Vivre dans le neuf à Levallois, Issy-les-moulineaux et Boulogne

Levallois-Perret : davantage d'oxygène pour les enfants.

Vivre dans le neuf à Levallois, Issy-les-moulineaux et Boulogne
Vivre dans le neuf à Levallois, Issy-les-moulineaux et Boulogne

Levallois doit en partie son magnétisme à ses infrastructures scolaires de qualité comme le lycée Léonard de Vinci ou à ses équipements pour la petite enfance. Les travaux d'un troisème collège démarrent, un nouveau conservatoire sera inauguré en 2009 et la piscine fera peau neuve l'an prochain. Depuis deux ans, ces avantages attirent de jeunes familles de Neuilléens ou de Parisiens du 17e arrondissement en mal de logements plus grands. L'offre actuelle se résume à quelques programmes collectifs en travaux ou livraison (Vinci Immobilier et Sogeprom) et à de grandes villas de Bouwfonds Marignan, une opportunité dans ce département qui ne comporte que 15 % de maisons individuelles. Dans l'ensemble, les prix au mètre carré tournent autour de 6 000 à 7 000 €. "Levallois et Neuilly se trouvent dans un microclimat immobilier qui n'est pas prêt de bouger", assure le directeur de cabinet Jean-Pierre Aubry. L'avenir de Levallois prendra de la hauteur avec deux opérations majeures qui donneront lieu à de la promotion privée, mais dont les lots ne sont pas encore attribués : le réaménagement du quartier Eiffel autour de deux tours jumelles de près d'une quarantaine d'étages (150 m) et la requalification du secteur Collange-Front-de-Seine. Mixtes, riches en équipements et en commerces, les deux projets comportent de vastes parcs de plus d'un hectare.


Issy-les-Moulineaux s'affirme "archi".


La ville d'André Santini poursuit une logique d'urbanisme vertical au profit de la nature encore plus prononcée que celle de Levallois. Issy s'apprête effectivement à entrer dans le club élitiste des villes contemporaines avec la construction de tours qui seront des monuments d'architecture. Une vingtaine de signatures internationales a participé aux projets, dont Jean-Michel Wilmotte, Jean Nouvel et Michel Macary, auxquels s'ajoute Christian de Porzamparc qui a conçu le nouveau siège de Bouygues Immobilier à Issy. Le secteur du fort va aussi passer au 3e millénaire en se métamorphosant en cité numérique, reliée au métro du centre-ville par un téléphérique de 800 m de longueur. Des quartiers vont naître autour de ces aménagements. Rien que le secteur du fort numérique suscitera la construction de 1 200 logements, dont la commercialisation devrait s'échelonner à partir de 2008. Ces développements contribueront à créer 17 000 emplois sur la ville qui en comprend déjà 70 000 pour 63 000 habitants. "Acquérir un bien en début de Zac est porteur de plus-value latente. Cela vaut la peine de supporter les aléas du chantier", rappelle Raymond Loiseleur, directeur de la Sem de l'Arc de Seine. En ce moment Sefri-Cime commercialise en bord de Seine dix îlots entre 5 800 et 6 900 €/m2, parking inclus. La ville entame aussi la requalification de plusieurs kilomètres de berges.


Boulogne : construire les ultimes arpents de l'Ouest parisien.


Après le départ de Renault et le repli de la fondation Pinault, que deviennent les terrains du constructeur automobile ? Sur l'Ile Seguin, l'objectif est d'implanter des lieux, vivant jour et nuit, dédiés à la culture, la science et l'international : un centre européen de création contemporaine, une scène de musiques actuelles, l'université américaine de Paris, une cité internationale pour chercheurs et artistes et un hôtel quatre étoiles. Sur le Trapèze et les îlots épars sur la ville, seront créés des lieux d'animation, de business et d'habitat, comportant 5 500 logements et le nouveau parc du Trapèze. On retrouve au coeur de ces projets des noms de l'architecture, tels Jean-Paul Viguier et Norman Foster entre autres. Réalisé en copromotion par Capri, Nexity Foncière Colysée et Vinci Immobilier, le premier programme Ile Seguin-Rives de Seine démarre en commercialisation. Prix attendus des appartements de Nexity : 5 500 à 6 500 €/m2. Un pavillon d'information et un site internet suivent l'actualité du chantier et des programmes (www.rivesdeseine.com). Cet événement de la vie boulonnaise est loin d'être isolé. Boulogne a déjà réalisé une greffe sur son centre-ville et s'apprête à requalifier les franges du Trapèze et le Pont de Sèvres. #rLe sud : de plus en plus résidentiel


Montrouge attire les familles.


