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FORMULE DEUX EN UN

FORMULE DEUX EN UN

Autre solution à ne pas négliger, en effet, le crédit global. Qu'elle soit baptisée "prêt intégral", "crédit revente" ou "2 en 1", la formule consiste à mettre en place un prêt à long terme intégrant une partie remboursable de façon anticipée dès la vente effective du bien. Assez récent, ce type de prêt est distribué par des banques comme le Crédit Foncier, la Société Générale ou encore l'UCB. Avec plus ou moins de variantes, tous ces établissements ont adopté le même principe, les seules variantes concernant le mode de remboursement. En effet, le capital emprunté étant forcément élevé, les premières mensualités sont à l'avenant. Et ce n'est qu'une fois le bien vendu qu'elles s'allègent. Entre temps, il vous faut faire face à de lourdes mensualités qui peuvent même dépasser le taux d'endettement admis. Pour pallier ce handicap, toutes les banques ayant adopté ce type de montage, proposent des souplesses quant au remboursement du prêt, ne serait-ce que les premiers mois. Ainsi, à la Société Générale, les mensualités peuvent être constantes ou progressives, prévoir un différé d'amortissement du capital… Même chose au Crédit Foncier ou à l'UCB. C'est vraiment la souplesse qui est privilégiée dans ce type de formule. A titre d'exemple, avec Simpl'immo, l'UCB vous propose non seulement de rembourser par anticipation une partie du prêt, mais peut vous prêter jusqu'à 100 % de la somme dont vous avez besoin (y compris les frais de notaire, la commission d'agence, la reprise éventuelle du ou des crédits encore en cours sur l'ancien bien). Quant aux conditions proposées par les banques, s'agissant de formules globales, le taux est unique, compris dans la grille de taux habituelle des banques. Il peut, là encore, être fixe ou révisable… Faut-il le préciser ? Toutes ces largesses renchérissent le coût du crédit. Reste que le montage n'utilisant qu'un seul prêt, vous évitez les frais liés à la mise en place de deux crédits, ce que n'hésitent pas à facturer certains établissements.

UNE DUREE COURTE

UNE DUREE COURTE

Dans le cadre d'un prêt relais, l'attente coûte cher. Et plus elle s'éternise, plus les conséquences peuvent être désastreuses. Si vous ne parvenez pas à vendre dans un délai raisonnable, vous devrez vous résoudre à baisser le prix de votre logement, voire à le brader… Un prêt relais n'est consenti que pour une courte durée. Celle-ci est généralement fixé à un an, renouvelable une fois, ou à 24 mois maximum. Un délai qui peut être très long ou très court. Tout dépend de la conjoncture immobilière. "De nos jours, les relais ont une durée de vie très courte, de l'ordre de 4 à 5 mois, c'est presque le délai technique nécessaire pour effectuer toutes les formalités de la vente", note Philippe Stoltz, responsable des crédits à l'habitat chez BNP-Paribas. Reste que le marché peut se retourner et rendre la vente plus difficile. Dans un tel cas, vous pourriez être contraint de négocier avec votre banquier la transformation du prêt relais en prêt amortissable. Il faut savoir en effet qu'un crédit relais ne s'amortit pas tous les mois comme un prêt immobilier classique. Le capital ne diminue donc pas et les intérêts portent pendant toute la durée du prêt sur la totalité de ce capital qui a vocation à être remboursé au moment de la vente du bien. Vous pouvez cependant choisir entre deux formules : la franchise partielle ou la franchise totale. En franchise partielle, les intérêts et la prime d'assurance décès invalidité sont payés chaque mois. En franchise totale, en revanche, la mensualité ne comporte que la prime d'assurance décès invalidité, les intérêts et le capital étant versés lors de la vente du bien. Certes, c'est une souplesse qui peut être utile si vos revenus ne vous permettent pas d'assumer ne serait-ce que la mensualité du prêt relais et celle du prêt complémentaire. Mais aussi séduisante soit-elle, cette facilité n'est pas gratuite car les intérêts non payés sont capitalisés et portent, eux-mêmes, intérêt. Quoi qu'il en soit, les formules sont de plus en plus souples et proposent dans la plupart des cas l'une et l'autre possibilité. C'est donc à vous de choisir celle qui vous convient le mieux. Quoi qu'il en soit, l'euphorie d'une nouvelle acquisition ne doit pas vous faire oublier que la démarche reste délicate, mais réalisable si vous prenez la peine de vous intéresser aux mécanismes du prêt relais. Celui-ci se décline en effet en plusieurs versions.

