Publié le 01/12/2008, dans : Marché Ile-de-France
À Paris, les grandes superficies ne courent pas les rues. Les 5-pièces et plus représentent à peine 10 % du parc construit et la maison, un tout petit 5 %. Pour les biens de prestige, le “bel ancien”, la cote de Paris tient bon. La clientèle étrangère alimente largement les transactions, à hauteur de 7 %, la pénurie chronique d’offres demeurant la seule ombre au tableau. “Les prix s’échelonnent entre 12 000 et 20 000 euros/m2 quand les appartements ont une très belle vue et donnent sur des rues mythiques,comme l’avenue Foch à Paris ou Maurice-Barrès à Neuilly”, signale Marie-Hélène Lundgreen, directrice de Belles Demeures de France. La cession des biens au-delà de 4 millions ne pose pas de problème, car la clientèle ne sollicite aucun financement, mais les appartements entre 1 et 3 millions d’euros pourraient souffrir”.

S’il n’a pour richesse que 1 à 1,5 million d’euros, l’acquéreur entrevoit une lueur d’espoir du côté des biens sur plans. Les prix sont plus “câlins” : 7 888 euros/m2 au 30 juin, en baisse de 600 euros par rapport au trimestre précédent. Les grands appartements se dénichent souvent dans le 15e, l’arrondissement qui a osé la modernité du parc André Citroën. Près dudit parc, Cogedim avait en réserve en octobre un 127 m2 à 1 370 000 euros.
À l’inverse, La Bastille se montre généreuse en petites surfaces. Paris Ouest propose donc de raccorder deux 3-pièces pour former un grand appartement traversant au 22, rue de Lappe. Une perle rare ! Tout est envisageable dans cette cour des grands, même de diviser l’appartement s’il ne trouve pas preneur. Bonne nouvelle, Les Nouveaux Constructeurs viennent de lancer les Terrasses Pajol, près du métro Max Dormoy et de la rue Ordener (18e). La mairie amorce justement, sur le quartier Pajol, l’aménagement d’un écoquartier autour de la halle ferroviaire bientôt requalifiée.
En prenant ainsi le poussin dans l’oeuf, on obtient des tarifs plutôt compétitifs : le 100 m2 au 5e étage, avec terrasses de 36 et 6m2, revient à 880 000 euros et le 90 m2, un étage au-dessus, à 679 000 euros avec deux terrasses d’une dizaine de m2. Autres opérateurs, fidèles du sol doré parisien, à noter sur ses tablettes: le groupe Accueil, surtout présent dans l’Ouest y compris dans les Hautsde- Seine, mais aussi Vinci Immobilier, Kaufman & Broad, Philia…
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