Ville en mouvement

L'arrivée du TGV a été une étape importante. Les 120 ha de terrains militaires classés non constructibles en plein centre-ville ont permis de faire entrer le TGV en coeur d'agglomération et de développer autour de ce noeud de transports un nouveau quartier, Euralille. Son architecture moderne a fait débat, mais il marque incontestablement l'entrée de Lille dans la modernité et sa volonté de figurer au rang des grandes métropoles européennes. Aujourd'hui, les tours Crédit Lyonnais, Lille-Europe, l'Atrium, Cité des Affaires et Eurocity offrent au total 81 000 m2 de surfaces de bureaux. Le centre commercial y ajoute un hypermarché de 10 000 m2 et 120 boutiques ; et la détente au grand air n'est pas oubliée avec les 7 ha du parc Henri Matisse.

Ville en mouvement
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Du neuf pour des quartiers en mutation.


"Nous allons construire de nouveaux logements et nous allons améliorer de nombreux habitats existants. Nous allons aménager de vrais espaces publics à la place des terrains vagues, créer des squares et des parcs publics, des rues avec des trottoirs, de véritables places. Il y en aura quatre nouvelles à Lille sud, avec des bancs, des éclairages et surtout des commerces. Chaque quartier doit être un vrai morceau de ville." C'est ainsi que Martine Aubry, maire de Lille, résumait le Grand projet de rénovation urbaine (GPRU) lors de sa présentation, en mars dernier. Un projet qui incarne la continuité de la transformation de Lille. Le but ? Faire entrer la mixité sociale dans des secteurs où l'habitat social est majoritaire et transformer les cités-dortoirs en véritables quartiers à vivre. Trois mille logements neufs, dont 1 100 locatifs sociaux, verront le jour dans le cadre du GPRU. Il offrira des logements plus diversifiés et mieux répartis dans toute la ville, comme le souligne Martine Aubry : "Nous allons construire de l'habitat privé, notamment en accession libre et sociale, dans les quartiers où il existe une forte présence de logements sociaux et collectifs, comme à Lille sud, et construire des logements sociaux dans des quartiers où il n'y en a pas beaucoup." Et l'offre en neuf ne se limitera pas au périmètre du GPRU, puisque dans les 10 ans à venir, ce sont 10 00 nouveaux logements qui devraient voir le jour sur l'ensemble de la ville.


Un marché actif.


"Depuis 2003, nous avons connu de très bonnes années en terme de vente, de même que plusieurs confrères", constate Jean-Philippe François, chez Bouwfonds Marignan. La raison de ce succès tient pour partie de paramètres nationaux, au premier rang desquels la mise en place du dispositif Robien et les classiques phénomènes de décohabitation, etc. "Il est vrai également que l'ensemble de la région lilloise a connu, avec des projets comme Euralille, un décollage assez important et que notre métropole, qui regroupe 1,3 million d'habitants, enregistre une demande croissante", ajoute Jean-Philippe François. Des ingrédients, auxquels s'ajoute un important déficit foncier, qui donnent des prix élevés dans la métropole. Dans Lille intra- muros, il est pratiquement impossible de trouver des logements neufs sous la barre des 3 000 €/m2 (de 4 000 €/m2 en centre ville à 3 200 €/m2 dans le nouveau quartier d'Euralille). D'où le succès croissant de communes de deuxième couronne où les prix reviennent à des moyennes plus abordables, sous la barre des 2 500 €/m2, à un quart d'heure de Lille.


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