Annulation de prêt

Annulation de prêt

Nous avons modifié un contrat de construction pour incompatibilité avec les règles d'urbanisme de la commune. Le financement n'étant plus adapté, nous avons demandé l'annulation de notre prêt. La banque, nous ayant consenti un prêt global terrain et construction, peutelle refuser ? (Pascal B., St Germain-du-Puy, 18)

DES SOLUTIONS POUR LES SENIORS

DES SOLUTIONS POUR LES SENIORS

Jean et Annick habitent depuis 20 ans dans le même appartement. Hors de question de le quitter à l'approche de la retraite. Or, le propriétaire a décidé de vendre. Que faire ? Partir ou acheter ? Avec le vieillissement de la population, les établissements bancaires ont peaufiné leurs offres commerciales aux seniors. Et le crédit immobilier n'a pas échappé à la règle. Dans les grandes lignes, il s'agit de concevoir des prêts qui puissent se rembourser avec une mensualité à deux paliers. Tant que vous travaillez, elle peut être importante. Mais, dès lors que vous prenez votre retraite et dans la perspective d'une baisse conséquente de vos revenus, les mensualités peuvent baisser de 30 à 90 % selon les banques et en accord avec vos souhaits. Le but est de vous permettre de conserver votre niveau de vie.

Incontournable crédit !

Incontournable crédit !

Pour ceux qui ont eu le réflexe d'acheter quelques années en arrière, la question ne se pose pas dans les mêmes termes que pour les retardataires. La revente d'un logement trop grand pour en acquérir un plus modeste, peut s'envisager par le biais d'un crédit relais seul qui suffira à couvrir en totalité le nouvel achat. A condition, toutefois, que l'intervalle entre achat et revente soit le plus court possible pour éviter un coût de crédit trop élevé. De ce point de vue, le ralentissement de l'activité économique et le tassement du marché immobilier doivent inciter à la prudence. Même chose pour ceux disposant d'un bien dont la valeur est moindre que l'achat envisagé. Dans ce cas, un crédit relais "jumelé" à un crédit à long terme apporte généralement une réponse adaptée. Le logement détenu constitue un capital qui servira au nouvel achat et limitera l'emprunt. Quant à ceux qui achètent pour la première fois, la nécessité de s'endetter sur dix, douze, voire quinze ans s'impose. Hélas, passée la cinquantaine, cela porte la charge de remboursement souvent au-delà de 60-65 ans, à un moment où l'on aimerait justement que cette charge, au mieux, disparaisse ou, au pire, s'atténue. S'il n'existe pas de solution miracle, reste que les banques font preuve d'imagination pour apporter le maximum de souplesse à leurs formules. Sur le marché, on trouve des prêts à taux fixe, à taux révisable, mixtes, à mensualités constantes, modulables ou encore lissées. Il est même possible de rembourser jusqu'à 70/75 ans, voire 80 ans, à condition d'accepter de payer le prix fort. Hélas, cela ne va pas dans le sens d'une diminution des charges au moment de la retraite ! Tout espoir n'est cependant pas perdu ! Les banques se sont, en effet, penchées sur le cas de ces "quinquas" retardataires. Pour preuve "Idéalia", la formule de crédit mise au point par l'UCB qui, n'en doutons pas, devrait susciter l'intérêt des plus de 50 ans.

Emprunter après 50 ans

Emprunter après 50 ans

S'endetter à plus de 50 ans est tout à fait possible aujourd'hui, d'autant que les banques se mettent en quatre pour séduire cette frange importante de population au pouvoir d'achat souvent élevé.

Des mensualités qui baissent avec les revenus

Des mensualités qui baissent avec les revenus

La banque est partie d'un constat : sous l'effet du "papy boom", les plus de 50 ans sont en forte progression - 30 % des Français aujourd'hui, 44 % en 2020 et 50 % en 2040 selon l'Insee - et investissent de plus en plus dans l'immobilier à l'approche de la retraite. Un marché qui mérite d'être exploité d'autant que les "quinquas" détiennent un fort pouvoir d'achat et consomment plus que la moyenne. Selon l'Observateur de l'Immobilier, la revue du groupe Crédit Foncier qui consacrait en juin dernier un dossier aux seniors, "la part des seniors entre 50 et 65 ans ouverts au crédit à la consommation est supérieure à celle des juniors de moins de 30 ans. Ce n'est qu'après 65 ans, voire 70 ans, que le refus de principe du recours au crédit l'emporte".

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