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Où en sont les taux de crédit ?

Publié le 01/05/2011, dans : Taux de crédit

Depuis quelques mois, les taux de crédit remontent et la hausse devrait persister. Malgré tout, ils restent à des niveaux proches de ceux du début 2010. C'est donc maintenant qu'il faut emprunter.

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Hausse du taux directeur de la BCE

Voilà, c'est fait. Après plus de deux ans de stabilité, le principal taux directeur de la BCE vient d'être relevé de 0,25 point, passant désormais à 1,25 % au lieu de 1 % depuis mai 2009. Une décision motivée par la poussée inflationniste en zone euro (2,6 % en mars dernier) et qui signe la fin des taux bas.

D'autant que l'institution monétaire n'a pas exclu de nouvelles hausses. Certains experts tablent même sur deux ou trois hausses d'ici à la fin 2011, ce qui pourrait porter ce principal taux à 1,75 %, voire 2 %. Cette décision n'a évidemment surpris personne car elle était attendue depuis quelques semaines.

Impact sur les conditions des crédits immobiliers

Elle aura évidemment des conséquences sur les conditions que les banques proposent pour leurs crédits immobiliers « La décision de la BCE va impacter les taux courts sur lesquels s'appuient les banques pour fixer leurs barèmes de crédit immobilier à taux révisable, mais aussi, de façon indirecte, les taux fixes car les établissements, pour prêter de l'argent même à long terme, ne se refinancent pas seulement sur le marché à long terme mais également sur le marché du court terme », explique Ari Bitton d'AB Courtage. Une mauvaise nouvelle pour les emprunteurs, déjà confrontés à la hausse des taux depuis quelques mois. « Les taux fixes des crédits aux particuliers ont continué à monter dans le courant du mois de mars, avec des hausses comprises entre 0,10 et 0,15 point selon les durées », indique Maël Bernier, la porte-parole d'Empruntis.

Pour l'heure, alors que la hausse décidée par la BCE n'a pas encore produit ses effets, les taux fixes ont déjà gagné, en moyenne, 0,40 point depuis octobre dernier. De fait, ils atteignent aujourd'hui 3,95 % en moyenne sur 15 ans et 4,20 % sur 20 ans. Le principal responsable en est l'OAT 10 ans (A lire aussi), cet indice étant passé de 2,49 % l'été dernier à 3,77 % début avril. Les taux révisables ne sont guère mieux lotis qui, eux, vont directement subir la remontée des taux courts décidée par la BCE. Les banques ont d'ailleurs déjà anticipé la hausse, celle-ci allant de +0,15 % pour les durées les plus courtes, à +0,35 % pour les plus longues.

Les indices : OAT et Euribor en question

Selon que le prêt est à taux fixe ou à taux révisable, la banque utilise des indices différents. L’OAT qui signifie « Obligations assimilables du Trésor » (ce sont des obligations émises par l’État qui ont une durée de 7 à 30 ans) sert de référence pour déterminer les conditions des prêts à taux fixe. Les taux révisables s’adossent sur les taux courts, l’indice le plus souvent retenu étant l’Euribor 3 mois ou un an, le premier étant plus volatile que le second. Quelle que soit la formule retenue, il faut savoir que les banques ajoutent toujours une marge à l’indice, qui sera plus ou moins élevée selon que l’emprunteur présente ou non un bon profil, qu’il emprunte sur une durée courte ou longue. Cette marge peut varier entre 0,70 et 2 points. Et ce sont évidemment les dossiers les meilleurs qui obtiennent les marges les plus réduites. Par exemple, si l’Euribor se situe à 1,50 point et que la marge de la banque s’établit à 1 point, le taux du prêt à taux révisable s’établira à 2 %. Même fonctionnement pour les taux fixes.

 

 

 

Christine Lambert © Explorimmoneuf.com

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