Publié le 01/10/2008, dans : Marché Ile-de-France
À la force du poignet des ouvriers du bâtiment, Marne-la-Vallée et Sénart se sont transformées en grosses grappes de communes. Certains de leurs bourgs, perdus au milieu des champs de betteraves, se positionnent comme des villes moyennes de près de 20 000 habitants, telles Bussy Saint-Georges ou Moissy-Cramayel. Cette urbanisation de greffe a fait la part belle aux grands logements. Le parc immobilier, construit depuis l’origine de Marne-la-Vallée, se compose pour moitié de 3 et 4-pièces et d’un quart de 5-pièces et plus. Celui de Sénart compte 30 % de 4-pièces et 40 % de 5-pièces au minimum. L’habitat individuel bat des records, surtout sur Sénart où les ventes de maisons groupées représentent 11 % du marché francilien, alors que la ville nouvelle n’occupe que 1 % du territoire. Forte est l’aspiration à vivre dans ses murs : 54 % des Marnovalliens sont passés devant le notaire pour devenir propriétaires, et encore plus de Sénartais (65 %).

Sur Sénart, de très jeunes couples se lancent dans l’aventure d’une première acquisition en visant grand d’emblée, dans l’optique d’une prochaine descendance. Sur Marnela- Vallée, des acquéreurs étrangers ou de l’est et du nord de la France s’offrent une résidence secondaire pour se rendre à Disneyland avec les enfants ou les petits-enfants. C’est le royaume de la famille, avec un ou deux enfants, qui peut s’offrir la maison tant désirée en Ile-de-France ou, à la rigueur, aller se balader dans les bois et les étangs, nombreux sur ces deux territoires. À villes jeunes, population encore plus jeune : le tiers des habitants n’a pas plus de 20 ans, les deux tiers arrivent tout juste à 40 ans. Selon une enquête de l’Insee, 91 % des résidents des villes nouvelles se plaisent dans leur quartier et jusqu’à 95 % sur le Val d’Europe (contre 86 % des Franciliens). Épanouis dans leur cadre champêtre, les Sénartais ont moins envie de déménager que les autres. Et s’ils venaient à s’exiler, ce serait en province pour le tiers d’entre eux. Leur seul regret est que les transports ne soient pas assez étoffés. Étant les moins nombreux à travailler sur place, ils concèdent 1 h 24 par jour au trajet domicile-travail.
De la même façon, sur l’est de Marne-la-Vallée, les reproches se focalisent sur les transports (64 % des actifs utilisent leur voiture pour aller travailler) et la difficulté à trouver une poste ou bien une boulangerie à moins de dix minutes de chez soi. A contrario, sur l’ouest, les habitants sont satisfaits de la desserte, mais regrettent le manque de sécurité, d’espaces verts et d’entretien des immeubles.
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