de logements sociaux auxquelles nous participons. En outre, nous avons également voulu mettre en avant le facteur écologique, en demandant à ce que les travaux que nous financerons entraînent au moins des économies d'énergie de 20 %.


I. B. : Pourquoi créez-vous un EPH (Établissement public foncier) ?


J.-Y. L. D. : Notre politique en matière de logement est structurée autour de deux axes. Le premier est le soutien à la construction de logements sociaux neufs, qui passe par des aides versées aux bailleurs sociaux, soit pour compenser des surcoûts fonciers, soit pour favoriser des investissements écologiques.


Le second est un dispositif d'aide à la réhabilitation thermique du parc de logements sociaux. L'EPH devrait voir le jour prochainement et prendra la suite de notre dispositif de compensation des surcoûts fonciers.


Une fois créé, son objet sera d'être la banque foncière des collectivités, pour lesquelles il réalisera du portage foncier et permettra ainsi d'amortir la pression foncière.



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