La ville retrouve son calme après sa mutation remarquée. En dix ans, les espaces verts ont doublé et le commerce a retrouvé son tonus (40 affaires viennent de s'installer en une trentaine de mois). La ligne de métro sera prolongée de deux stations et la piscine, où s'est entraînée autrefois Christine Caron, se plonge dans des transformations qui dureront encore quelques mois. En dix ans aussi, la démographie a repris le chemin de la croissance et donné lieu à l'ouverture de 30 nouvelles classes. "Je me suis battu pour que les promoteurs construisent de grands logements pour les familles", ajoute le maire, Jean-Loup Metton. Le sujet est toujours d'actualité : Franco-Suisse, Sogeprom, Nexity Seeri, Pitch Promotion, Eiffage Immobilier et Kaufman & Broad proposent des 4 et 5- pièces entre 500 000 et 800 000 €.


Châtillon : développer une atmosphère provinciale.


La ville a accompli des efforts pour "organiser la débâcle en la neutralisant", explique le maire, Jean-Pierre Schosteck, à propos des hautes tours qui défigurent sa commune. L'une des pointes a par exemple été intégrée dans des bâtiments à la façon d'une bastide du Sud- Ouest, mais il reste des immeubles en copropriété très élevés qui ne sont plus en cohérence avec l'atmosphère provinciale souhaitée par la mairie. La ville a créé près de l'église un village commerçant, le quartier Maison-Blanche jouxtant la coulée verte du Sud parisien, et elle projette la requali- fication du centre. Nicolas Sarkozy a inauguré un immeuble social "mutant" de type haussmannien, une première issue d'un partenariat public privé. Dans cette ville qui ignore les parcmètres et possède des parcs et le métro, on trouve des maisons avec jardin (Philia) et des appartements à environ 4 500 €/m2 (Bouygues Immobilier). Prix moyen 2005 : 4 279 €.


Le Plessis-Robinson : un morceau de ville créé de toutes pièces.


Après la requalification de son centre-ville dans le plus pur style "francilien", Le Plessis-Robinson s'attaque au renouveau de sa cité-jardin. Ce projet de 1 200 logements a réuni treize promoteurs, huit architectes et sera livré en 2008. La commercialisation, achevée à 70 %, est consacrée à des programmes d'habitat à 4 400 €/m2 en moyenne. "Ce sera un bel endroit pour se promener, avec un kilomètre de rivière, des bassins, des passerelles romantiques et des jardins publics", anticipe le maire, Philippe Pemezec. Ces développements s'accompagnent de la construction de 6 000 m2 de commerces, dont sans doute un Bricorama et un marché avec parking. Sont en cours la restructuration d'une école, la création d'une crèche et d'une halte-garderie tandis que l'implantation d'un lycée sur un terrain à proximité de la CAF est à l'étude. Le projet s'enrichira d'une résidence médicalisée et d'un équipement culturel comprenant au moins un cinéma et une salle de spectacles de 700 places. Le Plessis- Robinson escompte l'arrivée de 4 000 habitants qui porteront à 26 000 le nombre d'âmes de la ville.


Antony : le pari des quartiers en devenir.


Antony se définit elle-même comme une "petite ville de province". La dynamique de cette commune de 60 000 habitants se poursuit avec une dizaine de réalisations (Bouygues Immobilier, Kaufman & Broad, Franco-Suisse, Armeco International, Meunier Promotion...). Les emplacements se situent dans des quartiers prometteurs : dans le centre, la mairie achève la reconstruction du marché à l'image des halles Baltard. Sur la Croix-de-Berny, les grues et les pelleteuses auront laissé place dans un an à un quartier animé et bien desservi en transports. Pour rendre le Noyer doré plus résidentiel, le plan de rénovation urbaine prévoit certaines démolitions, des réhabilitations et la construction de petits immeubles et de maisons de ville de qualité. Ces secteurs en renouvellement urbain offrent les opportunités les plus attractives du marché, avec des perspectives de plus-value à moyen terme et des prix sages à l'achat : 3 400 €/m2 hors parking pour une maison de ville signée Kaufman & Broad. Cette forme de bâtiment s'intègre dans de bonnes conditions à Antony, dont le tissu pavillonnaire perdure (8 000 maisons sur 25 000 logements). Prix moyen 2005 : 4 090 €. Les marchés immobiliers du sud subissent par conséquent un plus faible rattrapage des prix que ceux du nord, mais la demande reste soutenue d'un bout à l'autre du département. La grande majorité des acquéreurs se décide pour une commune par rapport à l'autre en fonction de la taille de son budget, des infrastructures de transports et de la carte scolaire. Des choix somme toute plus rationnels qu'affectifs.


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